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vendredi 7 avril 2017

SUICIDE ~ Attempted : Live At Max’s Kansas City 1980 [2004]


"C’était trop, même pour les punks." (Marty Thau, ancien manager des New York Dolls et fondateur de Red Star Records, dont Suicide fût la première signature). Alors que la vague punk déferle, le duo Alan Vega & Martin Rev extirpe Elvis de sa tombe à peine refermée pour le plonger dans un bain de radicalité dont il sort récuré jusqu’à l’os et passé au hachoir de cris primaux, de beats et de riffs synthétiques à pas cher. Suicide, ou les arts premiers en musique. Comme pour un autre groupe ayant marqué, lui aussi, le rock d’une empreinte indélébile tout en ayant connu, de son vivant, un échec commercial retentissant, des bandes magnétiques témoignent d’une soirée suicidaire au Max’s Kansas City. Avec le CBGB, situé à deux pas, ce club du Bowery, quartier alors crasseux d’un Lower East Side aujourd’hui gentrifié, constituait, à la fin des années soixante-dix, l’épicentre d’un nouveau séisme sur la planète rock.


Cet enregistrement sismographique, initialement non destiné à un usage commercial, en constitue un précieux témoignage. La belle session photographique qui l’habille en renforce encore l’intérêt. Vital.
AREWENOTMEN? [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Harlem
02 - Radiation
03 - Dream Baby Dream
04 - Ghost Rider
05 - Cadillac
06 - Dance
07 - 96 Tears
08 - Rocket USA
09 - Touch Me / Be Bop A Lula
10 - Night Time
11 - Jesus
12 - Frankie Teardrop
MP3 (320 kbps) + artwork
COOL 20



15 commentaires:

  1. J'ai vu Alan Vega au Rex Club et c'était magnifique malgré les trois heures de retard (il n'avait que des prises américaines). Quelques années plus tard, j'ai vu Suicide à la Locomotive et c'était très merdique! Les gars n'y étaient pas (ça arrive aux meilleurs) et s'obligeaient à surjouer pour essayer de faire passer la pilule. Rien de grave, je me suis rattrapé sur plein d'objets plus ou moins officiels. Je ne connais pas celui-ci, mais je te fais une confiance absolue!

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  2. Rarement un groupe aura eu une descendance aussi honteuse! On ne compte plus tous ces affreux petits popeux qui se réclamèrent de Suicide. Heureusement, nos Kas Product sauvèrent la mise...

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  3. Je n'ai pas eu la chance de voir Suicide sur scène... mais Sttellla oui, en qui je vois une descendance !

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    1. Surtout au niveau des textes!

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    2. Merci pour ce Suicide ! Même si effectivement il n'y a guère que Kas Product pour revendiquer une quelconque descendance dans l'hexagone (que Christophe (Oui ! Christophe des mots bleus et d'Aline...) a revendiqué haut et fort lors de la disparition d'Alan Vega...), je trouve qu'ils n'ont pas le côté mystérieux et inquiétant qu'avaient Suicide.
      J'ai vu Kas Product en concert à Rennes il y a 2 ou 3 ans et même si j'aime beaucoup leurs disques, je n'ai pas été emballé par le concert...
      On dirait Alice Cooper sur la borne incendie...

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  4. Cela ne retire rien au duo, mais il existe un instrumental du Velvet, "Loop", on jurerait Suicide...

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  5. Ah ben tirens, je ne le connais pas cet instrumental... on le trouve où ?
    Jean-Luc Fonck, fils dégénéré d'Alan Vega et de Martin Rev !

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  6. Saurez-vous reconnaitre toutes celles et ceux qui posent devant le Max's Kansas City ? Moi pas ! mais voilà un jeu qu'il est bien pour vous occuper ce week-end !

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  7. c'est intéressant, parce que c'est le genre de musique qui me semble toujours événementiel. Ce que je veux dire par là c'est qu'il y a bien un côté sismique, ça remue, ça racle et ça rabote, car la musique semble correspondre aux frustrations (ou exaltations, ou autres) sociales d'une tranche d'âge, d'un milieu social, particulier. Les mouvements plus populaires, les groupes plus populaires cela me paraît toujours plus compliqués à comprendre et à cerner parce que ça fait sens après-coup, une fois le travail de mémoire et de reconstruction entamer, alors qu'avec ce type de groupe, de mouvement plus précis que précis, plus dur que dur, il y a une cristallisation soudaine de la mémoire, une adéquation avec le ton et l'époque. Personnellement ce n'est ni ma culture, ni ma génération, comme en gros 99,9999% de la musique que j'écoute, toutefois j'ai l'impression dans ces cas là de l'aimer avec une pointe de nostalgie qui n'ait pas la mienne, comme si je me devais de regretter de ne pas avoir vécu ces moments.

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  8. Hé, c'est pas Dédé et Arlette Fitoussi assis devant Jayne County ? J'en ai bien l'impression.
    Suicide c'est le genre de trucs je suis content qu'ils existent mais je les écoute pas trop. Et Bogart pour Bogart, y a un titre-hommage sur le dernier Chuckie ...

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  9. Pour ma part, j'ai découvert le second Suicide seulement il y a quelques mois. Je n'avais jamais réussi à le dénicher. Je trouve que les hommages rendus à Alan Vega lors de sa mort étaient quand même très ternes. On aurait dit qu'ils racontaient tous les même chose comme s'ils n'avaient jamais écouté ce qu'il avait fait en solo à part Juke Box Babe et Lady Magdelena, mais comme ils ne pouvaient pas le dire, ils ont caché la misère.

    Je pense que le groupe (ou Alan Vega) fait partie de ceux que j'écoute chaque année. Par contre, jamais écouté Martin Rev, alors qu'il parait que c'est lui le plus intéressant des deux.

    Mais c'est sûr que, quand on y repense, cette musique vient d'un autre monde encore aujourd'hui.

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  10. Hello

    Excellente la photo de groupe devant le Max's !
    Merci Arewe, pour ce témoignage d'un temps que les moins de 20 ans et patin-couffin.

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  11. super merci ! vu au confort moderne dans les nineties, un ovni a plané sur poitiers, moi très content et même complètement emballé. mais faut reconnaître qu'il y a a boire et a manger dans tous ces lives, se composer un bestophe est la bonne chose a faire en ces années downloads

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  12. Cette photo est inoubliable : alan au centre laissant ces brumes lourdes de menaces derrière lui apparait presque christique au milieu des poubelles, martin et ses lunettes noires connectés chaos est là...
    Et les pompiers et ce témoin fixés vers l'arrière fumant de la scène...
    Quel feu ont donc allumé ces deux là? C'est du Sergio Léone. Merveilleuse image que je ne connaissais pas.
    D'une saison en enfer urbaine aux illuminations new yorkaise, deux joyaux leur auront suffit pour dire beaucoup plus que les générations ébahies qui suivront... Privilèges des prophètes. "C’était trop, même pour les punks." Bien dit.

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