Mon roman est enfin disponible sur le site des éditions Labyrinthes comme en commande chez votre libraire préféré.
Bonne lecture à toutes et tous!
Jimmy Jimi
https://labyrinthes.net/ouvrage/le-coeur-electrique/
Mon roman est enfin disponible sur le site des éditions Labyrinthes comme en commande chez votre libraire préféré.
Bonne lecture à toutes et tous!
Jimmy Jimi
https://labyrinthes.net/ouvrage/le-coeur-electrique/
Hello les petits amis! Me voici de retour après une bien longue absence. J'espère que vous tenez tous le coup dans ce monde de dingues!
J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer, mon "feuilleton" Pour la beauté du geste va paraître aux éditions Labyrinthes d'ici une dizaine de jours. Je l'ai signé de mon véritable nom et il s'intitule désormais Le cœur électrique.
Il fallait tout de même que je partage ce moment avec vous, car il n'aurait sans doute jamais existé sans votre soutien - et je tenais à vous en remercier du fond du cœur.
Cela n'a pas été une mince affaire. Il semblerait qu'il soit trop rock pour les éditeurs traditionnels et trop littéraire pour les éditeurs musicaux! Enfin, j'ai fini par trouver la bonne maison...
Je ne sais même pas si vous pourrez me lire.
Jimmy Jimi
Si vous avez pour projet de vous défenestrer, le John Cale nouveau pourrait vous donner un coup de pouce! J'avais bien aimé Shifty adventures in nookie wood, paru il y a déjà dix ans, alors je suis naïvement allé vers celui-ci le cœur léger (ou presque). Une boîte offre ses rythmes tordus sous un vent mauvais tandis que de longues plages de synthé et des violons grinçant peignent un ciel grisâtre. Au milieu de cet univers glaçant (et un tantinet répétitif malgré la contribution d'une pléiade de têtes chercheuses de l'univers électro), John Cale, de sa belle voix d'ogre, chante la montée de l'extrême droite, le réchauffement climatique, le Covid, le Brexit et la fin du monde entre autres joyeusetés. On sait que le bougre a rarement été porté sur la galéjade, mais, là, il a vraiment mis le paquet! Heureusement, il offre une ode à Nico, sa complice éternelle... J'écoute et réécoute mais peine à me faire un avis.
Jimmy JIMMY
01 - Mercy
Ce DoM est totalement frappadingue, mais on ne va pas s'effaroucher pour si peu, cela est déjà arrivé à bien des génies avant lui... Notre ami chante et joue de la guitare, de la basse ou du piano au sein d'un excellent duo qui s'adonne au doux exercice de la reprise: Le Cirque Volant (que j'espère vous présenter un autre jour). Malheureusement, le voilà bien déconfit quand nous est imposé le confinement de 2020. Privé de son camarade de jeu, il décide de se livrer à un nouveau passe-temps pour apprenti sourcier: le mashup. Interrogeons Wikimachin sur ce mot barbare: "Le mashup aussi écrit ou appelé mash-up, mash up, mesh, blend, bastard pop/rock ou collage, est un genre musical hybride. Le mashup est une chanson créée à partir d'une ou deux autres chansons pré-enregistrées, habituellement en superposant la partie vocale d'une chanson sur la partie instrumentale d'une autre." Toc, toc, toc: esprit de Frankeinstein es-tu là? Notre chouette copain n'est ni ingénieur du son ni D.J., mais son expérience en groupe lui en a suffisamment appris sur les techniques d'enregistrement et le mixage pour s'aventurer sur cette nouvelle voie. Pendant que le fiston de George Martin s'amuse à faire sonner les Beatles comme Oasis (un comble!) pour essayer d'escroquer notre jeunesse en perdition, notre hurluberlu préféré pousse le délire beaucoup plus loin - et le résultat est nettement plus jouissif. Ne reculant devant aucun sacrilège, il créé des monstres hybrides qui ressemblent à la Mona Lisa de la pochette de ce florilège (le bougre a déjà enregistré plus de 600 collages ésotériques!). Certains carambolages demeurent assez sages, comme lorsque les Doors s'acoquinent avec les Stooges ou qu'ils sont issus de chansons d'un même groupe, mais quand la fièvre le prend, le DoM peut inventer des orgies lucifériennes: Chuck Berry qui nous offre sa fameuse duck walk avec le créateur de La Danse des canards ou Kraftwerk qui usine en compagnie de Black Sabbath! Je vous l'annonce sans tortiller: vous allez drôlement plus vous éclater qu'en écoutant votre chanteur préféré s'égosiller sous sa douche sur le CD 5 de je ne sais quelle Supermegadeluxeedition. C'mon let's go!
Jimmy JIMI
A ma connaissance, il n'existe pas de réunions au sommet entre musiciens. Ainsi, les futurs membres des Specials, de Madness, de Selecter et du Beat ne se sont jamais donnés rendez-vous dans un pub de Camdem Town ou de Coventry pour décider qu'il était grand temps de remettre le ska et le rocksteady au goût du jour. De la même manière, je doute que Waylon Jennings ait jamais fixé de rencart, au fond d'une grange désaffectée, à Johnny Cash, Merle Haggard, Mickey Newbury ou George Jones pour leur annoncer que c'était bien mignon les kermesses de Nashville avec rodéos et costards à paillettes mais que ce serait peut-être le moment de se rebeller en remettant un peu de cœur, de sueur, de larmes et de sang dans la country... Un petit malin qui aimait les chouettes étiquettes va nommer cette affaire le outlaw movement, soit une country pour hors-la-loi qui dédaignera les gigues avec lancés de Stetson mais n'hésitera pas à lorgner vers le rock si le cœur lui en dit. En musique, on ne comprend pas toujours tout du sens des courants - et c'est ça qui est le plus beau... Pendant mon adolescence, en pleine nouvelle vague, il était à peu près aussi mal vu d'écouter de la country que de s'enfiler le triple live de Yes, j'ai donc accumulé un sacré retard. Mais, un jour, par un doux après-midi d'automne, mon disquaire préféré fit tourner I'm so lonesome I could cry (1949) de Hank Williams dans son échoppe. Ô rage! ô désespoir! à lui seul le titre en disait plus long sur les langueurs monotones que l'intégrale des poèmes gothiques de Robert Smith! Patiemment, j'ai reconstitué toute l'histoire jusqu'à tomber sur ce Dreaming my dreams dans lequel le gars Waylon espère ne plus se tromper et vivre pour tout voir. Certains n'hésitent pas à dire qu'il s'agit du disque le plus romantique de tous les temps. Je ne vais pas m'amuser à vérifier aujourd'hui! Ce qui est certain, c'est qu'en matière de cœur, de sueur, de larmes et de sang, notre homme a mis la dose, mais sans une once d'esbroufe, rien que de la classe à l'état pur.
Jimmy JIMI
01 - Are You Sure Hank Done It This Way
Je me souviens de mon premier disque des Beach Boys, c'était un florilège un peu foutraque des premiers succès du groupe. J'ai toujours adoré les "Plagistes" dans leur première période. Je persiste à croire qu'il n'y a rien de plus difficile que d'offrir de la bonne musique joyeuse... Je me souviens d'avoir mis trop longtemps (et j'en éprouve encore quelque honte) avant d'acheter Pet sounds. Naïf petit bonhomme, je ne parvenais pas à croire qu'un chef-d’œuvre pouvait se dissimuler sous ce titre et cette pochette légèrement niais. Evidemment, je me suis mis des claques après avoir écouté les 15 premières secondes de Wouldn't it be nice (qui porte si magnifiquement son titre)! Il ne faut jamais cesser de se méfier des gens qui ne possèdent pas cette incommensurable merveille en au moins trois ou quatre exemplaires (quatre, c'est mieux)... Par contre, j'avais totalement oublié (et je n'en suis pas fier) ce délicat petit joyaux. Vous le savez, les extraterrestres ne dorment jamais. Or donc, Brian Wilson, entre l'enregistrement de Surf's up et de Holland (excusez du peu!) mis en marche sa géniale machine à fantasmes pour créer cet écrin pour Madame et sa sœurette. Deux sirènes alanguies au bord de la plage ne pourraient manquer d'être du meilleur effet. Cela ressemble exactement à ce que vous pouvez imaginer: une cathédrale de sable (compliqué de grosses poignées de poussière d'étoiles) sous une lune écarlate. Montez le son, il ne fait pas chaud!
Jimmy JIMI