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lundi 26 juin 2017

ALI FARKA TOURE WITH RY COODER ~ Talking Timbuktu [1994]


La chaleur qui ramollit lentement le bulbe... On ne sait plus où se mettre ni même quoi écouter. Un moment, j'ai pensé à la musique esquimaude avant de me décider à "combattre le mal par le mal" en plongeant en territoire africain. Ici, on joue nus pieds, en toute décontraction donc, mais, aussi, les yeux dans les yeux. Les deux hommes expédient des accords sublimes comme à la parade tout en racontant les joies et les peines avec une facilité confondante. Après deux titres, on se surprend à planer à des hauteurs insoupçonnées; on caresse le vent en regagnant ses esprits pour les reperdre aussitôt dans des rêveries formidables. On a dit que c'était le retour du blues vers l'Afrique, c'est surtout une extraordinaire leçon de partage et de volupté. 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Bonde
02 - Soukora
03 - Gomni
04 - Sega
05 - Amandrai
06 - Lasidan
07 - Keito
08 - Banga
09 - Ai Du
10 - Diaraby
MP3 (320 kbps) + artwork
COOL 47








lundi 19 juin 2017

Jazz En France - Volume V : Sidney Bechet [HMC. 2017]


Pour toute la génération d'après-guerre, Sidney Bechet a incarné presque à lui seul tout l'esprit, toute la frénésie, toute l'impertinence du jazz de l'après Libération. Après des années d'oppression et de privation, toute la jeunesse française se défoule sur les rythmes de cette musique officiellement prohibée sous l'occupation allemande. Pourtant, l'aventure française n'est pas une première pour le néo-orléanais. Sidney Bechet avait fait partie avec Josephine Baker de la Revue Nègre qui a tenu résidence pendant quatre ans au Théâtre des Champs-Elysées à partir de septembre 1925. Sidney Bechet est alors un véritable bad boy qui a déjà un lourd bagage d'exactions en tous genres. C'est après une bagarre à coups de pistolet où sera blessée une passante qu'il va passer onze mois derrière les barreaux et se voir expulsé de France. C'est assagi qu'il revient en France en 1949. Il tourne d'abord avec l'orchestre de Pierre Braslavsky, dont il n'existe aucun enregistrement studio. Le Summertime (de George Gershwin) que je vous propose ici est donc extrait d'un concert tenu Salle Pleyel. Rapidement, Bechet préfère la fougue et la jeunesse des orchestres de Claude Luter et d'André Reweliotty. Lutter raconte comment Bechet enfermait à clef les membres de l'orchestre pour les obliger à répéter plutôt que se disperser à la façon des étudiants insouciants qu'ils étaient alors. Sous contrat avec Blue Note, il fait de brefs séjours aux Etats-Unis où il grave des morceaux sublimes, mais revient vite dans ce qui est devenu son pays d'adoption. Et de cœur : en 1951, il épouse à Antibes l'allemande Elisabeth Ziegler. En 1952, il rencontre la française Jacqueline Péraldi, deuxième femme de sa vie. En 1959, il s'éteint à soixante-deux seulement d'un cancer du poumon. Il laisse un fils, Daniel Sidney Bechet, âgé de cinq ans. Je ne vous apprendrais rien à détailler le jeu de Sidney Bechet, tant il fait partie de la mémoire collective française. Un petit détail malgré tout : Bechet, qui, avant d'adopter le saxophone soprano, a été un merveilleux clarinettiste, ne joue plus de cet instrument quand il revient en France. J'ai cependant tenu à vous faire écouter le très connu Pattes de mouche où il retrouve l'instrument de sa jeunesse, en Nouvelle-Orléans, où il jouait avec ces musiciens légendaires qu'étaient George Baquet et Buddy Bolden, qui, rappelons-le, n'a laissé aucune trace discographique.
ZOCALO [Vous prendrez ben le temps d'un petit commentaire !]



01 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Blues In The Cave
02 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Down Home Rag
03 - Sammy Price’s Bluesicians - Back Home
04 - Sidney Bechet With Pierre Braslavsky And His Orchestra - Summertime
05 - Sidney Bechet And His Feetwarmers - It Had To Be You
06 - Sidney Bechet Avec L'Orchestre De Claude Luter - Pattes de mouche
07 - Sidney Bechet Avec L'Orchestre De Claude Luter - Moulin A Café
08 - Sidney Bechet And His Feetwarmers - Please Don't Talk About Me When I'm Gone
09 - Sidney Bechet Parle Avec André Coffrant - La Nuit Est Une sorcière
10 - Sidney Bechet Avec André Réwéliotty Et Son orchestre - Bonjour Paris
11 - Sidney Bechet Avec Christian Azzi - September Song
12 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Blues In Paris
13 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Buddy Bolden Story
14 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Si Tu Vois Ma Mère
15 - Sidney Bechet And His All-Star Band - Out Of Nowhere
16 - Sidney Bechet All-Stars - That Old Black Magic
17 - Sammy Price’s Bluesicians - Tin Roof Blues
18 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Lastic
19 - Sidney Bechet And His All-Star Band - American Rhythm
20 - Sidney Bechet And His All-Star Band - Bill Bailey Wont You Please Come Home
21 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Everybody Loves My Baby
22 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Panter Dance (aka Tiger Rag)
23 - Sidney Bechet Et Claude Luter Avec André Reweliotty Et Son Mimosa Jazz Band - Apex Blues
24 - Sidney Bechet Et L'Orchestre De Claude Luter - Temptation Rag
MP3 (320 kbps) + front cover



dimanche 18 juin 2017

COOL VIDS ~ Andrea Schroeder : Helden [Heroes Bowie Cover] [Official Clip] [2014] + Nico : Heroes [Live At The Warehouse, Preston, UK, 1982] +



Sur Facebook, j'ai demandé à Andrea si elle était la petite sœur de Nico, elle m'a répondu qu'elle ne croyait pas, mais qu'on ne pouvait jurer de rien (véridique) !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


samedi 17 juin 2017

DON'T BOGART ME...


Pas plus tard qu'hier, pour fêter la parution du nouvel album d'Elliott Murphy, l'ami Lyc (Laspikedelycmusic) a posté quelque chose qui ressemble fort à l'intégrale du plus parisien des américains. Vous allez éprouver quelques difficultés à le concurrencer, mais si vous y tenez, ne vous privez pas !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]  


vendredi 16 juin 2017

THE EVERLY BROTHERS ~ The Ballads Of The Everly Brothers [C. 2013]


Ils ont flirté avec le rock, écrit des tubes entêtants, mais il faut être honnête : personne n’écoute les Everly Brothers pour remuer du popotin. Leur magie, leur raison d’être, c’est la ballade. Des harmonies si parfaites que les autres groupes ont l'air de se tromper : pourquoi les gens ne chantent pas comme ça, tout le temps ?... La plupart des compilations oscillent entre nord et sud : un titre rockab', une berceuse. C’est probablement la meilleure façon de découvrir Caïn et Caïn pour ne pas se lasser. Mais le parti pris de Ballads est d’offrir le sud en tas, sans coupure. Forcément une bonne idée, qui tourne à la mauvaise après trois chansons quand l’oreille se lasse du miel. Puis s’installe une torpeur inattendue : il existe donc un monde, pendant une heure et quelque, où rien n’existe d’autre que ces chansons invraisemblables de tendresse. Une hypnose portée par deux voix qui s’embrassent, ne pourraient pas se mélanger aussi bien si elles ne se détestaient pas. Le creux de l’un est la colline de l’autre, on a peine à imaginer ce que donnerait Phil sans Don, ou Don sans Phil. Les Everly Brothers, for Ever.
Ernesto VIOLIN [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - All I Have To Do Is Dream
02 - Maybe Tomorrow
03 - Devoted To You
04 - Oh So Many Years
05 - Love Of My Life
06 - Take A Message To Mary
07 - Oh What A Feeling
08 - Let It Be Me
09 - Like Strangers
10 - Sleepless Nights
11 - Always It's You
12 - So Sad (To Watch Good Love Go Bad)
13 - A Change Of Heart
14 - That's Just Too Much
15 - Love Hurts [#1]
16 - Why Not
17 - Ebony Eyes
18 - Lonely Island
19 - Don't Blame Me
20 - When I Grow Too Old To Dream
21 - Now Is The Hour (Maori Farewell Song)
22 - Hi-Lili, Hi-Lo [#2]
23 - Little Old Lady
24 - True Love
25 - Autumn Leaves
26 - The Party's Over
27 - Theme From 'Carnival' (Love Makes The World Go 'Round)
28 - Crying In The Rain
29 - Don't Ask Me To Be Friends
30 - No One Can Make My Sunshine Smile [#1] [Take 17]
MP3 (320 kbps) + artwork

mardi 13 juin 2017

SYD BARRETT ~ The Madcap Laughs [Expanded Edition] [1970] + VARIOUS ARTISTS ~ Mojo Presents A Tribute To Syd Barrett - The Madcap Laughs Again! [C. 2010]


Je crois que The Madcap laughs est l'album le plus attachant de toute ma discothèque, d'abord parce que la voix de Syd Barrett vous lèche l'intérieur des oreilles comme aucun ami n'oserait le faire, ensuite parce qu'on y trouve guère de couplets qui ne semblent vouloir s'effondrer dangereusement... L'oeuvre du génial Syd fut construite avec très peu d'outils (dont un médiator trop mou), mais une foultitude d'idées toujours plus magnifiquement brindezingues. Chaque chanson se termine par on ne sait quel miracle d'équilibriste fou avec moult détours vers des contrées aussi mystérieuses que passionnantes. Pour tous ceux qui se sont déjà abîmés mille fois le cœur sur ces merveilles sans équivalents, je propose une joyeuse relecture fêtant les quarante ans de ce chef-d'oeuvre ultime. 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]  


01 - Terrapin
02 - No Good Trying
03 - Love You
04 - No Man's Land
05 - Dark Globe
06 - Here I Go
07 - Octopus
08 - Golden Hair
09 - Long Gone
10 - She Took A Long Cold Look At Me
11 - Feel
12 - If It's In You
13 - Late Night
14 - Octopus [Takes 1 & 2] [Bonus Track]
15 - It's No Good Trying [Take 5] [Bonus Track]
16 - Love You [Take 1] [Bonus Track]
17 - Love You [Take 3] [Bonus Track]
18 - She Took A Long Cold Look At Me [Take 4] [Bonus Track]
19 - Golden Hair [Take 5] [Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + artwork
COOL 44A

01 - FIELD MUSIC - Terrapin
02 - J. MACICS - No Good Trying
03 - THE BESNARD LAKES - Love You
04 - RACE HORSES - No Man's Land
05 - R.E.M. - Dark Globe
06 - HUSH ARBORS - Here I Go
07 - CAPTAIN SENSIBLE - Octopus
08 - HOPE SANDOVAL & THE WARM INTENTIONS - Golden Hair
09 - HAWKWIND - Long Gone
10 - SKYGREEN LEOPARDS - She Took A Long Cold Look
11 - CATE LE BON - Feel
12 - JENNIFER GENTLE - If It's In You
13 - MARC ALMOND - Late Night
14 - ROBYN HITCHCOCK - Dark Globe [Live Bonus Track]
MP3 (200 kbps) + artwork
COOL 44B



dimanche 11 juin 2017

COOL VIDS ~ Hope Sandoval & The Warm Inventions : Golden Hair [Syd Barrett's Cover] [Live 2010]


Quand James Joyce, Syd Barrett et Hope Sandoval sont dans le même bateau, c'est presque trop beau !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


samedi 10 juin 2017

DON'T BOGART ME...


Si, comme cette adorable demoiselle, vous avez envie de partager vos récents coups de cœur, filez vite à la page commentaire...
Jimmy JIMI


vendredi 9 juin 2017

KRONOS QUARTET ~ Folk Songs [2017]


Le Kronos Quartet, toujours, m'enchante ! C'est l'orchestre idéal pour ceux qui pensent que l'éclectisme n'est ni un gros mot ni le nom d'une maladie. Hier en territoire jazz ou africain, aujourd'hui en mode folk et, demain, peut-être tâtera-t-il de la bossa à moins qu'il ne décide d'aller rendre visite aux pygmées ! Qu'importe le flacon puisque le résultat demeure toujours aussi intelligent, passionné, élégant et que la touche du magnifique quatuor à cordes nous emporte dans les mêmes songes extatiques. Trois chanteuses et un chanteur (voir les noms sur la pochette) ont été appelés en renfort pour ce nouveau délicieux projet qui ravira les fans tout en ouvrant une belle fenêtre aux non initiés.  
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !] 

  
01 - Oh Where
02 - Rambling Boys Of Pleasure
03 - The Butcher's Boy
04 - Factory Girl
05 - Last Kind Words
06 - I See The Sign
07 - Montaigne Que Tu Es Haute
08 - Johnny Has Gone For A Soldier
09 - Lullaby
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 43


jeudi 8 juin 2017

ARTISTES DIVERS ~ Jazz En France - Volume IV : L'Occupation [HMC. 2017]



Années 40. Aux Etats-Unis, c'est l'âge d'or des big bands et du swing. En France, c'est la guerre, la famine et l'occupation allemande. C'est dans un Paris outragé, martyrisé, rationné que les musiciens de jazz français, sans le concours de leurs homologues américains, abandonnés à eux-même pour la première fois, vont contre toute attente continuer à jouer tous les soirs devant un public pléthorique et assidu. En mars 1941, on dénombre cinquante-cinq lieux de spectacle à Paris. Certains officiers allemands assistent même aux représentations, curieux de cette musique totalement inconnue en Allemagne et interdite dans les territoires annexés. On raconte qu'à la suite d'une rafle dans le milieu tzigane, Django Reinhardt ne dû la vie qu'à l'intervention de l'un de ces officiers qui, l'ayant reconnu, le fit libérer. Les références à la musique américaine étant prohibées, les musiciens francisent les standards du jazz. Saint Louis blues devient La Tristesse de Saint-Louis, Lady be good devient Les Bigoudis... On ne parle plus de jazz hot, la mode est au swing, qui prend en France une connotation contestataire. C'est l'époque des zazous. Ray Ventura se réfugie en Suisse, puis en Argentine. Stéphane Grapelli, en tournée en Angleterre avec Django Reinhardt au moment de la déclaration de guerre reste à Londres où il restera jusqu'à la Libération. Django rentre précipitamment en France. Au sein du Quintette du Hot-Club de France, Stéphane Grapelli est remplacé par Hubert Rostaing à la clarinette. Pour quelques rares morceaux, Django se met au violon. C'est ici le cas dans le titre Vous et moiLe trompettiste et chef d'orchestre Aimé Barelli invite tous ses homologues à enregistrer Festival swing 1941, véritable manifeste du jazz français où Charles Delaunay égrène les noms de tous les solistes. Certains considèrent ce titre comme le meilleur enregistrement de jazz français de tous les temps. Je ne leur donne pas tort.
ZOCALO [Vous prendrez ben le temps d'un petit commentaire !]


01 - Alix Combelle - Joyeuse Fumée [Holly Smoke]
02 - Noël Chiboust Et Son Orchestre - Le Sheik
03 - Christian Wagner - Pour Terminer
04 - Trio De Saxophones Alix Combelle - Cascades
05 - Pierre Allier - Swingin' The Blues
06 - Festival Swing 1941
07 - Aimé Barelli Et Le Jazz De Paris - Souvenirs
08 - Charles Trenet - Terre
09 - Raymond Wraskoff - Definition Of Swing
10 - Tony Murena Et Son Orchestre - Gitan Swing
11 - Festival Swing 1942
12 - André Ekyan - Palm Beach
13 - Raymond Legrand Et Son orchestre - Êtes-Vous Swing?
14 - Orchestre Swing Jo Reinhardt - Zazou-Zazou
15 - Django Reinhardt - Vous Et Moi [Django Au Violon]
16 - Gus Viseur - Sextolet Rag
17 - Fud Candrix Et Son Orchestre Avec Django Reinhardt - Oubli
18 - Gus Viseur - Swing 43
19 - Les Chanterelles Acc. Par Michel Warlop - C'Est Du Rythme
20 - Jean Yatove Et Son Grand Orchestre De Radio-Paris - Métropolitain
21 - Michel Warlop - Oui
22 - Dany Kane - Agatha Rhythm
23 - Gus Viseur Et Son Orchestre - Partie De Plaisir
24 - Quintet Français, Hubert Rostaing - Juin
25 - Eddie Barclay - Etincelle
MP3 (320 kbps) + front cover



mercredi 7 juin 2017

THE KILLS ~ Echo Home Non-Electric [E.P. 2017]


Dans notre terrible époque, les grands groupes n'étant pas légion, il est essentiel de suivre la moindre parution de ceux qui nous émeuvent vraiment. Ici, les Kills s'offrent dans le plus simple appareil : sur la guitare à l'os du merveilleux Jamie Hince, la troublante Alison Mosshart vient déposer sa voix tellement sexy, comme on se défait d'une nuisette ! Gaffe, les ébats vont être particulièrement torrides ! 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !] 


01 - Echo Home
02 - Echo Home [Non-Electric]
03 - Desperado [Non-Electric]
04 - Wait [Non-Electric]
05 - That Love [Non-Electric]
MP3 (320 kbps) + front cover


jeudi 1 juin 2017

PORTFOLIO : Cool Friends (Part. 2)











Parce que, parfois, une jolie photographie fait autant de bien qu'une belle chanson...

1. Nico & Joe Strummer ; 2. Captain Beefheart & Frank Zappa ; 3. Hope Sandoval & William Reid ; 4. Emmylou Harris & Gram Parsons ; 5. Brigitte Bardot & Vince Taylor ; 6. Grace Slick & Janis Joplin ; 7. Rod Stewart & David Bowie ; 8. Paul McCartney & Keith Moon ; 9. Mick Jones & John Lydon  10. Patti Smith & Tom Verlaine.

Rencontres éphémères, partages musicaux, respects mutuels ou véritables amitiés... Avec un bon accompagnement, vous devriez pouvoir vous faire votre propre court métrage... 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



mercredi 31 mai 2017

THE BEATLES ~ Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band [Mono Version] [1967]


Je ne pense pas que Paul et Ringo soient dans le besoin, alors, pourquoi ? On (qui comme chacun sait est un con) a remixé ce bon vieux Sergent Poivre pour qu'il soit plus accessible aux oreilles d'aujourd'hui; pour que la rythmique sonne comme la technologie de l'époque l'empêchait de sonner; comme... je ne sais quelles autres conneries j'ai encore pu lire... Ce remix m'a tout de suite fait penser à ce qu'Iggy Pop a fait avec Raw power : on pousse les potards dans leurs derniers retranchements et tant pis si on perd quelque peu en subtilité ! Les anciens savent à quoi s'en tenir avec ce genre de magouilles, mais je m'inquiète pour la jeunesse qui voudrait découvrir ce chef-d'oeuvre. La seule version qui compte demeure celle en mono (George Martin ayant bricolé en vitesse une version stéréo pour satisfaire, déjà, à une nouvelle technologie - qui passionnait tellement "ses garçons" qu'ils n'y participèrent pas). On nous l'offre généreusement sur le quatrième disque de la version "Super Deluxe", mais quel môme va claquer son petit pognon dans un coffret aussi onéreux ? Et comme ces sales mioches ne me lisent pas, ils risques de se faire sévèrement berner !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !] 


01 - Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
02 - With A Little Help From My Friends
03 - Lucy In The Sky With Diamonds
04 - Getting Better
05 - Fixing A Hole
06 - She's Leaving Home
07 - Being For The Benefit Of Mr. Kite!
08 - Within You Without You
09 - When I'm Sixty-Four
10 - Lovely Rita
11 - Good Morning Good Morning
12 - Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (Reprise)
13 - A Day In The Life
14 - Strawberry Fields Forever [Bonus - Original Mono Mix]
15 - Penny Lane [Bonus - Original Mono Mix]
16 - A Day In The Life [Bonus - First Mono Mix]
17 - Lucy In The Sky With Diamonds [Bonus - Original Mono Mix - No. 11]
18 - She's Leaving Home [Bonus - First Mono Mix]
19 - Penny Lane [Bonus - Capitol Records Mono US Promo Mix]
MP3 (320 kbps) + front cover



lundi 29 mai 2017

ARTISTES DIVERS ~ Jazz En France - Volume III : Les Trompettistes [HMC. 2017]


Avant même le saxophone, la trompette a été l'instrument-roi du jazz des origines. Aux Etats-Unis, avec Buddy Bolden (qui n'a laissé aucune trace discographique), Bix Beiderbecke, King Oliver, Louis Armstrong, puis Dizzy Gillespie et Miles Davis. En France avec Noël Chiboust (qui passera plus tard au saxophone), Philippe Brun, Pierre Allier. Il faut noter que malgré la distance, les musiciens français étaient au courant des derniers développements du jazz sur le continent américain quasiment en temps réel. J'en veux pour exemple la querelle des années 30 entre les trompettistes qui se réclamaient de l'école de Louis Armstrong et ceux qui reconnaissaient l'influence de Bix Beiderbecke, querelle qui fut simultanée en France et aux Etats-Unis. Puis, sous l'influence des saxophonistes américains, mais aussi du fait de l'immense talent de nos saxophonistes nationaux (Alix Combelle, Hubert Rostaing, Gérard Badini), la trompette va perdre un peu de son importance. Mais depuis quelques années, la trompette retrouve une place de choix dans le jazz français. Erik Truffaz, fortement influencé par le jeu de Chet Baker, Antoine Illouz, Eric le Lann, puis Ibrahim Maalouf ouvrent la voie à toute une jeune génération de trompettistes très doués tels que Sylvain Gontard, Yannick Neveu, Airelle Besson, Davis Enhco. Et l'histoire est loin d'être terminée !
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



01 - Irakli - Red Hot Hottentot
02 - Airelle Besson - Radio One (Football Games On Radio One)
03 - Noël Chiboust - All For The Swing [Avec Michel Warlop]
04 - Erik Truffaz - Dirge
05 - Boris Vian Et L'Orchestre De Claude Abadie - Tin Roof Blues
06 - Mal Waldron, Doudou Gouirand, Michel Marre - The Last Poet
07 - Ibrahim Maalouf - Doubts
08 - Stéphane Belmondo - Brother Hub
09 - Aimé Barelli Et Son Orchestre - Bébé D'Amour (Some Of these days)
10 - Fabien Mary Quartet - It's About Time
11 - Médéric Collignon - The Way To San Mateo [Feat. Eutépé]
12 - Philippe Brun - Ridin' Along The Moscova
13 - Pierre Allier Et Son Orchestre - Ninouche
14 - Patrick Artero - La Mort
15 - Julien Alour - Impulsion
16 - Eric Le Lann - Fanch Danno
17 - Sylvain Gontard - The Hidden Sun [Avec Jean-My Truong]
18 - Ivan Jullien - Dainaya
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 40

  

mercredi 24 mai 2017

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 139 (fin)


139. WE'RE GONNA HAVE A REAL GOOD TIME TOGETHER [THE VELVET UNDERGROUND] 

   Le fou furieux rebroussa chemin en marche arrière et en vitesse accélérée pour regagner la partie fragile de mon cerveau qu'il n'aurait jamais du quitter.   

   De son joli pas de danseuse, Mary glissa gracieusement jusqu'au juke-box, le même fantasmatique Wurlitzer qui faisait jadis la fierté d'Un Joli Nom (décidément, après les hélicoptères et la maison, « le Monstre » avait peu lésiné sur les moyens pour tenter d'amadouer sa mauvaise conscience). Bientôt, la voix de Van Morrison fit trembler les murs du salon : « Like to tell ya about my baby / You know she comes around... »

   Une vieille nana qui ressemblait vaguement à Polina était installée juste en face de moi. Une paire de vieux jumeaux tout chauves qui ressemblaient vaguement à Christophe et Cyril était assis à côté d'elle. Mon regard ne tarda pas à croiser les yeux si bleus d'une ancienne beauté qui ressemblait vaguement à Olympia. D'autres vieux gars qui ressemblaient vaguement à Guillaume, Alphonse et Isidore se tortillaient sur leur chaise. Je suppose que de l'autre côté du miroir, un vieux type qui ressemblait vaguement à Jimmy regardait l'assemblée d'un air passablement éberlué.

   Nous nous observâmes bouche bée pendant une belle poignée d'éternité, alors que Mary continuait à jouer au D.J. sur le juke-box étincelant. Des milliards de mots enfouis depuis des lustres tentaient vainement de s'échapper de nos lèvres endolories. Finalement, Olympia parvint à extraire quelque chose du charabia qui mangeait les émotions à fleur de sang de chacun : « C'est ta femme, Jimmy, qui passe les disques sur le juke-box ? C'est Mary Moore, la danseuse ? Je suis archi fan ! Je connaissais rien à la danse, c'est mon mari qui m'a invité à une représentation de Où va le blanc quand la neige fond ? pour notre anniversaire de mariage. Depuis, on rate jamais un de ses spectacles. Un soir, en sortant du théâtre, j'ai cru t'apercevoir, accoudé au bar. J'ai pensé que ça recommençait. Pendant une grosse dizaine d'années, je vous ai tous vu, partout, tout le temps. Quand j'allais acheter un disque, Christophe tenait la caisse ; quand je me rendais chez le coiffeur, Polina me shampouinait ; quand je prenais l'avion, Alphonse faisait le steward... J'ai épuisé tous les médecins, les psys et les marabouts de la capitale ! Au final, c'est un clown qui m'a sauvé ! Un vrai Auguste à l'ancienne avec le gros nez rouge, le falzar improbable et les pompes pointure cinquante-six. Je m'étais perdue dans le dédale d'un hôpital psychiatrique et j'avais atterri à l'étage des enfants. En réalité, il était avocat, mais, une fois par semaine, il venait tenter de faire marrer les gosses. Le costume, c'était son armure de grand timide, parce qu'il faisait pas tous ces trucs de clown. Lui, il racontait des histoires complètement abracadabrantes en prenant des voix toutes plus délirantes que les précédentes. Les gamins adoraient et, moi, j'avais plus ri depuis le soir où Chris était tombé de la scène après s'être entortillé les pieds dans son jack pendant qu'il imitait les moulinets de Pete Townshend ! Il était tellement timide, mon petit clown baratineur, que c'est moi qui ait été obligé de lui parler. J'avais jamais dragué un mec de toute ma vie, « Miss lycée à vie » n'avait pas besoin de ça ! Il m'a sauvé en me faisant un bébé, les hallucinations ont cessé le jour où j'ai su que j'étais enceinte... Bon, qu'est-ce qu'on fait, maintenant, mes amours, on s'embrasse comme des fous et on met le feu à cette baraque ? »

   Un mignon petit séraphin survola la pièce en effectuant quelques saltos un peu trop frimes avant qu'un autre ange ne s'exclame : « Oh, non, mamou, elle est trop cool, cette maison ! »

   C'était le sosie parfait d'Olympia, le jour où je l'avais vu, pour la première fois, tout en haut des marches, à la sortie du métro Pasteur.

   Je rangeai précieusement toutes mes émotions dans le pli de mon foulard, pris ma plus belle voix de chanteur raté, et offris à mes amis le solo final dont vous devrez vous contenter : « On ne va rien brûler du tout, si ce n'est la vie par tous les bouts, les plus beaux disques peuvent se permettre de contenir une chanson un peu trop longue et douloureuse, cela ne peut gâcher leur superbe. Et que fait-on quand un album magnifique vient de se terminer ? On s'en saisit délicatement avant de le retourner et de reposer l'aiguille magique tout au bord du sillon sacré. »




FIN    

                 

lundi 22 mai 2017

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 138


138. ALL OR NOTHING [THE SMALL FACES] 

   Le vent était si délicieux qu'on en aurait mangé à la petite cuillère. 

   Mes bottines crurent reconnaître les marches du perron de la maison du cousin d'Oscar (cela aurait bien été le genre de ce dernier de tremper dans ce type de surprise) mais pas le long couloir qu'Eleonore me fit traverser. Elle m'aida ensuite à m’asseoir. La pièce était chargée de trop d'odeurs et d'électricité pour que je puisse y déceler le moindre indice. Elle m'enleva le casque au sublime milieu du All or nothing des Small Faces (ce qui, en toute autre occasion, aurait valu un lourd châtiment corporel !).    

   « Je vous remercie tous pour votre présence, dit Mary d'une voix étranglée par une vive émotion, je vais vous demander d'avoir la gentillesse de patienter encore quelques minutes avant de retirer vos masques ; j'ai un enregistrement à vous faire écouter... Merci de garder votre calme et de rester silencieux jusqu'à la fin. »

   Je n'y comprenais goutte. 

   « Bonjour à toutes et tous. Je sais que vous ne me pardonnerez jamais, parce que je suis un impardonnable monstre... J'étais jeune, rongé par l'ambition, et je savais que je ne ferais jamais vraiment partis de votre bande, alors j'ai commis cette trahison ignoble... Ce n'est pas grand chose en comparaison de ce que je vous ai volé, mais, il y a déjà longtemps, avec l'argent que m'a rapporté vos chansons, j'ai fais construire cette maison en face des falaises. Si vous vous serrez un tout petit peu, il devrait y avoir de la place pour tout le monde... Je remercie Jimmy, s'il ne m'avait pas expédier dans les vapes à grands coups de poings, je n'aurais peut-être jamais trouvé le courage de vous l'offrir... J'espère que vous y passerez des moments merveilleux... Je ne vous fais pas cadeau de mon nouveau disque qui doit paraître la semaine prochaine, ça risquerait de gâter l'ambiance ! »

   Il y eut des cris étouffés, des bruits de chaises manquant se renverser et deux ou trois insultes bien salées s'échappant entre des dents serrées...  

   Je vous le jure, de toute votre vie, vous n'avez pu entendre une voix aussi geignarde, et je n'ose exprimer ce que je pensais de sa petite vanne pourrie qui, mine de rien, nous rappelait qu'il appartenait encore à ce monde de la musique duquel son infâme traîtrise nous avait exclu...     

   Sur cette pesante réflexion – et avec une page d'avance –, un fou furieux fracassa la porte d'entrée avant de faire irruption dans le salon en braillant comme un damné : « Mais qu'est-ce que c'est que cet incroyable fichu bazar ? Vous avez donc pas lu les notes d'Elliott Murphy sur la pochette du live de 69 du Velvet Underground : « Contrairement au cinéma, le rock'n'roll ne ment pas, il ne promet pas une fin heureuse » ?

  

dimanche 21 mai 2017

COOL VIDS ~ Amy Winehouse : Back To Black [Acoustic Version] [2007]


Une des plus belles chansons du monde de tous les temps en version dénudée. Admirez bien son merveilleux sourire à la fin du titre.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]




samedi 20 mai 2017

DON'T BOGART ME...


Grosse semaine bien électrique ! J'ai notamment déniché une compile gourmande réalisée à partir de la collection de Lux & Ivy, les singles de Jerry Lee chez Sun et l'intégrale des sublimes Easybeats. N'hésitez pas à me faire signe si ça vous êtes passés au travers et à partager vos propres trouvailles.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]




vendredi 19 mai 2017

RON GALLO ~ Heavy Meta [2017]


"All risks are paralyzed."
La critique est unanime : le seul truc qu’on entend sur le deuxième album de Ron Gallo ce sont ses influences. Ah merde. Déjà moi je savais pas qu’il en avait fait un premier d’album, pas plus qu’avant ça il faisait partie d’un groupe qui, que, quoi (dont, ou…) on s’en fout de toute façon. Et puis c’est pas la peine d’aller vérifier chez Charlu, j’en viens : pas de trace du bonhomme. Nous voilà bien. J’explique, pour les nouveaux venus : un mec, un groupe, Charlu n’en a pas parlé sur son blog ? Désolé mec, groupe, t’existe pas ! Ou presque. Alors du coup, et pour commencer, qu’est-ce qu’il faut en penser d’un disque dans lequel on n’entendrait que des influences ? Au départ j’en sais rien moi, c’était pas écrit dans la critique que j’ai lue (celle qui est unanime.) Après je réfléchis un peu et je me demande si j’écoute autre chose que des disques dans lesquels etc. et je me réponds "euh non". Ah si tiens, le dernier Mulcahy ! Ce disque que j’écoutais en boucle jusqu’à ce que ce branleur de Ron Gallo vienne foutre le bordel dans cette petite routine. Vous me direz "c’est normal de foutre le bordel quand on est un branleur, non ?" Ce à quoi je vous répondrai : "merci de me laisser finir !" Je reprends : aucune trace de Mulcahy chez Ron Gallo. Je l’avais pas prévue celle-là tiens, je nettoyais mon arme le coup est parti tout seul. Ouais donc j’ai pensé à un truc, genre un jeu, vous aimez les jeux je le sais. Le but serait de citer dans votre commentaire une influence que vous auriez reconnue dans ce disque. Faudra argumenter bien sûr on n’est pas des sauvages. Mais on va compliquer un peu, il ne faudra pas que l’influence ait été déjà citée. Ça devrait marcher, des influences il paraît qu’il y en a plein là-dedans. Je vois là plein de bons côtés dans ma proposition (si vous me le permettez…) D’une ben ça tombe bien parce que le petit jeu des influences c’est le premier truc qui vous vient à l’idée avant d’écrire un commentaire sur un truc que vous découvrez et puis finalement vous vous retenez : le commentaire décomplexé, voilà ce que je vous propose ! (Hé, c’est pas dans l’air du temps la décomplexation ?) De deux ça va aiguiser vos réflexes, bah ouais tu commentes en dernier tout est pris, il te reste les trucs dont personne ne voulait. De trois ça va vous forcer à l’écouter ce disque (si ça se trouve vous me remercierez.) Oui parce que je vous connais, vous avez tous les défauts de la terre mais vous savez pas tricher. Quand il s’agit de musique s’entend, pour le reste vous faites ce que vous voulez. Et si ça se trouve à l’arrivée on l’atteindra, tous ensemble, le but secrètement recherché : les commentaires qui prennent le pas sur l’article : "Make comments great again !". Hein, qu’est-ce que vous dites ? Que je joue moi aussi ? Hé ben j’vous l’ai déjà fait mon commentaire, on n’entend pas l’influence de Mulcahy. C’est vous qui trichez pas, moi je triche tout le temps.
Everett W. GILLES [Vous prendrez bien le temps d’un petit commentaire ! (Y a intérêt oui !)]


01 - Young Lady, You're Scaring Me
02 - Put The Kids To Bed
03 - Kill The Medicine Man
04 - Poor Traits Of The Artist
05 - Why Do You Have Kids
06 - Please Yourself
07 - Black Market Eyes
08 - Can't Stand You
09 - Started A War
10 - Don't Mind The Lion
11 - All The Punks Are Domesticated
MP3 (320 kbps) + front cover