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jeudi 19 octobre 2017

P.P. ARNOLD ~ The Turning Tide [2017]


Grosse affaire, très grosse affaire... Maintenant que tout (ou presque) a été réédité sous les formes les plus diverses et variées, des labels plus finauds que la moyenne n'hésitent plus à descendre dans la Grande Crypte Secrète des Trésors Oubliés. Quelques semaines après le chef-d'oeuvre inédit de Dion, on nous propose carrément un album de Patricia Ann Cole, déesse mieux connue sous le nom de P.P. Arnold... Je suis resté évanoui quelques heures rien qu'en voyant la pochette ! Patricia fut élevée à la meilleure (quoique difficile) école, celle des Ikettes du couple Turner. En tournée anglaise avec le duo sulfureux, elle décida de demeurer à Londres dans l'espoir de se lancer en solo. Aussitôt, Mick Jagger la pris sous son aile et la présenta à Andrew Long Oldham, manager des Stones et grand manitou du label Immediate qui signa la belle... immédiatement ! Elle devint copine avec les Small Faces et Chris Farlowe (ce qui démontre son absolu bon goût !) et éclaboussa l'univers avec deux albums d'une classe folle. Las, le monde est cruel, les hommes sont sourds et Immediate connaissait des problèmes financiers... Bientôt, on ne retrouvera son nom qu'écrit en tout petit sur les pochettes des autres (Humble Pie, Nick Drake, Dr. John...). Ce Turning tide échappé du néant m'a expédié dans des sphères émotionnelles rares. Patricia ne tombe jamais dans le "trop" : jamais trop chatte, jamais trop tigresse, jamais trop soyeuse, jamais tout ce que vous voudrez ! Elle est la grande voix soul hyper sexy, naturelle et innocente qui vous pressure le cœur même quand vous n'en pouvez plus ! You can't always get what you want de qui vous savez arrive à son terme, je crois que je ne vais pas pouvoir m'empêcher d'appuyer sur la touche repeat. Je vous souhaite bien du plaisir !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]     


01 - Medicated Goo
02 - Born
03 - If This Were My World
04 - High And Windy Mountain
05 - Spinning Wheel
06 - Bury Me Down By The River
07 - Children Of The Last War
08 - Brand New Day
09 - The Turning Tide
10 - You've Made Me So Very Happy
11 - Give A Hand Take A Hand
12 - Happiness
13 - You Can't Always Get What You Want
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 68


mardi 17 octobre 2017

Jazz En France - Volume VII : Laurent Cugny [HMC. 2017]


En complément du précédent post concernant les Big Bands en France, voici un florilège de l'un des meilleurs grands orchestres de jazz français, le Big Band Lumière dirigé par le pianiste Laurent Cugny. Fondé en 1979, le Big Band Lumière et Laurent Cugny se dévoilent aux yeux du public à l'occasion de la sortie du premier album de la grande formation en 1981. Puis Laurent Cugny fait venir en France l'immense arrangeur Gil Evans avec lequel il grave deux albums en 1987. Gil Evans traverse à ce moment-là la pire traversée du désert de son existence, travaillant à la composition de bandes-son pour le cinéma, un travail qu'il déteste. La collaboration avec Laurent Cugny sera l'une des dernières joies du grand musicien qui nous quitte l'année suivante. Laurent Cugny publie deux ans plus tard une biographie de Gil Evans. De 1994 à 1997, Laurent Cugny se voit confiée la direction de l'Orchestre National de Jazz, une création de Jack Lang. Il fait venir tous ses fidèles collaborateurs et signe les pages parmi les plus réussies de toute l'histoire de l'O.N.J. Ayant remis les clefs de l'O.N.J. à Didier Levallet, Laurent reprend son travail avec le Big Band Lumière, crée un opéra-jazz, enseigne l'histoire du jazz à la Sorbonne et signe aux Editions Outre-Mesure un livre de référence sur l'histoire du jazz en France des origines à 1929. Un tome 2 initialement prévu ne verra jamais le jour, l'éditeur ayant déposé le bilan. En 2014, Laurent fonde le Gil Evans Paris Workshop, une formation moyenne destinée à faire revivre les compositions et les arrangements de Gil Evans. Les onze titres que je vous présente ici recouvrent trente-cinq ans de la carrière de Laurent Cugny, du très rare vinyle Eaux fortes que j'ai rippé pour l'occasion, jusqu'au dernier album du Gil Evans Paris Workshop.
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Gil Evans & Laurent Cugny - Stone Free
02 - Laurent Cugny & Big Band Lumière - Door To The River
03 - O.N.J. - Right Off
04 - Laurent Cugny - Cobalt
05 - Gil Evans Paris Workshop - King Porter Stomp
06 - Gil Evans & Laurent Cugny - Zee Zee
07 - Laurent Cugny - Lady Like Yours
08 - O.N.J. - Red China Blues
09 - O.N.J. - Theme From ''Joy House''
10 - Laurent Cugny - Orgone
11 - O.N.J. - It's About That Time
MP3 (320 kbps) + front cover





jeudi 12 octobre 2017

PORTFOLIO : Cool Friends (Part. 3)











Parce que, parfois, une jolie photographie fait autant de bien qu'une belle chanson...

1. Lou Reed & Garland Jeffreys ; 2. Brigitte Bardot & Nino Ferrer ; 3. Billie Holiday & Louis Armstrong ; 4. Jeanne Moreau & Miles Davis ; 5. Alain Bashung & Daniel Darc ; 6. David Bowie & Keith Moon ; 7. Debbie Harry & Chuck Berry ; 8. Gene Vincent & Vince taylor ; 9. Françoise Hardy & Bob Dylan ; 10. Ian McCulloch & Morrissey.

Rencontres éphémères, partages musicaux, respects mutuels ou véritables amitiés... Avec un bon accompagnement, vous devriez pouvoir vous faire votre propre court métrage... 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]  






mercredi 11 octobre 2017

LAURENT DE WILDE ~ New Monk Trio [2017]


Je suis un vieux benêt sentimental ! Aussi, quand des gens de qualité rendent hommage à l'une de mes idoles, c'est comme si l'on me griffait le cœur avec des ongles vernis au jus d'amour ! Je vais doucement m'effacer pour laisser Laurent de Wilde vous présenter son délicieux projets...
Jimmy JIMMY  

"En cette année 2017, nous célébrons le centenaire de la naissance du pianiste et compositeur Thelonious Monk. Dire qu’il a joué un grand rôle dans l’histoire du jazz est un euphémisme : à la fois au centre de la révolution collective du be bop tout en étant le chantre incontesté d’un individualisme musical qu’aucun zélote n’arrivera jamais à imiter, son héritage perdure et nourrit chaque nouvelle génération de musicien comme nul autre jazzman ne l’a fait avant ou après lui.
Il y a vingt ans, je publiai un livre sur sa vie et son œuvre : Monk qui connut un chaleureux succès et, depuis lors, il ne s’est passé de mois sans que l’on me demande quand j’enregistrerai un disque dédié à ses compositions. C’était pour moi un réel embarras : après avoir passé une partie conséquente de mon existence à étudier les multiples facettes de son génie et à en partager l’émerveillement avec mes contemporains, il m’était très difficile de me convaincre de la nécessité d’une reprise de ses titres, qui paraphraserait sans grâce l’éblouissante et singulière perfection de ses interprétations.
Mais les années passant, je me suis progressivement habitué à emprunter quelques pièces de son répertoire pour les couler dans l’esprit musical de mon groupe du moment (Off minor et Jackie-ing en acoustique, Shuffle boil et Epistrophy en électronique). Parallèlement, voici vingt ans que mes disques ne contiennent quasiment que des compositions originales - les précédents étaient constitués de standards réarrangés - et je me suis progressivement habitué à la sensation d’avoir un son et une couleur à moi qui se retrouvaient dans chacun de mes enregistrements.
C’est dans ce contexte que, voyant arriver la date historique de la naissance de Thelonious, je me suis convaincu que le moment était venu pour moi de lui rendre hommage à ma façon : en reprenant ses mélodies et en les réarrangeant avec ma modeste palette de couleurs personnelle, recomposant parfois sa musique, choisissant pour cela un terrain qui m’est agréable et familier, le trio.
Le choix de Jérôme Regard à la contrebasse et Donald Kontomanou à la batterie semblait couler de source : partenaires depuis plusieurs années de mon trio Over the Clouds, c’est également en leur compagnie que s’est constitué le spectacle Ce que le Djazz fait à ma Djambe autour de l’acteur Jacques Gamblin. Leur joie de jouer et leur impressionnante créativité musicale restent toujours pour moi un émerveillement et je suis absolument enchanté de les compter à mes côtés.
L’ingénieur du son de la session est Dominique Poutet, alias Otisto 23, partenaire depuis dix ans de notre aventure sonore Superfly associant piano, ordinateur et vidéo. Virtuose de l’ordinateur en live, il excelle également à enregistrer la musique acoustique dont il comprend intimement les ressorts et les enjeux : sa présence à nos côtés était incontournable.
J’ai choisi dans le répertoire de Monk les compositions qui me semblaient les plus propices à des interprétations-déformations-relectures. Modifications du tempo original, altérations des formes, éclatement des harmonies, rapprochement de plusieurs mélodies dans un seul morceau furent quelques uns des outils à ma disposition. Enfin, j’ai préféré privilégier les formats courts dont Thelonious était friand à ses débuts et dont j’apprécie également l’impérieuse contrainte de clarté." 
Laurent de WILDE  


01 - Misterioso
02 - Round Midnight
03 - Monk's Mood
04 - Thelonious
05 - Pannonica
06 - Tune for T.
07 - Monk's Mix
08 - Four In One
09 - Reflections
10 - Coming On The Hudson
11 - Locomotive
12 - Friday The 13th
MP3 (320 kbps) + front cover


lundi 9 octobre 2017

THE REPLACEMENTS ~ For Sale - Live At Maxwell's 1986 [2CD] [2017]


Le rock'n'roll n'a jamais eu le sérieux pour vocation (c'est pourquoi il est toujours aussi amusant de moquer la prétention des progueux et des jazzrockeux). Tout au contraire, cet idiome sauvage fut et sera toujours notre lot de consolation face aux trop graves problèmes de l’existence. Partant de ce principe, il devait nécessairement attiré son lot de branleurs magnifiques. Ceux qui suivirent le parcours des Replacements n'auront pas manqué de constater à quel point ils étaient doués pour saccager chaque nouvelle chance de voir leur public grossir. Désolé pour les amateurs de plans de carrières, ces gars-là ne ressemblaient pas vraiment à des banquiers... Tout un chacun à son idée de la classe ultime. Ce live, échappé des limbes, prouve une fois encore que les Replacements étaient les dignes héritiers (ou les lointains petits cousins américains) des merveilleusement bordéliques Faces, avec un seul mot d'ordre : jouir et faire jouir (excusez du peu). Les dérapages incontrôlés ne se comptent pas, mais les refrains en forme d'accroche-cœur non plus. 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]      


CD1 :
01 - Hayday
02 - Color Me Impressed
03 - Dose Of Thunder
04 - Fox On The Run
05 - Hold My Life
06 - I Will Dare
07 - Favorite Thing
08 - Unsatisfied
09 - Can't Hardly Wait
10 - Tommy Gets His Tonsils Out
11 - Takin A Ride
12 - Bastards Of Young
13 - Kiss Me On The Bus
14 - Black Diamond
CD2 :
01 - Johnny's Gonna Die
02 - Otto
03 - I'm In Trouble
04 - Left Of The Dial
05 - God Damn Job
06 - Answering Machine
07 - Waitress In The Sky
08 - Take Me Down To The Hospital
09 - Gary's Got A Boner
10 - If Only You Were Lonely
11 - Baby Strange
12 - Hitchin' A Ride
13 - Nowhere Man
14 - Go
15 - Fuck School
MP3 (320 kbps) + artwork


mercredi 4 octobre 2017

KAREN DALTON ~ It's So hard To Tell Who's Going To Love You The Best [1969]


La réédition de ce chef-d'oeuvre en CD fit l'effet d'une bombe (sentimentale). Karen Dalton était née pour caresser les étoiles, elle termina sa courte course la tête dans le caniveau. La faute à pas de chance, je suppose. Mais il est nul besoin de contes et légendes ou d'un macabre voyeurisme pour s'enivrer aux effluves de cet album bouleversant. Un matheux résumerait rapidement l'affaire : une fille chantant comme la petite sœur de Billie tout en s'accompagnant à la guitare ou en banjo (avec quelques discrètes ornementations)... C'est tout, c'est peu, mais c'est Tout. L'innocente Karen tarda longuement avant d'accepter de se rendre en studio, elle devait penser que le microsillon risquait de dénaturer son art si fragile. Les chansons ne sont même pas d'elle, se sont des airs traditionnels ou des offrandes de copains, mais la sauce qu'elle y met n'a toujours pas trouvé de nom. Chaque titre vous flanque un coup de hache magique et vous fend l'âme en deux ! Le moindre couplet ressemble à une insensée complication de lumière folle et de mélancolie. Cet album n'est pas un disque, c'est un trésor de chevet à apprendre de tout son cœur.  
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]    


01 - Little Bit Of Rain
02 - Sweet Substitute
03 - Ribbon Bow
04 - I Love You More Than Words Can Say
05 - In The Evening (It's So Hard...)
06 - Blues On The Ceiling
07 - It's Hurts Me Too
08 - How Did The Feeling Feel To You
09 - Right, Wrong Or Ready
10 - Down On The Street (Don't You Follow Me Down)
MP3 (320 kbps) + artwork


vendredi 29 septembre 2017

CHRIS BELL ~ I Am The Cosmos [Deluxe Edition] [1974-75 (1992)]


Enregistré entre 1974 et 1975, cet album plus que magnifique n'enchantera les bacs qu'en 1992, et je connais personnellement une poignée d'individus qui ne s'en sont jamais remis et dont le cas ne risque pas de s'améliorer avec cette nouvelle version particulièrement gourmande. De loin (quelle idée, aussi, d'écouter des disques de loin !), I am the cosmos pourrait ressembler à un énième album introspectif qu'on écouterait en solitaire tout en s'enfonçant dans une mélancolie rêveuse, sauf que ce chef-d'oeuvre est cent fois plus foisonnant et qu'il ne s'interdit pas quelques sorties de piste joyeusement électriques. C'est très simple, chaque chanson ressemble à un déluge d'étoiles. Ce génie a vécu une existence sans cesse parfumée par la plus grosse et vilaine poisse avant de rejoindre le maudit club des 27, mais ce qu'il a laissé en héritage mérite une place de choix au milieu de ce que la musique a offert de plus beau et de plus bouleversant. 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]             


CD1 :
01 - I Am The Cosmos [Single Version]
02 - Better Save Yourself
03 - Speed Of Sound
04 - Get Away
05 - You And Your Sister [Single Version]
06 - I Got Kinda Lost
07 - Look Up
08 - Make A Scene
09 - There Was A Light
10 - I Don't Know
11 - Fight At The Table
12 - Though I Know She Lies
13 - I Am The Cosmos [Acoustic Mix]
14 - You And Your Sister [Acoustic Version]
15 - Look Up [Acoustic Movie Mix]
16 - Untitled Acoustic Instrumental [Movie Mix]
CD2 :
01 - I Am The Cosmos [Extended Alternate Version]
02 - Better Save Yourself [Alternate Mix]
03 - Speed Of Sound [Alternate Version]
04 - Get Away [Alternate Version]
05 - You And Your Sister [Alternate Version]
06 - Make A Scene [Alternate Mix]
07 - Fight At The Table [Alternate Mix]
08 - I Don't Know [Alternate Version]
09 - Speed Of Sound [Alternate Version Backing Track]
10 - Stay With Me
11 - In My Darkest Hour
12 - So Long Baby (aka Clacton Rag)
13 - Fight At The Table [Outtake With Partial Vocal]
14 - You And Your Sister [Country Underdub Mix]
15 - Get Away [Outtake Track]
16 - Better Save Yourself [Outtake Track]
17 - I Am The Cosmos [Alternate Backing Track With Piano]
18 - Untitled Electric Instrumental [Movie Mix]
19 - Though I Know She Lies [Movie Mix]
MP3 (320 kbps) + artwork

mercredi 27 septembre 2017

THE DREAM SYNDICATE ~ How Did I Find Myself Here [2017]


Il s'agit, pour le moins, de l’événement discographique de la rentrée, mais le gros public a décidé de ne pas s'en émouvoir outre mesure. Longtemps après le déluge (et que tous les petits lapins eurent fini de dire leur prière à l'arc-en-ciel !), le Dream Syndicate (l'un des plus beaux noms de groupe, même si l'on sait où les garçons l'ont chouravé) revient miraculeusement aux affaires. Depuis que Richard Lloyd et Tom Verlaine ont décidé de se prélasser au fond du coma, seuls Chuck Prophet et Alejandro Escovedo demeuraient capables d'offrir ces guitares carillonnantes qui font tant saigner du nez ! Retrouver nos amis rêveurs à un tel niveau d'excellence est un émerveillement de tous les instants. Bienvenu de l'autre côté du miroir.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]          


01 - Filter Me Through You
02 - Glide
03 - Out Of My Head
04 - 80 West
05 - Like Mary
06 - The Circle
07 - How Did I Find Myself Here
08 - Kendra's Dream
MP3 (320 kbps) + front cover 


lundi 25 septembre 2017

DEE DEE BRIDGEWATER ~ Memphis... Yes, I'm Ready [2017]


Alors que le Kronos Quartet quittait les plaines de l'Amérique pour gagner le Mali, la belle Dee Dee effectuait quasiment le chemin inverse. Voilà une rencontre qui aurait pu réchauffer l'ambiance d'un hall d'aéroport... Ici, elle se déshabille de son élégante robe de chanteuse de jazz pour enfiler une panoplie ultra sexy de soulwoman endiablée. Sûr qu'elle pourrait leur montrer, aux petites khônasses du faux r'n'b et de la nu soul, ce que groover signifie ! Las, elles n'écouteront pas ce magnifique album, trop occupées à raccourcir leur minijupe, à tourner un clip au bord d'une piscine ou à astiquer leur maquereau ! Or donc, Memphis est à l'honneur, et un seul coup d’œil rapide à la playlist devrait vous convaincre aisément. Dee Dee & ses Boys couvrant des chefs-d'oeuvre comme I Can't stand the rain, Don't be cruel ou Try a little tenderness, qui serait suffisamment nigaud pour esquiver pareille offrande ?! C'est une félicité, montez le son et sur les tables !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]     


01 - Yes, I'm Ready
02 - Giving Up
03 - I Can't Get Next To You
04 - Going Down Slow
05 - Why (Am I Treated So Bad)
06 - B.A.B.Y
07 - The Thrill Is Gone
08 - The Sweeter He Is
09 - I Can't Stand The Rain
10 - Don't Be Cruel
11 - Hound Dog
12 - Try A Little Tenderness
13 - (Take My Hand) Precious Lord
MP3 (320 kbps) + artwork

vendredi 22 septembre 2017

MOTÖRHEAD ~ Under Cöver [C. 2017]


L'ami Lemmy va mieux, il est rentré du cimetière à pieds ! Evidemment, les anciens auraient préféré entendre le trio historique avec un Lemmy plus en voix et plus en pognes, ainsi que les inégalables Philty "Animal" Taylor et Eddie "Fast" Clarke, mais ne gâtons pas notre plaisir, le groupe s'en charge déjà en couvrant les Prêtres de Satan (sans blague ! également connu sous le nom de Village People du métal !) ou Metallicaca. L'essentiel est ailleurs : dans le dernier titre enregistré par le groupe : un Heroes halluciné ou dans l'inédit Rockaway beach, emprunté aux faux frangins. Joli cadeau malgré les réserves énoncées.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]         


01 - Breaking The Law
02 - God Save The Queen
03 - Heroes
04 - Starstruck
05 - Cat Scratch Fever
06 - Jumpin' Jack Flash
07 - Sympathy For The Devil
08 - Hellraiser
09 - Rockaway Beach
10 - Shoot 'Em Down
11 - Whiplash
MP3 (320 kbps) + front cover 
COOL 60


mercredi 20 septembre 2017

TRIO DA KALI & KRONOS QUARTET ~ Ladilikan [2017]


Il y a quelques mois à peine, le Kronos Quartet se frottait (avec grâce !) aux racines du folklore américain, les voici désormais de retour en Afrique (cf. Pieces of Africa, 1992), au Mali précisément, pour l'un de leurs plus superbes projets. Tout de suite, la voix phénoménale de Hawa "Kassé Mady" Diabaté remplit tout l'espace, pousse même un peu les murs ! Le volume et l'expressivité vous retournent le cœur comme une crêpe d'amour, sans qu'elle ne donne jamais l'impression de forcer sa nature. Un balafon et un luth mandingue l'accompagnent avec élégance avant que le Kronos n'expédie tout ce beau monde en direction des étoiles ! Pure magie, pur bonheur !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !] 


01 - Tita
02 - Kanimba
03 - Eh Ya Ye
04 - Garaba Mama
05 - God Shall Wipe All Tears Away
06 - Samuel
07 - Lila Bambo
08 - Kene Bo
09 - Ladilikan
10 - Sunjata
MP3 (320 kbps) + artwork
COOL 59


lundi 18 septembre 2017

ENRIKE SOLINIS & EUSKAL BARROKENSEMBLE ~ El Amor Brujo; Esencias De La Música De Manuel De Falla [2017]


Alors, là, on touche le petit téton de la perfection ! A dire vrai, je n'avais même pas remarqué qu'il s'agissait d'un hommage à Manuel de Falla, mais la pochette m'avait caressé l’œil dans le sens du cil ! Quand on plonge dans un répertoire d'une telle élégance, mieux vaut ne pas se louper d'un millimètre. Ici, le moindre souffle de voix comme le moindre accord de guitare s'acoquine avec le sublime. Bien sûr, vous trouverez le Concierto de Aranjuez que Miles Davis expédia vers la face cachée de la lune, mais le reste est à l'avenant, c'est à dire exceptionnel de beauté et de profondeur. L'un des albums les plus bouleversant de l'année.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]   


01 - Taranta De La Siega
02 - Cancion Del Amor Dolido
03 - Danza Ritual Del Fuego
04 - Concierto De Aranjuez; Allegro
05 - Concierto De Aranjuez; Andante
06 - Circulo Mágico
07 - Sonata, K. 32
08 - Sonata, K. 141
09 - Escena Bestenigar
10 - Pantomina
11 - Canción Del Fuego Fatuo
12 - Capricho Árabe
13 - Danza Del Juego Del Amor
14 - Campanas Del Amanecer
MP3 (320 kbps) + artwork
COOL 58



vendredi 15 septembre 2017

JOHN COLTRANE ~ John Coltrane Plays "My Favorite Things" [HMC. 2017]



Raindrops on roses
And whiskers on kittens
Bright copper kettles and warm woolen mittens
Brown paper packages tied up with strings
These are a few of my favorite things
Cream-colored ponies and crisp apple strudels
Doorbells and sleigh bells
And schnitzel with noodles
Wild geese that fly with the moon on their wings
These are a few of my favorite things
Girls in white dresses with blue satin sashes
Snowflakes that stay on my nose and eyelashes
Silver-white winters that melt into springs
These are a few of my favorite things
When the dog bites
When the bee stings
When I'm feeling sad
I simply remember my favorite things
And then I don't feel so bad

Tout commence par une chanson aux paroles apparemment anodines (beaucoup moins lorsqu’elles sont replacées dans le cadre d’une histoire se déroulant au cours de la Seconde Guerre Mondiale et de ses prémices), composée pour la comédie musicale de Richards Rogers et Oscar Hammerstein II The Sound of music (La Mélodie du bonheur), créée à Broadway en 1959. Comme beaucoup de mélodies à succès de l’époque (enregistrée pour la première fois par Julie Andrews pour le film de Robert Wise sorti en 1965), le jazz s’en empare par la personne de John Coltrane et de son saxophone soprano, instrument alors en désuétude car associé au « jazz à papa » (celui de Sydney Bechet, par exemple). L’album My Favorite things (1961) marque les débuts du nouveau groupe de John Coltrane, avec le pianiste McCoy Tyner et le batteur Elvin Jones (il manque encore le bassiste Jimmy Garisson), soit l’une des plus belles formations que le jazz nous ait jamais offert. La pièce qui donne son titre à l’album est une interprétation modale de la mélodie. Coltrane y prolonge les innovations du Kind of blue de Miles Davis (1959), alternant modes majeurs et mineurs, et s'affranchit des grilles d'accords encore présentes chez Miles en improvisant sur de courts motifs que la rythmique répète jusqu'à ce que le soliste décide de reprendre. Je me souviens encore du choc, de la sidération même (et ce n’était encore qu’un début) et de l’émotion que furent sa première audition. Le visage du jazz en était changé pour moi et je comprenais enfin pourquoi dix ans auparavant Christian Vander, dont je découvrais la musique avec fascination, déclarait dans un entretien qu’un certain Coltrane (qui c’est celui-là ?) était son dieu en musique. Le thème et ses développements occupent treize minutes, pour à peine plus de deux pour la mélodie originale. Au festival de Newport en 1963, la nappe sonore d’Elvin Jones (incarcéré pour détention de drogue) est remplacée par la batterie crépitante de Roy Haynes, donnant un autre visage à ce chef-d’œuvre ; McCoy Tyner s’en donne à cœur joie et Coltrane étire ses interventions pour atteindre dix-sept minutes. On y entend l’urgence, l’envie de pousser les murs (pas encore de les abattre). Trois ans plus tard, les murs vacillent. Parce qu’ils « ne s'entendaient plus jouer », McCoy Tyner et Elvin Jones ont quitté le navire, qui cingle désormais toutes voiles dehors sur des mers inconnues, avec pour nouvel équipage Alice Coltrane au piano, Pharaoh Sanders aux saxophones, Rashied Ali à la batterie et le survivant Jimmy Garrison à la basse. Lors de sa tournée japonaise de 1966, la formation donne de My Favorite things une version fleuve (près d’une heure, dont une introduction à la basse d’un quart d’heure) dans laquelle surnagent des bribes du thème original ; la marmite infernale se met à bouillir, le magma (tiens donc) enfle… Quelques mois plus tard (23 avril 1967) a lieu, avec la même formation augmentée d’un percussionniste, l’éruption finale : les sismographes s’affolent, un ouragan de catégorie 5 déferle, la terre s’ouvre... Le 17 juillet 1967, quelques semaines après cet avant dernier concert, celui qui avait voulu faire de la musique un éveil et une quête spirituels est catapulté dans les étoiles, dans l’autre monde qu’il cherchait et nous a fait entrevoir. John Coltrane lives…
AREWENOTMEN? [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]
N.B. : pour des raisons de taille de fichiers, cette compilation est composée de deux dossiers à reconstituer en un seul. Pour une meilleure écoute, une pause après les plages 3 et 4 est recommandée !


01 - My Favorite Things [Julie Andrews, ‘The Sound Of Music’, 1965]  - 2’19’’
02 - My Favorite Things ['My favorite things', 1961]  - 13’43’’
03 - My Favorite Things ['Newport 1963']  -  17’26’’
04 - My Favorite Things [‘Live in Japan’, 1966’]  -  57’18’’
05 - My Favorite Things ['The Olatunji concert', 1967]  -  34’36’’
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 57 A
COOL 57 B



lundi 11 septembre 2017

Jazz En France - Volume VI : Big bands [HMC. 2017]



Bien qu'apparus à la fin des années 20, c'est pendant la seconde guerre mondiale que les big bands ont connu leur heure de gloire aux États-Unis. En France, ce sont les années noires, l'occupation, l'isolement. A la Libération, il est trop tard, de nouvelles formes musicales sont apparues (le be-bop et bientôt le rock’n’roll) et ces grands ensembles d'au moins 10 musiciens sont économiquement condamnés, y compris outre-Atlantique.

Rétrospectivement, les grands orchestres français des années 30 apparaissent comme des précurseurs, notamment celui de Ray Ventura, construit sur le modèle du Paul Whiteman Orchestra, la référence de son époque avec sa section de cordes et ses ensembles vocaux.

Dans les années 50 et 60, des Big Bands de circonstance sont créés, le temps d'un enregistrement, d'un concert ou d'un film. Beaucoup de ces orchestres doivent en effet beaucoup au cinéma, on le voit ici dans Fantastique de Ray Ventura et City life de Claude Bolling, tiré de la bande-son du dessin animé "Daisy Town" inspiré de la B.D. Lucky Luke. Mais Ivan Jullien a lui aussi principalement vécu de son travail avec l'industrie cinématographique.

D'autres musiciens se réunissent dans le cadre d'une commande institutionnelle, c'est le cas du très étrange Bekümmernis, qui lorgne furieusement du côté d'Igor Stravinski.

L'Orchestre National de Jazz (O.N.J.) est un cas à part. Créé par Jack Lang, le modèle économique de l'O.N.J. est calqué sur celui des orchestres symphoniques nationaux : soutenu par le Ministère de la Culture, attribué à un Directeur Musical pour une période moyenne de trois ans, cet orchestre se voit dégagé de toute contrainte de rentabilité et devient un formidable laboratoire pour des expérimentations musicales sans limite, au risque d'ailleurs de se couper d'une partie de son public trop puriste. L'O.N.J. a fêté en 2016 ses trente ans et a connu onze chefs d'orchestre. De telles expériences existent ailleurs en Europe (Vienne en Autriche, Barcelone en Catalogne…) mais beaucoup ont tourné court.

Le grand absent de cette compilation est Laurent Cugny, un acteur essentiel du jazz en Big Band en France. La raison en vient de cette manie des musiciens de jazz de faire des morceaux interminables qui ne rentrent pas dans les 200 Mo impartis par les hébergeurs. C'est aussi pour cette raison que le morceau de Ray Ventura n'est pas ici en 320 kbs. Qu'à cela ne tienne, Laurent Cugny aura bientôt son propre chapitre dans la série des Jazz en France.
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



01 - Ray Ventura - Fantastique
02 - La Bande A Badault - En Vacances Au Soleil
03 - Claude Bolling - City Life
04 - Jean-Loup Longnon Big Band - Doin' Longnon Thing
05 - Ivan Jullien - Batucada Por Uma Cidade Desconiahecida
06 - Bekümmernis Luc Le Masne - Le Cercle De Pierre
07 - Paris Jazz Big Band - Cataluña
08 - Ornicar Big Band - A L'Année Prochaine
09 - François Jeanneau Pandemonium - Traveling
10 - Jean-Louis Chautemps - Inagrobi's Ram
11 - Orchestre National de Jazz 1987-89 Antoine Hervé - Babel Tower
12 - Orchestre National de Jazz 2014-17 Olivier Benoît - A Sculpture Out Of Tune
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 56




jeudi 7 septembre 2017

PRIX ~ Historix [(1975-1976) 2016]


Encore un album magnifique miraculeusement remonté de la Grande Crypte aux Trésors Oubliés. Le nom du groupe et la pochette ne sont guère sexy. Oui, mais. Le principal est ailleurs, précisément dans la mention : "Recorded 1975-76 Ardent Studios, Memphis". Si vous ne pigez pas, c'est que votre discothèque a un grave problème... L'affaire se précisa quand je retournai le boitier : Alex Chilton (piano & backing vocals) et Chris Bell (guitar, harmony vocals, producer). Le résultat est sans appel, nous sommes en présence d'un mini Big Star, c'est à dire d'un maxi groupe, puisque peu d'orchestres peuvent prétendre avoir jamais nagé dans des eaux aussi profondes. Tout respire les parfums délicieux et enivrants du Grand Sud. Les fans de la Grosse Etoile qui auraient manqué cet événement majeur risquent d'être traumatisés pendant quelques jours. 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]   


01 - Girl
02 - She Might Look My Way
03 - Love You Tonight (Saturday's Gone)
04 - Love You All Day Long
05 - Zero
06 - Every Time I Close My Eyes
07 - Take Me Home And Make Me Like It
08 - Run Run Runaway
09 - Follow You
10 - Free Again
11 - All Of The Time
12 - Love You Tonight [Alt. Version]
13 - Love You All Day Long [Alt. Version]
14 - Every Time I Close My Eyes [Alt. Version]
15 - Ordinary Life
MP3 (320 kbps) + artwork 


mardi 5 septembre 2017

FLAMIN' GROOVIES ~ Fantastic Plastic [2017]


Let me rock ! Même dans nos songes les plus délirants, la saison n'aurait pu mieux commencer. Un siècle après la bataille, les flamboyants Flamin' Groovies sont de retour avec un album qui va vous faire pleurer de joie. Est-il besoin d'en rajouter ? Il y a là tout ce que vous ne rêviez même plus d'entendre : des guitares byrdsiennes qui carillonnent telles mille cathédrales en fusion, du rockab' décadent, des stoneries comme les "Glimmer Twins" seraient bien en peine de nous en offrir, des mélodies du bonheur comme s'il en pleuvait, deux reprises aux petits oignons... N'en jetez plus, je n'arrive pas à m'en remettre ! En écoutant ce merveilleux Fantastic plastic, on se dit que ça n'a pas l'air si difficile d'enregistrer un grand disque de rock'n'roll, alors pourquoi tout le monde peine-t-il tant à s'y mettre ?
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]   


01 - What The Hell's Goin' On
02 - End Of The World
03 - Don't Talk To Strangers
04 - Let Me Rock
05 - She Loves You
06 - I Want You Bad
07 - Crazy Macy
08 - Lonely Hearts
09 - Just Like A Hurricane
10 - Fallen Star
11 - I'd Rather Spend My Time With You
12 - Cryin' Shame
MP3 (320 kbps) + front cover