ARCHIVES

mercredi 31 mai 2017

THE BEATLES ~ Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band [Mono Version] [1967]


Je ne pense pas que Paul et Ringo soient dans le besoin, alors, pourquoi ? On (qui comme chacun sait est un con) a remixé ce bon vieux Sergent Poivre pour qu'il soit plus accessible aux oreilles d'aujourd'hui; pour que la rythmique sonne comme la technologie de l'époque l'empêchait de sonner; comme... je ne sais quelles autres conneries j'ai encore pu lire... Ce remix m'a tout de suite fait penser à ce qu'Iggy Pop a fait avec Raw power : on pousse les potards dans leurs derniers retranchements et tant pis si on perd quelque peu en subtilité ! Les anciens savent à quoi s'en tenir avec ce genre de magouilles, mais je m'inquiète pour la jeunesse qui voudrait découvrir ce chef-d'oeuvre. La seule version qui compte demeure celle en mono (George Martin ayant bricolé en vitesse une version stéréo pour satisfaire, déjà, à une nouvelle technologie - qui passionnait tellement "ses garçons" qu'ils n'y participèrent pas). On nous l'offre généreusement sur le quatrième disque de la version "Super Deluxe", mais quel môme va claquer son petit pognon dans un coffret aussi onéreux ? Et comme ces sales mioches ne me lisent pas, ils risques de se faire sévèrement berner !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !] 


01 - Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
02 - With A Little Help From My Friends
03 - Lucy In The Sky With Diamonds
04 - Getting Better
05 - Fixing A Hole
06 - She's Leaving Home
07 - Being For The Benefit Of Mr. Kite!
08 - Within You Without You
09 - When I'm Sixty-Four
10 - Lovely Rita
11 - Good Morning Good Morning
12 - Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (Reprise)
13 - A Day In The Life
14 - Strawberry Fields Forever [Bonus - Original Mono Mix]
15 - Penny Lane [Bonus - Original Mono Mix]
16 - A Day In The Life [Bonus - First Mono Mix]
17 - Lucy In The Sky With Diamonds [Bonus - Original Mono Mix - No. 11]
18 - She's Leaving Home [Bonus - First Mono Mix]
19 - Penny Lane [Bonus - Capitol Records Mono US Promo Mix]
MP3 (320 kbps) + front cover



20 commentaires:

  1. Tous ces trucs sur des qualités sonores plus ou moins bonne me dépasse parce que je me rends compte que moins en moins de personne écoute la musique pour pleinement profiter de ces "plus".
    Moi même, j'écoute maintenant principalement la musique en voiture (bonjour le bruit du moteur parce que je ne roule pas en Rolls), sur l'ordinateur, baladeur en mp3 ou en fond sonore...
    Il est loin le temps où je l'écoutais au wakman...

    Cela dit, je te trouve un peu injuste sur les remix. Par exemple, j'ai investi dans le coffret Beatles il y a quelques années, et j'ai trouvé le résultat vraiment bien, avec effectivement une mise en valeur de détails que je n'avais pas perçu. Cela a été une redécouverte. Et je crois que Sgt Pepper est l'album qui m'a le plus fait cet effet (il faut dire que ce n'est pas du tout mon préféré du groupe, heureusement qu'il y a A Day in the Life. Par contre, c'est celui où on sent vraiment cette volonté de Macca de rendre le monde plus heureux, et j'ai trouve ça merveilleusement beau).

    Quant au version mono. J'en ai récupéré plusieurs (des Beatles principalement). Mais comme je ne les écoute jamais en bonnes conditions, je crois qu'il y a un peu de snobisme.

    Quant aux jeunes génération, c'est bizaare mais elles perdent même la notion de stéréo en écoutant maintenant la musique avec une seule enceinte blue tooth et autre nouvelle technologie... Elles ont réinventé le mono à leur manière... ^-^ Faut-il pour autant dire que tout n'est pas perdu? Je dirai plutôt que cette notion de qualité est un autre âge. Y a qu'à voir JPD qui propose du Flac et tout le monde lui pleure du mp3!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne suis pas injuste, c'est toi qui confond "remastering" et "remix": dans la nouvelle édition, pour la première fois, on n'a pas seulement travaillé sur la qualité du son, on a remixé les titres: c'est très différent.
      Pour le reste, je suis d'accord avec toi, mais si chacun à le droit d'écouter la musique comme il veut ou comme il peut, on ne devrait pas avoir le droit de toucher au mixage d'origine.

      Supprimer
  2. Je ne sais pas. Bashung a régulièrement remixé des titres. Donc pour lui, son travail n'tait pas "sacré" et "intouchable". d'autres rtistes sont comme lui. Mais je sais que l'œuvre d'un artiste à tes yeux a un côté sacré que je comprends tout à fait mais qui, pour ma part, surtout en matière de pop-rock n'a pas forcément.

    Le remix, c'est comme si tu empêchais le chef d'orchestre de donner sa vision de la symphonie. Alors que dans l'idée du rock et la notion d'album, effectivement, on donne l'impression de figer définitivement les choses; Comme si on était parvenu un stade ultime et parfait d'une œuvre. Or je doute que beaucoup d'artistes aient cette vision. Tout comme un écrivain peut être tenté de reprendre son texte à l'infinie, sauf qu'il est obligé à un moment de se contenter d'une version un peu par défaut (soit à ces yeux soit à celui de l'éditeur, donc on est dans un compromis et non dans une œuvre ayant atteint l'absolu). Je crois que c'est encore pire au cinéma...

    Or en matière de musique rock, on ne peut nier la notion de "mode" dans la mesure où la technologie fait aussi totalement partie intégrante de cet art. Cette dernière change et influence la perception. Et son empreinte peut être positive ou parfois négative... Donc moi, ça ne me dérange pas.

    Ce qui est plus critiquable, ce serait effectivement de remixer une œuvre sans associer l'artiste. ici, on est sans doute plus dans une démarche mercantile qu'artistique.

    Mais bon, la notion de remstering et de remix ne sont pas clair dans ma tête. Par exemple, All things Must past version "violette" c'est quoi? Moi je préfère la seconde version, même si une partie du charme spectorien a un peu disparu.

    RépondreSupprimer
  3. Pour revenir sur les Beatles, je l'écouterai (même si je me demande si j'en ai pas déjà une version).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un "remastering", c'est seulement quand on essaye d'améliorer la qualité sonore de l'ensemble, alors que dans un "remix", on modifie le volume de tel ou tel instrument. Je ne pense pas que quiconque ait demandé à John ou a George s'ils étaient d'accord pour qu'on baisse un basson ici ou qu'on augmente leur guitare là! Cela va être quoi, la prochaine fois, on va ajouter du synthé, une boîte à rythme et des chœurs r'n'b pour que ça sonne plus "moderne"?! Ou on va remplacer des titres comme chez Manset, jusqu'à ce que des gens ne puissent même plus écouter l'oeuvre qu'ils aimaient. Cela me dérangerait moins si cela était clairement annoncé sur la pochette. Pourquoi ne pas ajouter des tags ou je ne sais quoi sur les toiles de Picasso pour essayer d'accrocher la jeunesse?!
      Je t'envoie par mail (c'est trop gros pour figurer ici) ce qu'en pense notre ami N.U.

      Supprimer
    2. hello,
      ça pose plusieurs questions en fait :
      - les limites de l'oeuvre d'art. Est-ce qu'une oeuvre s'arrête parce que l'artiste en a décidé ainsi ou est-ce qu'elle continue à vivre ensuite (via le public, l'époque, les modes)
      face à ça, il y a plusieurs "positions" envisageables et là, comme dans beaucoup de choses, des exemples précis dans un cas ou dans un autre peuvent nous amener à vouloir généraliser ("oui, mais si le remix permet de...", "non, le remix ça abîme l'oeuvre...").
      je trouve que le développement des chaînes youtube sur le cinéma a pas mal mis en avant ces questions via les limites du remake et.ou de l'adaptation (si "j'adapte" je peux faire ce que je veux...oki, mais si change les persos, les situations, la fin... est-ce que le titre ne devient pas juste un argument de vente ?)
      il est difficile de faire la part des choses : entre notre vécu, notre perception esthétique (qui parfois est plus ouverte et parfois plus fermée), la société dans laquelle se pose notre regard (on voit bien que JJ se pose la question de façon générationnelle par exemple, quand il interpelle les jeunes, idem pour Audrey et l'enceinte unique), sans compter les aspects économiques ou politiques)
      quand ça porte sur un groupe (et un album) aussi culte, ça amplifie les positions et les dissensions et cela devient plus difficile de se dépatouiller avec tout ça.
      perso, je suis sensible à l'argument commercial. un peu comme le label "back to black" en 33t qui propose de changer de format tout en conservant des matrices cd, cela me rebute (crier au piratage en se cachant derrière la figure de l'artiste alors que c'est uniquement parce qu'on ne peut plus arnaquer le client en toute quiétude).
      du coup, avant même le "son" c'est le côté "pognon" qui me touche. mais ce n'est que mon côté "biaisé" dans mon rapport à l'art.
      maintenant, il y a un autre biais c'est que JJ et pas mal d'entre nous ici avons la naïveté de croire que notre amour de la musique (pas uniquement) et partagé par nombres de gens, alors qu'il y a méprise. Les vendeurs vendent des produits de divertissement de masse à une masse qui de plus en plus (on l'éduque pour ça et d'accord pour appeler "art" tout ce qu'on lui vend (et "culture" si ça peut se collectionner). Du coup, ma question sur l'art et ses limites du début n'a pas lieu d'être selon ses critères.
      ha ! pour finir, le parallèle avec gégé manset me semble à moitié probant, ce n'est pas un "on" qui change ses morceaux mais lui-même, du coup même si je trouve que c'est une belle connerie, c'est un peu comme si un beatles et non un ayant droit ou une maison de production le faisait, ce qui change un peu l'angle de réflexion (à mon sens).

      Supprimer
    3. C'est vrai que l'affaire est différente avec Manset, mais le résultat est similaire. Toutes ces fadaises me sortent par les yeux.

      Supprimer
  4. Ne te fais pas d'illusions, mon cher Jimmy, la nouvelle mouture du Sergent Pépère va encore se vendre par wagons entiers. Alors que l'original est déjà tellement bien !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne me fais guère d'illusions, j'espère seulement sauver un ou deux égarés avec mes modestes moyens.

      Supprimer
  5. Bon, je l'ai écouté, c'est vrai qu'il y a des subtilités et des nuances qui en font une version différentes de celle que j'ai toujours connu (parce que même la vieilles versions vinyls que j'avais repiqué en K7 et qui pourtant était d'époque était en stéréo).
    Les voix de Leaving Home notamment sont vraiment très belle.

    Cela dit, c'est l'un des Beatles où j'ai le plus tendance à zapper certaines chansons (même si elles peuvent changer avec le temps)... Mono ou pas, cela reste l'un des albums que j'aime le moins d'eux et que je trouve très surestimé artistiquement parlant (après, historiquement, c'est autre chose). Même s'il possède un son merveilleux en mono et/ou en stéréo et qu'il arrive à m'arracher des larmes tellement on sent le don d'amour qu'ils nous font.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. S'il est surestimé, c'est juste par le fait que ce n'est peut-être pas leur meilleur. Tout de même, que d'inventivité, de gaieté, d'esprit anglais...

      Supprimer
  6. Quand je pense que Peter Blake le concepteur de cette pochette inégalée (les Stones ont un peu essayé avec "Their Satanic.." ) préférait les Beach Boys... sont fous ces anglais.
    Pas mal le CD2.. on a bien aimé le décorticage instrumental ou vocal avec mon fissot, puis on a fait comme si on ne le connaissait pas.. alors qu'en fait, bah on le connaissait !! ouf

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi, je trouve ça plutôt drôle, comme la réponse de Sean à la trop fameuse question: "plutôt Beatles ou Stones", il répondit: "carrément Beach Boys"! On ne peut décidément se fier à personne!

      Supprimer
  7. Yo !
    Bon, chuis pas fan des Beatles et les remixes me gonflent, quels qu'ils soient.
    Par contre, que des loustics se lancent là-dedans ... j'adore :
    https://sgtpepperphotos.wordpress.com

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour le lien, j'y vais de ce pas!

      Supprimer
    2. Excellent ce décorticage de pochette. C'est un boulot de fou. Il y en a qui sont faciles à reconnaitre mais pour certains c'est pointu.

      A quand la même chose pour la pochette de l'album des Ruts ?

      Quant au Sergent Pépère, je ne l'écoute pas mais vraiment pas souvent. Ca ne m'empêche pas d'être conte les remixes alacon. Non mais !

      Supprimer
  8. ABSOLUMENT frais! Merci beaucoup pour ce poste bien chronométré.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il y a des pendules qu'on se doit de remettre à l'heure.

      Supprimer
  9. Il est très intéressant de voir les réactions de chacun lorsqu'il s'agit de déviation, transgression ou appropriation d'une œuvre d'art. L'élément majeur en la matière est la passion. Plus l'individu est passionné par le sujet, plus il sera intransigeant sur le comportement des présumés usurpateurs.
    Dans le cas présent, la motivation n'est visiblement pas artistique : la démarche de n'importe quel artiste farfelu à partir d'une œuvre existante pourra toujours être jugée créative, même par dérision.
    Mais les Beatles représentent un mythe, une sorte de sacralisation multi générationnelle et donc une manne financière à l’échelle mondiale, ce qui balaye totalement les scrupules et la déontologie de certains.
    ("Tout ce fric", hein , Fracas !)
    Les mêmes serait-ils capables d'investir dans la même démarche pour la premier album des Ramones ? (ou des Romanes...)
    Gil

    RépondreSupprimer
  10. Bof, moi j'ai aimé, bien aimé même. En connaissance de cause, à savoir que le remix était une manière de nous refourguer le poivre pour le cinquantenaire : un nouveau remaster n'aurait pas fait sérieux. Ce qui me gêne le plus c'est que ce remix soit l'oeuvre du "fils de". Seule la famille de feux Sir Georges Martin semble avoir le droit de toucher aux bandes... Ce qui aurait été fabuleux, puisqu'on cherche(rait ?) à nous faire redécouvrir l'album, ça aurait été de proposer carrément l'album en multipistes, libre à chacun de découvrir les entailles...

    RépondreSupprimer