ARCHIVES

jeudi 12 avril 2018

MOONRAISERS ~ Focus On Moonraisers [HMC. 2018]



Le public du Case à Chocs de Neuchâtel a assisté vendredi 6 avril à la renaissance d'un groupe. C'était le vernissage du nouveau disque de Moonraisers, un orchestre disparu depuis 2011. Moonraisers a été dans les années 2000 un véritable phénomène en Suisse romande. Bien qu'ancré dans la tradition du reggae, Moonraisers s'est permis quelque audaces qui ont participé à son succès. La présence d'un didgeridoo, instrument traditionnel des aborigènes australiens, n'est pas la moindre de ces audaces. On l'entend dans Lion gate et  Full moon. Sur scène, un morceau (Train of Baghdad) lui était entièrement consacré. Autre audace, la reprise de Hotel California des Eagles a été un succès sans précédent dans la Confédération pour un groupe de reggae. Ce titre tournait en boucle sur toutes les radios. A cette époque, je ne comptais plus les fois où j'ai entendu : "Moi, je n'aime pas le reggae, mais Moonraisers, j'aime bien". Né en 1992, Moonraisers a tourné sans discontinuer pendant 20 ans avant que Jaba, son chanteur et leader, ferme boutique, dégoûté par la politique culturelle suisse qui ne finance que la musique classique et ignore totalement les musiques rock et urbaines. Pour autant, Jaba se garde bien d'annoncer la reformation du groupe, ni sa renaissance. Selon "White Spliff", le surnom que lui ont donné les musiciens jamaïcains, c'était un concert, rien d'autre, juste pour saluer la sortie d'un album. Fidèle à mes habitudes, je ne vous présente pas la totalité du disque dont il est question, mais un florilège de titre piochés dans toute l'histoire du groupe.
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Back On Track
02 - Puppet Master
03 - One God
04 - Hotel California
05 - Full Moon
06 - Rise Up
07 - 8 Giants
08 - Rain A Fall
09 - Slave Station
10 - White Spliff
11 - Lion Gate
12 - Solidarity
13 - Letting Go
14 - Segregation
15 - Time Run
16 - Hope And Surprise
17 - Congo Square
18 - Why take It
19 - Funky Reggae Party
MP3 (320 kbps) + front cover



16 commentaires:

  1. Enfin un lustucru qui vient à ma rescousse en cette période où je me retrouve totalement fatigué et à la limite de la déprime. J'espère que ce chocolat suisse compliqué à la ganja va m'aider à me remettre d'aplomb. Merci Zocalo!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Totalement débordé par le boulot, j'ai profité d'une semaine d'arrêt pour faire la saga latino-américaine chez Keith. Mais j'ai aussi des projets pour toi, Jimmy...

      Supprimer
    2. Et puis il y a le Duke, dont j'apprécie chacun des posts.

      Supprimer
    3. Je savais les voisins alpins assez férus de progrock mais de reggae la je n’aurai pas risqué l’ecoute.
      J’ai testé et ça groove dur le reggae suisse.
      Un abrazo para todos
      Duke

      Supprimer
    4. ici en Suisse romande, il y a 2 ou 3 bons groupes de reggae..
      et un ancien précurseur du genre, un nommé Constantin..marrant.

      Supprimer
  2. Reggaemen… suisses…? Je liquide un litre de rhum arrangé et je me lance !!!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rhum ? Arrangé ? J'arrive !!!

      Supprimer
    2. J'ai une nouvelle cuvée "maison" toute fraiche cédrat-miel-gingembre...

      Supprimer
  3. Salut Zocalo, merci pour ce post qui me fait ressurgir le passé. Je me souviens de cette fête de la musique à Thionville où je me promenais sans grand espoir de trouver un podium "écoutable" quand la version reggae d' Hotel California a empli l'espace nocturne me menant au parc Napoléon où se trouvait la scène reggae. Quel pied que ce concert inattendu en plein air. Le son du Didgeridoo, la voix et le charisme du chanteur, un guitariste génial ... une heure de bonheur.
    A l'époque la scène reggae locale était très active et de belles pointures passaient ce jour là enchanter les rares oreilles présentes, enfants et adultes sur l'herbe, et dans l'odeur éponyme, entourés de doux illuminés rastaquouères gesticulant en douceur. Cette "culture" si je puis dire locale ,non pas l ' herbe, la musique, était liée à la faune gravitant autour du groupe local de la vallée des anges, de Nilvange, RIC où Roots Intention Crew dont les shows étaient hystériquement légendaires, 3 podologues reconvertis à la scène, sautillants (ils utilisaient un trempoline pour les bonds), costumes étonnants, chansons parfois un peu faibles et moralistes mais bon, ça tenait la route pour de belles soirées. leur site est encore actif avec chargement gratos des anciens albums : http://www.ric-music.com/albums/
    Quelques vidéos sur le net en parlent encore...
    PS : à Jimmy , je suis toujours à la rue avec le boulot, pas de temps pour partager. L'espoir d'une vie plus calme me fait encore passer ici et penser à vous.
    Lustucruellement vôtres. Amitiés

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut, avec Didyé Labar on a fait la 1ère partie de Moonraisers à Thionville justement... C'était en 2009, au Parc Napoléon, excellent souvenie de cette journée (au passage les gars de Moonraisers étaient vraiment sympas, et ça jouait bien ).
      Pour info RIC continue à sortir des albums et faire du live.
      Salut de la Vallée de l'Orne

      Supprimer
    2. Merci pour le lien Sorgual. Je vais aller voir. Ma culture reggae reste à faire.

      Supprimer
  4. Mon petit Zoc, je ne sais pas qui est ton dealer, mais il n'a que de la bonne came à proposer. Ce disque en est un parfait exemple : du bon vieux reggae original et cool du slibard !
    Et puis, il y a cette reprise d'Hotel California qui est un modèle du genre : la mélodie est bien là, mais passée à la moulinette reggae avec justesse. Même le sublime solo final est là, idem et différent… mais toujours aussi bandant !

    RépondreSupprimer
  5. y'a des choses très sympas dans cette compilation... vraiment.... ben Bandant pour reprendre Keith! merci bcp du partage qui, on l'espère, va ensoleiller du dedans ce bon vieux JJ

    RépondreSupprimer