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jeudi 6 avril 2017
mercredi 5 avril 2017
VARIOUS ARTISTS ~ Aranjuez [HMC. 2017]
Cette
compilation a tout d'une imposture. Au départ, j'avais prévu de
mettre en application ce que j'avais répondu à Jimmy, à savoir
composer de A à Z un florilège les pieds dans l'herbe, au soleil,
avec un laptop et un casque. J'avais donc préparé une première
sélection de trente-cinq titres, chargé à bloc mon portable, pris le
volant pour rejoindre un jardin paradisiaque de ma connaissance,
préparé un répétiteur wifi pour le cas où la couverture eût été
insuffisante. Bref, l'ascension du K2 par Lacedelli et Compagnoni, en
comparaison, était une gentille balade improvisée. Et là, nous
sommes dimanche, et il pleut. Cette
compilation a donc été réalisée au chaud, une tasse de thé à la
main, et sur un système hi-fi pas très éloigné de celui de Jimmy
sur son île déserte.
C'est
à Paris, en 1939, que Joaquin Rodrigo composa le Concierto
de Aranjuez. Malgré cela,
l'inspiration de cette œuvre ne doit rien à la France. Son nom se
veut un hommage aux sublimes jardins du Palais Royal d'Aranjuez, près de
Madrid. C'est aussi un concerto pour guitare, instrument emblématique
de la péninsule. Il est composé de trois mouvements,
Allegro con spirito,
Adagio
et Allegro gentile. Les
musiciens non classiques ne vont s'intéresser qu'à l'adagio, ce qui
fait que cette sélection présente le concerto sous une forme un
peu bizarre. Entre le premier et le dernier mouvements, ce sont dix
interprétations de l'adagio que vous allez entendre. Si
le jazz est largement majoritaire, on trouve également des versions
chantées, dont celle très célèbre de notre Richard Anthony
national. Plus rares, deux versions en portugais interprétées par
Amália Rodrigues et Dulce Pontes, chanteuses de fado. Pour
en revenir au premier mouvement, j'ai choisi l'interprétation très
délicate de la guitariste japonaise Kaori Muraji. Le dernier
mouvement est quant à lui joué avec énergie par Paco de Lucía.
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]
P.S. : on croit être convié à une promenade dans un jardin espagnol et l'on se retrouve assit, le fessier sur la lune, à contempler les étoiles... Ce florilège magnifique mériterait de s'offrir au plus grand nombre, mais seuls les plus malins, visiteurs de ce superbe petit blog (ouille, les chevilles !), pourront en profiter. Un véritable délice, du début à la fin.
Jimmy
Jimmy
01 - Kaori Muraji - ロドリーゴ:アランフェス協奏曲 [Allegro Con Spirito]
02 - Miles Davis & Gil Evans - Concierto De Aranjuez (Adagio)
03 - Dulce Pontes - Meu Amor Sem Aranjuez
04 - Dorothy Ashby - Concierto De Aranjuez
05 - Joe Diorio - Adagio From Concerto Di Aranjuez
06 - Richard Anthony - Aranjuez Mon Amour
07 - Santana Brothers - En Aranjuez Con Tu Amor
08 - Chris Botti - En Aranjuez Con Tu Amor
09 - Amália Rodrigues - Em Aranjuez Com Teu Amor
10 - Brassed Off OST - Rodrigo's Concierto D'Orange Juice
11 - Chick Corea & Hiromi Uehara - Concierto De Aranjuez
12 - Paco de Lucía - Concierto De Aranjuez Allegro Gentile
mardi 4 avril 2017
Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 134
134. JANITOR OF LUNACY [NICO]
Il n'y a pas de hasard, le destin hurle à la mort... La vengeance, peut-être, aura fait chuter quelques fantômes de leur hamac... Des phrases qu'emporte le vent...
L'album s'ouvre sur Janitor of lunacy, la chanson préférée de Nico, celle qu'elle interprétait à chaque concert.
Sur la première note de l'harmonium, « le Monstre » se retourna doucement dans son coma... « Janitor of lunacy, paralyze my infancy, petrify the empty cradle, bring hope to them and me (Cerbère de la folie, paralyse ma petite enfance, pétrifie le berceau vacant, porte-leur espoir comme à moi). » Le chien à trois têtes empeste l'odeur nauséabonde des Enfers... Et « le Monstre » ne pourra plus s'enfuir... Je revis la scène pour la millième fois : la pointe de ma bottine frappant ses testicules recroquevillées par une trouille immense... « Mortalize my memory, deceive the devil's deed (Donne la mort à ma mémoire, déjoue le fait du diable). » Comment oublier quand les sirènes de flics se compliquent aux crissements du sable qui me mord les pieds ? « Tolerate my jealousy, recognize the desperate need (Tolère ma jalousie, reconnais le besoin acharné). » Autant lancer une prière dans le désert. La cicatrice intérieure se creuse encore un peu. « Janitor of lunacy, identify my destiny, revive the living dream, forgive their begging scream (Cerbère de la folie, identifie ma destinée, ranime le rêve vivant, pardonne leur cri suppliant). » Il n'y a pas de hasard, le destin hurle à la mort... les fantômes laissent tomber leur masque sur le trottoir ensanglanté... Je ne me souviens plus des suppliques du « Monstre »... « Disease the brething grief (Invalide le chagrin haletant). » Si seulement... Il fait une chaleur à crever sur cette île déserte...
Janitor of lunacy, ce n'est pas exactement : « Be bop a Lula, she's my babe » avec tout le respect que l'on doit à Mr. Vincent !
Nico, aussi appelée : « la déesse de la lune »... D'abord modèle qui fit frémir les couvertures de Vogue, puis cover girl pour quelques pochettes de disques de jazz, bien avant qu'elle ne s'imagine en chanteuse. D'actrice dans la Dolce vita de Federico Fellini, elle deviendra l'atout charme du Velvet Underground (avec une toute petite poignée de chansons à interpréter et quelques faméliques coups de tambourin à asséner (tiens, ça me rappelle étrangement quelqu'un de connaissance !)). Nico, un trajet unique pour devenir une artiste encore plus unique dans le monde de la « pop » (avec de très larges guillemets). On connaît son admiration pour Nusrat Fateh Ali Khan (magnifique chanteur et musicien pakistanais, dont elle parla avant tout le monde), son goût pour les harmonies inspirées des folklores eurasiens, ses inclinaisons vers les troubadours courtois ou les lieder de Gustave Mahler... Quelques références qui ne manqueront pas d’effaroucher ceux qui, pourtant, ne cessaient de vanter l'originalité du Velvet Underground, mais je suppose que l'originalité à ses limites, comme la beauté, et certains jugeaient celle de Nico glaciale – des gens, certainement, capables de confondre le Pérou et le Groenland ! Heureusement, Olympia m'avait enseigné comment ne pas craindre les très belles filles.
L'harmonium est une drogue, il suffit d'aspirer le souffle des vents pour tournoyer tel un derviche avant de se laisser glisser vers les profondeurs de l'enchantement.
The Falconer (Le Fauconnier) : « The falconer is sitting on his summersand at dawn unlocking flooded silvercages and with a silverdin arise all the lovely faces and the lovely silverstraces erase my empty pages (Le fauconnier est posté à l'aube sur sa plage d'été déverrouillant les cages d'argent inondés et en un tumulte argentin se lèvent tous les ravissants visages et les ravissants tracés d'argent effacent le blanc de mes pages). » Retrouver un à un les visages des fantômes et s'endormir en paix dans les draps propres des pages immaculées.
My Only child (Mon Unique enfant) : « There are no words no ears no eyes to show them what you know (Il n'existe pas de mots ni d'oreilles ni d'yeux pour leur montrer ce que tu sais). » Eleonore, ma petite princesse, toi qui range les disques les yeux fermés, et toi qui sauve mon aventure. Je suis si heureux que tu écoutes Nico en mon absence, toi qui l'a trouvait : « trop flippante » !
Abschied (Adieu) : « Sein köper bewegt sich nicht, im traume sich endlich sein zwingen vergisst (Son corps ne bouge pas, en rêve enfin s'oublie sa crainte) ». Dort, petit monstre, et laisse-moi rêver !
Le disque tourna et tourna encore, il tournait toujours quand le bruit des pales d'un hélicoptère vint troubler la nouvelle harmonie de l'île.
Mes deux obèses préférés gagnèrent la plage dans un ridicule canot pneumatique qui manqua de chavirer sous leur poids.
« Je sais que je suis en train de rêver, vous ne me la ferez plus ! »
Ils quittèrent définitivement mes songes en maugréant...
lundi 3 avril 2017
VARIOUS ARTISTS ~ In The Garden [HMC. 2017]
C'est le printemps. Ne faites pas comme moi, profitez des charmes de Dame Nature au lieu de rester bloquer devant votre ordinateur ! Mais que cela ne vous empêche pas d'emporter mon petit florilège.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]
Merci à Echiré pour la photographie d'accompagnement.
Merci à Echiré pour la photographie d'accompagnement.
01 - BOB DYLAN - In The Garden
02 - NICK CAVE & THE BAD SEEDS - The Willow Garden
03 - KEVIN COYNE - The Garden Gate Song
04 - MICKEY FINN - Garden Of My Mind
05 - THEM - Walking In The Queen's Garden
06 - THE BEATLES - Octopuss Garden
07 - THE BYRDS - Mind Gardens
08 - RABIH ABOU-KHALIL - Jardin De Chine
09 - GERARD MANSET - Dans Un Jardin Que Je Sais
10 - EMMYLOU HARRIS - In The Garden
11 - BILL FAY - Garden Song
12 - DUNCAN BROWNE - Chloe In The Garden
13 - J.J. CALE - Rose In The Garden
14 - THE STRANGLERS - Cruel Garden
15 - SIOUXSIE & THE BANSHEES - Hong Kong Garden
16 - TAXI GIRL - Petit Jardin Chinois
17 - THE CURE - The Hanging Garden
18 - NICO - The Hanging Gardens Of Semiramis
MP3 (320 kbps) + artwork
COOL 18
dimanche 2 avril 2017
COOL VIDS : Billie Holiday ~ Strange Fruit [Rare Live Footage]
Southern trees bear strange fruit
Les arbres du Sud portent un fruit étrange
Blood on the leaves and blood on the root
Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines
Black bodies swinging in the southern breeze
Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud
Strange fruit hanging from poplar trees
Un fruit étrange suspendu aux peupliers
Blood on the leaves and blood on the root
Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines
Black bodies swinging in the southern breeze
Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud
Strange fruit hanging from poplar trees
Un fruit étrange suspendu aux peupliers
Pastoral scene of the gallant South
Scène pastorale du vaillant Sud
The bulging eyes and the twisted mouth
Les yeux révulsés et la bouche déformée
Scent of magnolia sweet and fresh
Le parfum des magnolias doux et printanier
Then the sudden smell of burning flesh
Puis l'odeur soudaine de la chair qui brûle
Scène pastorale du vaillant Sud
The bulging eyes and the twisted mouth
Les yeux révulsés et la bouche déformée
Scent of magnolia sweet and fresh
Le parfum des magnolias doux et printanier
Then the sudden smell of burning flesh
Puis l'odeur soudaine de la chair qui brûle
Here is a fruit for the crows to pluck
Voici un fruit que les corbeaux picorent
For the rain to gather, for the wind to suck
Que la pluie fait pousser, que le vent assèche
For the sun to ripe, to the tree to drop
Que le soleil fait mûrir, que l'arbre fait tomber
Here is a strange and bitter crop !
Voici une bien étrange et amère récolte !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]
Voici un fruit que les corbeaux picorent
For the rain to gather, for the wind to suck
Que la pluie fait pousser, que le vent assèche
For the sun to ripe, to the tree to drop
Que le soleil fait mûrir, que l'arbre fait tomber
Here is a strange and bitter crop !
Voici une bien étrange et amère récolte !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]
samedi 1 avril 2017
vendredi 31 mars 2017
EMMYLOU HARRIS ~ Pieces Of The Sky [1975]
Quand on est gamin et qu'on découvre les Byrds (un des dix (voire des cinq) groupes les plus importants de l'Histoire), on est tranquille pour se ruiner (le cœur et le portefeuille) pendant quelques années ! Leur discographie est une mine d'or, mais, comme si ce n'était pas suffisant, au fond de la mine, on trouvera une carte aux trésors menant vers cent autres fabuleux objets. Or donc (entre autres exemples), celui qui achètera un de leurs premiers chefs-d'oeuvre poussera obligatoirement (à moins d'être un peu benêt !) jusqu'au magnifique Sweetheart of the rodeo, ce qui l'entraînera tout aussi naturellement vers les merveilleux albums de Gram Parsons. Là, il tombera d'une commotion émotionnelle en découvrant la version de Love hurts en duo avec la gracieuse, l'ensorceleuse Emmylou (en plus d'avoir ce prénom tellement cool, jamais une chanteuse (à l'exception de Sa Majesté Hope Sandoval !) n'a autant eu la voix de son physique - quand on peut joindre l'utile à l'agréable, il n'y aucune raison de se gêner !). Forcément (à moins d'être un peu niais !), le fan continuera l'aventure en franchissant la porte de la chambre de la demoiselle. Personnellement, j'ai un peu de mal avec les titres les plus enlevés, lesquels, à mon goût, sentent un peu trop "la fête du rodéo", mais les ballades, nettement majoritaires, sont un délice de tous les instants. La cowgirl retire ses bottes et vous invite à "rêver dans la grotte où nage la sirène"... Gare à l’envoûtement !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]
01 - Bluebird Wine
02 - Too Far Gone
03 - If I Could Only Win Your Love
04 - Boulder To Birmingham
05 - Before Believing
06 - Bottle Let Me Down
07 - Sleepless Nights
08 - Coat Of Many Colors
09 - For No One
10 - Queen Of The Silver Dollar
11 - Hank And Lefty [Bonus Previously Unissued]
12 - California Cottonfields [Bonus Previously Unissued]
MP3 (320 kbps) + artwork
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