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vendredi 30 mars 2018

BLONDIE ~ Parallel Lines [Expanded Edition] [1978]


Où comment une petite serveuse de bar (le Max's Kansas City, tout de même), après deux essais peu convaincants au sein de Wind In The Willows puis des Stilletos, parvint définitivement à voler le cœur des adolescents du monde entier... Sur n'importe quelle autre chanteuse, le blond platine, les robes moulantes sans soutien-gorge et les mules à talons hauts auraient fait vulgaires, mais pas sur Debbie - parce que, comme dans la chanson, elle était touchée par la grâce. Deborah Harry : on dirait un nom d'héroïne de polar, le genre à écluser bière sur bière sans jamais se rendre "au petit coin" (les initiés comprendront). En fait, elle naît Angela Tremble (pas mal non plus) avant d'être adoptée à l'âge de trois mois... Ce qui frappa l'auditeur dès le premier single (X-Offender, 1976), c'est cette voix "de sucre d'orge", cet organe de Marilyn new wave, mais la gamine savait également se montrer mordante, quand le besoin s'en faisait sentir. Debbie ne se contentait pas d'un joli petit timbre sexy, c'était et c'est encore une vraie grande chanteuse, capable d'assurer dans tous les registres - et les garçons (ils sont tellement bons qu'ils parviendraient presque à se faire oublier) ne reculaient devant rien : ni le rock cinglant (reprise du Hanging on the telephone des Nerves, conseillé par le président de leur fan club (un certain Jeffrey Lee Pierce)), ni la pop néo sixties (le délectable Sunday girl), ni la "zarbi touch" (Fade away and radiate avec Robert Fripp en invité surprise), ni même une tentative disco (Heart of glass, l'un des rares à se laisser écouter sans envie de régurgitation), sans oublier le bonbon bonus (reprise de T.Rex)... Ce disque ne vieillira jamais.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]

         

01 - Hanging On The Telephone
02 - One Way Or Another
03 - Picture This
04 - Fade Away And Radiate
05 - Pretty Baby
06 - I Know But I Don't Know
07 - 11.59
08 - Will Anything Happen
09 - Sunday Girl
10 - Heart Of Glass
11 - I'm Gonna Love You Too
12 - Just Go Away
13 - Once I Had A Love [aka 'The Disco Song'] [1978 Version]
14 - Bang A Gong (Get It On) [Live]
15 - I Know But I Don't Know [Live]
16 - Hanging On The Telephone [Live]
MP3 (320 kbps) + artwork


mercredi 28 mars 2018

PORTFOLIO : never trust a hippy ?!








Vous aurez bien sûr reconnu nos amis David, John, Mick, Joe, Topper, Jello et Debbie ! 


mardi 27 mars 2018

THE JOHNNY CLASH PROJECT ~ The Johnny Clash Project [2018]


Un opérateur n'a pas hésité à parler de : "méchante grosse couille dans le potage !" En haut lieu, on préfère évoquer une faille spatio-temporelle... Johnny Cash chantant : I'm so bored with the U.S.A., White riot ou London's burning : tout le monde hurle que c'est impossible et, pourtant, ça pendouille sous notre nez, ça dégouline des enceintes... Les plus vicieux attendent la version de Never mind the Bullocks par Diana Ross & The Supremes ou Rattus norvegicus interprété par le Johnny Burnette Trio, pendant que quelques érudits se replongent dans l'oeuvre de Nostradamus... Pour une fois qu'il se passe quelque chose d'un peu excitant dans cette époque fatiguée, on ne devrait peut-être pas s'en plaindre !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]

    
01 - Janie Jones
02 - Remote Control
03 - I'm So Bored With The U.S.A.
04 - White Riot
05 - Hate And War
06 - What's My Name
07 - Deny
08 - London's Burning
09 - Career Opportunities
10 - Cheat
11 - Protex Blue
12 - Police And Thieves
13 - 48 Hours
14 - Garageland
MP3 (320 kbps) + front cover


lundi 26 mars 2018

COOL VIDS ~ Les Excellents...



 


Pour tenter de me faire pardonner ces dix longues journées d'absence, j'ai choisi un post qui devrait ravir le plus grand nombre parmi nos fidèles. Malheureusement, il m'est impossible de vous proposer un album car leur répertoire mis bout à bout ne doit pas excéder le quart d'heure. Qu'importe, la qualité ne se mesure pas en terme de kilomètres. Les Excellents, ne reculant devant aucun sacrifice, ont décidé de révolutionner la pop music en réinterprétant ses plus beaux hymnes de façon moderne et décomplexée. Les mots manquent pour traduire un tel bouleversement émotionnel. Pour davantage de plaisir, vous pourrez les retrouver sur leur page Facebook ou sur Youtube :

https://www.facebook.com/search/top/?q=les%20excellents%20dans%20les%20chefs-d%27oeuvre%20du%20rock%20massacr%C3%A9s...

https://www.youtube.com/channel/UCwYEIw8MxA5_HkGz-Uf7c4A

   

vendredi 16 mars 2018

CHRIS FARLOWE ~ Live At The BBC [2CD] [C. 2017]


Et, soudain, la vie décida de se baigner dans le soleil !... Maintenant que cette chère vieille "Beeb" a décidé d'ouvrir ses coffres aux trésors, on n'a pas pas fini de se vautrer dans la régalade... Un nom, une pochette, et on file vers la caisse plus vite que ses pieds, sans même demander un sourire à la vendeuse !... Toute proportion gardée (il va sans dire !), Chris Farlowe était un peu le James Carr de la soul aux yeux bleus : un singer-singer à peu près incapable de composer quoique ce soit, mais un type élégant (dans la version latine du mot : "qui sait choisir") sachant offrir une nouvelle existence extatique à n'importe qu'elle merveille en sommeil. Quand on l'entend parler lors de ses entretiens à la BBC, on a l'impression que le gars est atteint d'un cancer de la gorge en phase terminale, mais quand il se met à chanter, soudain, les oiseaux se taisent (surtout que ses Thunderbirds n'étaient pas exactement des manchots) ! L'expression : "syndrome de Stockholm" aurait pu être inventée pour lui : les petits comme les grands enfants adorent se faire croquer par cet ogre merveilleux ! Chris Farlowe était l'un des plus exceptionnels chanteurs du Swinging London et, inexplicablement, l'immense majorité semble l'avoir oublié ; ce mirifique florilège remet Big Ben au milieu du village. La Grande, la Très Grande Classe !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]     


CD1 :
01 - Watcha Gonna Do Baby
02 - Interview Chris Farlowe Talks About His Musical Background
03 - The Fool
04 - Rockin' Pneumonia And The Boogie Woogie Flu
05 - Interview Chris Farlowe Talks About Recording And Touring
06 - Think
07 - Don't Just Look At Me
08 - Mr Pitiful
09 - Interview Chris Farlowe Talks About His Unique Voice And Mick Jagger
10 - Out Of Time
11 - It's A Man's Man's Man's World
12 - I Got You (I Feel Good)
13 - We're Doing Fine
14 - Interview Chris Farlowe Talks About 'Out Of Time'
15 - Ride On Baby
16 - Headlines
CD2 :
01 - Bread
02 - North, South, East And West
03 - I Can't Get You Out Of My Mind
04 - Interview Chris Farlowe Talks About 'My Way Of Giving'
05 - My Way Of Giving
06 - What Becomes Of The Broken Hearted
07 - Paint It Black [Version 1]
08 - Interview Chris Farlowe Talks About 'Yesterday's Papers'
09 - Yesterday's Papers
10 - I Just Don't Know What To Do With Myself
11 - North, South East And West
12 - Summertime
13 - Interview Chris Farlowe Talks About 'Moanin'
14 - Moanin'
15 - Paint It Black [Version 2]
16 - Interview Chris Farlowe Talks About Touring And 'Paint It Black'
17 - Paint It Black  [Version 3]
18 - Reason To Believe
19 - Do What You Gotta Do
20 - Gemini
21 - Dawn
22 - That's Why
MP3 (320 kbps) + artwork



mercredi 14 mars 2018

MÔNICA VASCONCELOS ~ The São Paulo Tapes - Brazilian Resistance Songs [2017]


J'étais justement en train de me demander ce que devenait Robert Wyatt, quand j'ai lu qu'il avait produit cet album... Il y aurait un livre à écrire sur ces pays qui ressemblent à l'idée qu'on pourrait se faire du Paradis et qui ont souffert mille maux, mille misères... Ici, il est évidemment question de la dictature militaire qui débuta suite au coup d'état du 31 mars 1964 et qui s'éternisa jusqu'en 1985. La chanteuse Mônica Vasconcelos et le bon Bob ont recueilli dix magnifiques chansons de protestation brésiliennes datant des années soixante et soixante-dix. Pour échapper à la censure, les versions originales maquillaient les paroles sous des expressions amoureuses ou nostalgiques, mais chacun savait que Angela traitait des prisonniers politiques mystérieusement disparus ou que Abre alas était une métaphore sur la libération. Cet album est un merveilleux devoir de mémoire ou chaque bossa et chaque samba vous mord le cœur avec autant de tristesse que de tendresse.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]       




01 - Agnus Sei
02 - Disparada
03 - Angelica
04 - Interlude I
05 - O Ronco Da Cuica
06 - Aos Nossos Filhos
07 - Abre Alas
08 - Interlude II
09 - Comportamento Geral
10 - Sete Cenas De Imyra
11 - Mestre-Sala Dos Mares
12 - London London
MP3 (320 kbps)


vendredi 9 mars 2018

SUPERGRASS ~ Road To Rouen [2005]


"But I just can’t get my head around what you want."
J’ai craqué en 2015 sur un album a-priori improbable mais l’a-priori et l’improbable étant deux des principales mamelles de la mauvaise foi j’aime autant vous dire que je me suis senti à l’aise. En 2013 déjà ça m’était arrivé, ainsi qu’un incalculable nombre d’autres fois mais comme elles n’entrent pas dans le plan soigneusement préétabli de ce texte on en restera là. Pour être plus précis (il faut toujours être précis) The Argument (2013) de Grant Hart me fut beaucoup plus inchroniquable qu’improbable. Pour Matador (2015) de Gaz Coombes (ce nom !) c’est clair net et précis, les deux cases sont cochées. "Mais quel est leur point commun ?" me direz-vous : "ah bon parce qu’il en faut un ?" vous répondrai-je. Si ce n’est que les deux loustics œuvrèrent chacun dans une formation qui m’a toujours fasciné, le power-trio, et en l’occurrence deux groupes plutôt sous-estimés, chacun à sa façon. On va passer sur Hüsker Dü, ça m’évitera le reproche de mono-maniaquerie, certes il ne me gêne pas plus que l’a-priori improbable mais ça me fera gagner du temps. Supergrass, donc, nous y voilà. Lors de l’établissement de la trame de ce texte, car 2018 sera sérieuse ou ne sera pas, j’ai envisagé des axes, tiré des traits, établi des chapitres et sous-chapitre et clairement déterminé qu’entre 1995 et 2015 le milieu serait un choix cohérent, il faut toujours être cohérent et éviter le pire, à savoir paraître décousu, cette sale manie qui constitue le meilleur moyen pour perdre ses lecteurs. En 2005 sortit ce que certains, dont je n’ai pas les noms, considèrent comme le chef-d’œuvre du groupe, astucieusement nommé et à plus d’un titre, vous demanderez à Joey Ramone d’un côté et à votre prof d’anglais de sixième de l’autre (requêtes théoriques, on est d’accord), Road to Rouen. J’aurais pu, j’aurais du choisir 1995, année-phare de la Brit-pop qui accoucha de cet astre qui illuminera l’histoire de notre musique pendant des décennies encore, vous l’avez compris je veux bien sûr parler de (What’s the story) morning glory? Hahahaaaaarrrrr !!! J’y pense, un jour quand j’aurai le temps faudra que je vous parle de ce bar à Glasgow qui fait open-mic le dimanche et qui a établi quelques règles (j’ai gardé le flyer qui en témoigne), je vous en livre deux en VO : "free drinks for the bands playing", "free kicking for those playing Wonderwall". Non mais en fait j’ai le temps, allons-y : alors c’est un bar à Glasgow qui… euh merde, désolé. Ah si, c’est aussi là que j’ai découvert la Punk de chez Brewdog, le créateur en est un sacré loustic je vous laisse fouiller. Ils font aussi la Hardcore chez Brewdog, elle est plus forte et plus adaptée aux fans de Hüsker Dü j’imagine. Je sais que Charlu préfère les bières épaisses, 15° mini, genre chocolat chaud, mais ce mec-là n’est pas comme nous. Bon j’arrête, je sais c’est malvenu de ma part mais je vous propose de redevenir sérieux deux minutes. I Should coco (1995) est la vraie perle (ici se cache un jeu de mots, sauras-tu le trouver si tu es allergique au gluten ?) de l’année et tient une place à part dans ma discothèque : trois tronches de branleurs ultimes, un chanteur-compositeur-guitariste inspiré et sobre (en tout cas avec sa guitare, c’est là que je trouve régulièrement mes génies, dans une rythmique sobre et inspirée) et une multitude d’influences revendiquées, quelles qu’elles soient, sans distinction de bon ou mauvais goût, le résultat est tout bonnement incroyable, drôle, varié, authentique et rafraîchissant. Et sous-estimé, j’y reviens, non pas en terme de succès mais sans doute en terme de brillance et d’Importance avec un grand I. Pour moi tout au moins. En effet ce fut à sa sortie un cadeau de mon fils pour mon anniversaire. Il avait beau être immergé malgré lui depuis sa naissance dans une certaine musique j’avais été très agréablement surpris, merde il n’avait que neuf ans et YouTube n’existait pas ! Tout ça pour dire que j’en avais des choses à écrire sur I Should coco et que sans ce putain de schéma préétabli que désormais j’utiliserai avant l’écriture de chaque chronique, car 2018 sera sérieuse ou ne sera pas, hé ben j’aurais pas à m’emmerder à chercher à trouver des arguments pour vous convaincre d’écouter, sans a-priori aucun (les a-priori c’est un truc de branleurs), Road to Rouen, le Chef-d’Œuvre de Supergrass. Le coup du chef- d’œuvre en tout cas c’est sûr ça suffira pas. Le coup du power-trio non plus, je crois bien que le frangin de Gaz tient les claviers sur ce disque, ça fait qu’ils sont quatre. Bon ben tant pis, je sais que je devrais pas mais je vais vous faire confiance et je me dis que si vous avez tenu jusqu’ici vous vous laisserez volontiers, ça coûte rien, griser par le groove paresseux de Tales of endurance, pts. 4,5 & 6 le premier morceau de ce disque qui dans son ensemble ressemble autant à rien qu’à tout ce que vous connaissez déjà et aimez/détestez, à un moment j’ai même cru y percevoir un peu de variét’ Elton-John-Style mais même pas peur (vous pouvez vérifier, c’est écrit pus haut : "multitude d’influences revendiquées, etc."). Ce premier morceau, c’est somme toute logique ici, ne ressemble absolument pas au suivant qui lui ne ressemblera pas vraiment au suivant qui… vous avez saisi. A-priori impossible donc d’atteindre le résultat que vous avez entre les oreilles, au bout du compte : l’homogénéité rare d’un disque qui file tout seul, on nage en plein bonheur, à peine dérangé par l’orgasme que déclenchera immanquablement Kick in the teeth (je suis personnellement capable de l’atteindre, euh… l’écouter plusieurs fois d’affilée) Mais si les a-priori c’est pour les branleurs, le génie aussi. Restera la question suivante, car oui je connais mon monde : "après nous avoir bassiné avec tout ça, comment qualifier d’improbable Matador, le premier disque solo de Gaz Coombes ?" Je sais pas, j’y ai pas encore réfléchi et j’ai un texte à finir. Me voilà donc au terme du projet que je m’étais fixé, vous parler de Supergrass et plus précisément (toujours cette importance d’être précis) de Road to Rouen de manière constructive, éclairée et carrée. Vient le temps de la relecture et des vérifications d’usage. J’appelle donc mon fils au téléphone (WhatsApp en fait, il est au Canada et on n’est plus en 1995), tout fier, et lui relate par le menu ce que je viens de vous infliger. Un blanc… "Tu te fous de ma gueule ?" me dit-il. En fait, pas exactement, mon fils est bien plus cool, posé et poli que moi, mais c’est le sens. "Le disque dont tu me parles c’est toi qui me l’as offert en me disant que c’était super cool et parfaitement adapté aux oreilles du gamin de neuf ans que j’étais, et franchement t’avais par tort." En substance. "…par contre quand je voulais l’écouter il fallait que je descende le chercher dans TA pile de disques. Je les connais tes cadeaux." Héééé merde…
Everett W. GILLES [Vous pendrez bien le temps d’un petit commentaire !]


01 - Tales Of Endurance, Pts. 4, 5 & 6
02 - St. Petersburg
03 - Sad Girl
04 - Roxy
05 - Coffee In The Pot
06 - Road To Rouen
07 - Kick In The Teeth
08 - Low C
09 - Fin
MP3 (320 kbps) + Cover + Pix ’95 ’05 & ’15