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vendredi 5 mai 2017

ARTISTES DIVERS ~ Jazz En France - Volume I : Les Pionniers [HMC. 2017]


Nous sommes au début du 20ème siècle. L'Europe va bientôt s'embraser dans le conflit de la première guerre mondiale. A l'occasion de l'entrée en guerre des Etats-Unis, le 6 avril 1917, les échanges entre les deux continents vont s'accélérer, notamment dans le domaine culturel. Et parmi les toutes dernières nouveautés en vogue aux USA figure une musique dont l'audace et la sauvagerie vont subjuguer les intellectuels français : le jazz. Officiellement né le 26 février 1917 avec l'enregistrement de Livery Stable Blues par l'Original Dixieland Jazz Band, le jazz existait déjà en France. Mais oui ! Ce premier chapitre de notre feuilleton consacré à l'histoire du jazz en France comporte deux enregistrements datant de 1906 (!) et de 1912. Alors certes, on ne parle encore ici de jazz, mais plutôt de ragtime, de charleston ou de cake-walk. Mais ne chipotons pas, ces styles musicaux font partie des éléments constitutifs du jazz des origines. Les premiers contacts des musiciens français avec la nouvelle musique se font à l'occasion de la venue d'orchestres (ou plutôt de "revues") américains en France. On pense bien sûr à la fameuse Revue Nègre, avec Sidney Bechet et Josephine Baker, qui changea durablement la perception du jazz à Paris. Mais bien plus tôt, certains orchestres avaient fait le déplacement avec le corps expéditionnaire états-unien et avaient laissé quelques rares traces discographiques en France. Il faut aussi évoquer ici le rôle de Julien Porret, un musicien classique envoyé en mission aux Etats-unis avec un orchestre d'harmonie afin de décider, rien moins, les autorités américaines d'entrer en guerre aux côtés de la France. Rentré en France, Julien contribuera à faire connaître le jazz dans notre pays. Ce premier volume sur le jazz français ne comporte que des enregistrements réalisés avant le début de la seconde guerre mondiale. On y trouve déjà des acteurs essentiels du jazz de la Libération : Alix Combelle, Philippe Brun, Ray Ventura, Django Reinhardt et Stéphane Grapelli qui ne joue encore ici que du piano. J'ai conscience que les enregistrements que je vous présente ne sont pas les plus faciles d'approche. Qualité sonore limitée par la technique de l'époque, styles musicaux seulement connus des historiens du jazz, ce sont cependant de véritables archives, d'une rareté telle qu'il est difficile de les trouver même sur le net. Du moins jusqu'à aujourd'hui. 
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Musique De La Garde Républicaine - Le Vrai Cake Walk [1906]
02 - Orchestre Tzigane Du Volney - Oh! That Yankianna Rag [1912]
03 - Marcel's Jazz Band Des Folies Bergères - For Me And My Gal [1919]
04 - Hot Boys Band Direction Rumolino - Original Charleston Strut [1923]
05 - Orchestre Billy Max Direction Stiklen - Out Bois De Boulogne Way [1924]
06 - Columbia Dance Orchestra - Original Smack Bottom [1926]
07 - Orchestre De Jazz Du Moulin Rouge - Pour Danser Le Charleston [1926]
08 - Ray Ventura And His Collegians - I'm Afraid Of You [1928]
09 - Grégor Et Ses Grégoriens - Les Jours Heureux Sont Revenus (Happy Days Are Here Again) [1930]
10 - Léo Poll Et Son Orchestre - Dizzy Dan [1930]
11 - Guido Curti Et Son Orchestre Du Lido - Swaying Movements [1931]
12 - Philippe Parès Et Son Orchestre-Jazz - Down Dixie Way [1931]
13 - Patrick Et Son Orchestre De Danse - Okay, Toots [1934]
14 - Alix Combelle - Exactly Like You [1937]
15 - André Ekyan - Pennies From Heaven [1937]
16 - Michel Warlop Et Son Orchestre - Taj Mahal [1937]
17 - Philippe Brun And His Swing Band - College Stomp [1937]
18 - Gus Viseur - Daphné [1938]
19 - Philippe Brun And His Swing Band - Ridin' Along The Moscova [1938]
20 - Danny Polo - Doing The Gorgonzola [1939]
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 33



jeudi 4 mai 2017

THE GUN CLUB ~ In My Room [2017]


Plus de vingt ans après la tragique disparition du génial Jeffrey Lee Pierce, les fans n'espéraient même plus un quelconque fond de tiroir poussiéreux. Ils s'estimaient déjà bien heureux que ses amis aient enregistré les trois magnifiques volumes de Sessions project. Et voilà que tombe cet improbable In my room, retrouvé, sans doute, par un oublieux qui mériterait le goudron et les plumes voire une cravate en corde de chanvre. Le premier titre voix (ah, réécouter l'organe de Jeffrey sur un inédit...) et guitare (avec force giclées de slide) pouvait laisser présumer un album acoustique (ce qui n'aurait pas été vilain), mais dès le deuxième morceau (de bravoure) l'électricité nous est rendue et nous rappelle combien Jeffrey aimait s'approprier les sublimes entrelacs des magiciens Richard Lloyd & Tom Verlaine. La suite nous offre une reprise du Land of a thousand dances de Chris Kenner (popularisé par l'immense Wilson Pickett) sur laquelle notre "Ramblin' Lee" harangue un public imaginaire ! C'est dément ! Les chansons défilent magnifiquement et, soudain, je me rend compte que je suis retourné dans le corps de mes dix-sept ans ! Et ce n'est certainement pas cette relecture foudroyante de I Can't explain qui va me faire redescendre... Je plains les simples d'esprit et les gens de peu de foi qui abandonnèrent le Gun Club après The Las Vegas Story sous prétexte qu'on leur avait dit que c'était moins bien qu'avant. Ce qu'ils ne comprirent pas, c'est que moins bien qu'avant chez le Gun Club, c'était encore nettement mieux que le tout courant. Le vrai fan, lui, ne pourra être déçu par cette merveille inespérée. Les mots me manquent, je patauge dans mon émotion. Je crois que je me suis perdu au milieu de ce billet... Je peine à écouter autre chose. Cette nuit, je me suis levé alors que la lune baignait encore dans son drap noir et pluvieux pour le rejouer une énième fois. Je ne sais quoi vous dire de plus. De toute façon, ceux qui doivent savoir l'ont certainement déjà écouté.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]     

  
01 - Be My Kid
02 - L.A. Is Always Real
03 - Land Of 1000 Dances
04 - City In Pain
05 - In My Room
06 - Shame And Pain
07 - Zonar Roze
08 - B-Side Jammin'
09 - I Can't Explain
10 - Sorrow Knows
11 - Keys To The Kingdom [Instrumental]
12 - Not Supposed To Be That Way
13 - Ruby, Don't Take Your Love To Town
14 - Mother Of Earth
MP3 (320 kbps) + artwork


mardi 2 mai 2017

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 136


136. THESE DAYS [JACKSON BROWNE] 

   Les filles m'attendaient devant la maison sous un gigantesque parapluie, aux couleurs de l'Union Jack, rapporté par Eleonore de ce qu'il reste de Carnaby Street. Malgré le va et vient des issues glace, je pus distinguer l'ampleur exceptionnelle du sourire qui maquillait leurs lèvres. Jamais, je n'avais observé un spécimen aussi radieux. 

   Nous échangeâmes de longs baisers sur le trottoir détrempé, puis elles me prirent chacune par une main pour m'entraîner à l'intérieur. Il flottait un doux parfum de tubéreuse dans le salon (la délicieuse fragrance est remontée dans mes narines au moment de conclure la phrase précédente). Tout à coup, mes mignonnes se regardèrent, échangèrent un clin d’œil complice avant de brailler d'une seule voix : « Le miracle ! Le miracle ! », tels des fans réclamant l'entrée immédiate d'un groupe sur scène ! 

   J'avais joliment arrangé le portrait du « Monstre » à la manière de quelque maître cubiste, mais mes petits poings rageurs ne furent pas suffisamment lourds pour l'expédier dans les profondeurs abstraites du coma. Son manager avait manigancé tout ce vilain baratin dans l'espoir de refourguer une énième compilation de ses affreux succès d'antan, il paraît que ce genre de fait divers relance confortablement les ventes. A sa sortie d'hôpital, le « Monstre » m'avait disculpé en contredisant la version de la mamie qui promenait son chien. Son imagination s'était portée sur un agresseur d'origine asiatique (et sans doute champion d'arts martiaux, avait-il pris soin de préciser) qui en aurait voulu à son portefeuille... J'aurais du être soulagé, pourtant, une nouvelle coulée de larmes noya de nouveau mon cœur. A cause de cet abominable, j'avais raté mon séjour sur l'Ile Déserte. Cela en plus de tout le reste...

   Mais comment Mary connaissait-elle tous ces détails ? Le « Monstre » avait osé téléphoner chez moi, osé parler de sa voix de chanteur suave à ma douce amoureuse... Avant que je n'ouvre la bouche pour hurler à la mort, Mary m'annonça : « Pour fêter cet heureux dénouement, nous t'avons préparé une belle surprise, nous t'emmenons en promenade pour le week-end. Tu as juste le temps de boire une coupe de champagne en écoutant la première face d'un disque. »

   On ne pose jamais cette question : « Quel serait votre album de retour d'Ile Déserte ? »

   Et je manquais encore lamentablement l'occasion de me rattraper... J'ai bien honte de vous avouer le nom du disque, mais je vous dois la vérité... 

   Bientôt, je vis des chanteurs miniatures glisser de leur pochette et lever leur index, comme à l'école, pour que je les choisisse ! Lou, Nick, Mick, Steve, Jim, Bob, John, Jimi, Arthur, James, Otis, Billie, Sam, Syd, Alex, Van, Louis, Ray, Iggy, Rod, Janis, Amy, Roger, Marc, David, Robert, Patti, Jonathan, Chris, Joey, Joe, Willy, Tom, Paul, Ian, Chrissie, Lux, Jeffrey... Qui allait donc l'emporter ? 

   On apprend les notes de pochettes et les crédits par cœur, mais on ne peut gagner à tous les coups... Chelsea girl,  le premier album de Nico, me fit découvrir le merveilleux Tim Hardin, mais il me conduisit aussi à acheter le For everyman de Jackson Browne pour sa version de These days, préalablement offerte à sa fiancée de l'époque (à ce que raconte la légende). Le gars Jackson jouait tout ce que j'étais sensé détester (surtout à l'époque de me jeunes années) : du soit disant rock dépourvu de rock comme de roll, des berceuses à peine électriques et sans le charme insondable de la voix bouleversante de Nico... Seulement, voilà, ma tête pesant encore aussi lourd qu'une hideuse porte de prison, je dédaignai Lou, Iggy, Steve et tous mes chers favoris pour m'abîmer dans cet album de dimanche pluvieux, de lendemain de cuite, de descente d'acide... 

« These days, these days. And if I seem to be afraid to live the life that I have made in song. It's just that I've been losing so long (Ces jours, ces jours. Et j'avais l'habitude d'être effrayé de vivre la vie comme si je l'avais mise en chanson. C'est juste que j'ai perdu si longtemps. »  

   Je regardai les bulles danser dans mon verre, comme on fait le compte de ses amis perdus. 

    

               

lundi 1 mai 2017

MARK MULCAHY ~ The Possum In The Driveway [2017]


"Catching mice would be nice but all I really want is you."
On est déjà le 1er mai, il est temps que sorte le Disque de l’Année non? Ça tombe bien, La Plus Belle Voix du Rock se fait entendre à nouveau après quelques années de presque silence. Chouette hein, ce disque dont tout le monde s’accorde à louer la qualité, les compositions, les mélodies, l’histoire qu’il raconte, tout ça… sacré Uncle Ray va ! Ouais mais c’est pas de lui dont il s’agit aujourd’hui, c’est de l’Autre Plus Belle Voix du Rock. Elle s’est pas tue bien longtemps celle-là puisque Mulcahy a relancé récemment ses deux autres projets que sont Polaris et Miracle Legion. Et c’était très réussi. Mais rien, non rien de comparable avec cet O.V.N.I. solo. Mulcahy on révérait la voix et les compos mais c’était aussi un mélange d’Epiphone cristalline et d’orchestrations près de l’os. Là on vire tout ou presque par la fenêtre et on fait entrer synthés, trompettes, saxos, clarinettes, claviers, tout le tintouin inhabituel quoi. Y a aussi des trucs que j’ai pas bien reconnus. Pas trop envahissants quand même ces ajouts, faut pas déconner non plus. Du coup moi qui ai toujours considéré Mulcahy comme un genre à lui tout seul (y en a d’autres comme ça hein, il détient pas l’exclusivité) hé ben ça se vérifie. Mulcahy fait du Mulcahy qui ne ressemble à rien de ce que Mulcahy faisait. Ou presque. Quoique. Et encore. Enfin, j’me comprends… J’avoue que là chuis à court d’arguments, je sèche, je sais pas comment vous dire de bordel de merde stopper immédiatement toute activité pour laisser glisser cinquante minutes de bonheur entre vos oreilles. Ecouter Mulcahy ça fait moins mal qu’un coup de pied au cul… Ça va comme ça ? Pour Ray Davies vous aurez toujours le temps et les conseils d’un ami bien intentionné, lui. Et puis si ça peut faire l’affaire le mec au chapeau-melon à côté de Mark sur la photo s’appelle Mr. Ray. Il n’a rien à faire là j’en conviens, c’est juste le guitariste de Miracle Legion, vous connaissez sûrement c’est le groupe du mec qui... ah merde je radote. Non la photo c’est juste parce qu’avec une gueule comme ça on a peut-être un début d’explication. Comme si c’est ça qui nous intéressait, les explications. En plus, toujours aussi délicat, Mark glisse ici un hommage à notre Jimmy national. Je serais bien avisé d’en faire autant mais je n’en ai pas le talent… De quoi ? Bon, si vous insistez je veux bien essayer : "Que les larmes de joie qui couleront à l’écoute de ce joyau qui rayonne autant que l’astre le plus brillant de cette galaxie embrumée qu’on entraperçoit que dans nos rêves les plus fous ne vous empêchent pas de profiter de la beauté de cette pochette que… qui… (voilà, je sèche, j’en étais sûr, euh…) ne gâche rien !" Hem… je crois qu’il est temps de conclure : On est le 1er mai, il vient de sortir Le Disque de l’Année.
Everett W. GILLES [Vous prendrez bien le temps d’un petit commentaire !]


01 - Stuck On Something Else
02 - 30 Days Away
03 - I Am The Number 13
04 - Catching Mice
05 - The Fiddler
06 - Hollywood Never Forgives
07 - Conflicted Interests
08 - Cross The Street
09 - They Broke The Spell
10 - Jimmy
11 - Geraldine
MP3 (320 kbps) + front cover



dimanche 30 avril 2017

COOL VIDS ~ Jeffrey Lee Pierce - Alabama Blues


Jeffrey interprète cette merveilleuse chanson de Robert Wilkins pour le documentaire Hardtimes killing floor blues. Il est tellement mignon avec ses petites lunettes ! 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !] 






samedi 29 avril 2017

DON'T BOGART ME...


Qu'est-ce que je découvre, ce matin, en allumant mon ordinateur ? Un album inédit du Gun Club ! Ah, les jolis enfoirés ! Depuis combien d'années gardaient-ils ces bandes au fond d'un placard ? Si vous avez d'autres trésors, ne nous faites pas attendre : partagez !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


vendredi 28 avril 2017

THE SAINTS ~ Prehistoric Sounds [1978]


Définition toute personnelle de subversif : faire passer un message sans en avoir l’air en véhiculant des valeurs qui dénoncent ce que l’on n’est pas ou susceptibles d’ouvrir les yeux de manière inattendue à des personnes qui ne sont pas censées être concernées... Etre subversif. Retrouver le goût de la subversion. Résister sans en avoir l’air. Voilà la seule manière d’entrer en lutte et de faire passer un message l’air de rien pour que le monde cesse de croire au miroir aux alouettes, vous savez celui qui fait ces derniers jours dangereusement gonfler certaines urnes. Quoi de mieux pour cela qu’une image de saints. Le message officiel pour le peuple qui a voté consisterait à lui dire qu’il a raison et qu’il est nécessaire de tempérer l’impudent sourire de l’hôtesse choisie par notre tenancier favori en accrochant quelques pieuses icônes de Saints sur ses murs. Cela rassurerait n’est-ce pas ? Pour ma part, je ne lutterai pas par les armes ni ne monterai ma colère. Mais je choisirai juste une image éminemment sacrée pour qui croit aux vertus cardinales du rock, mais qui, dans les faits, serait éminemment raccord et subversive avec l’insolent sourire effronté qui nous accueille chaque jour sur ce blog. J’ai connu ce groupe au travers du diptyque Préhistoric sounds et Eternally yours (leur premier méfait ayant été découvert fort tard pour ma part). Pendant longtemps, ce groupe a été pour moi celui de Chris Bailey. Je connaissais bien sûr par ailleurs Ed Kuepper (oui, encore lui !) mais sans en connaître l’histoire et son rôle au sein du groupe, ni même, à dire vrai, qu’il en fût membre, parce qu’aucun internet ne pouvait encore m’initier à ce secret. Je ne reviendrai pas sur tout l’immense bien que je pense de cet artiste, mais les deux disques en question font partie de ceux auxquels je rattache une sorte de classieuse élégance innée et ultime. Deux disques importants pour moi. Cruciaux, même. Tout le monde devrait le savoir, l’avantage des australiens, c’est qu’ils ne donnent pas l’impression de faire semblant, ils paraissent entiers et se donnent à leur art avec générosité. Et ici, la présence de Bailey brille de tous ses feux, son chant attire sur lui toute l’attention tellement il semble évident et authentique. Il renforce l’impression que le groupe ne triche pas et trouve l’équilibre entre hargne et générosité, baigné de ce supplément d’âme apporté par les cuivres, y compris sur des chansons qui ne sont pas les leurs. Seulement, on pourra toujours dire que les Saints sont sans doute le groupe du seul Chris Bailey, je ne lutterai plus contre l’histoire et l’avis générale, mais, pour moi, celui que j’aime, celui qui compte le plus, c’est celui qui, sans que je ne le sache alors, jouait principalement les chansons brûlantes d’Ed Kuepper et que chantait magistralement Bailey. Et si j’ai choisi un de leurs disques, j’aurais pu en choisir trois… Une façon pour moi de crier haut et fort que j’ai la foi, mais que je reste entièrement libre, et que je ne crois pas aux chants des sirènes de certains fronts nationalistes ou autres de tout bord. Que, même si tout n’est pas parfait et rose, on a bien plus de raisons de vivre heureux ici en France plutôt qu’ailleurs sans avoir besoin de tout casser pour des raisons et une colère que 99% de la planète ne peut comprendre, alors même que, fort étrangement, le seul fait d’oser le penser dans ce pays nous fait sentir de plus en plus seul(e). Oui, seule avec pour fidèle compagne ma triste colère toute silencieuse et ces trois premiers albums tonitruants des Saints pour me consoler des désespérantes folies de ce monde.
Audrey SONGEVAL [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Swing For The Crime
02 - All Times Through Paradise
03 - Every Day's A Holiday, Every Night's A Party
04 - Brisbane (Security City)
05 - Church Of Indifference
06 - Crazy Googenheimer Blues
07 - Everything's Fine
08 - The Prisoner
09 - Security
10 - This Time
11 - Take This Heart Of Mine
12 - The Chameleon
13 - Save Me
14 - Looking For The Sun [Studio Outtake From Prehistoric Sounds, Bonus Track]
15 - Intermission [Live, Paddington Town Hall, Sydney 21.04,1977, Bonus Track]
16 - This Perfect Day [Live, Paddington Town Hall, Sydney 21.04,1977, Bonus Track]
17 - Run Down [Live, Paddington Town Hall, Sydney 21.04,1977, Bonus Track]
18 - Erotic Neurotic [Live, Paddington Town Hall, Sydney 21.04,1977, Bonus Track]
19 - Demolition Girl [Live, Paddington Town Hall, Sydney 21.04,1977, Bonus Track]
20 - Nights In Venice [Live, Paddington Town Hall, Sydney 21.04,1977, Bonus Track]

MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 30