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lundi 21 janvier 2019

TOM PETTY & THE HEARTBREAKERS ~ An American Treasure [Deluxe Edition] [Box Set 4 CD 2018]




L’heure est venue de passer à la caisse, le Duke, prépare la monnaie tu vas payer pour ton aveugle ignorance et tes jugements hasardeux.  Tu dois casquer aussi pour le dédain de  tes compatriotes. Et Patti Smith, la vieille hippie, va aussi cracher au bassinet pour les péchés qu’elle n’a pas commis tant qu’à faire ! Mais comment ? Alors qu’on nous abreuve jusqu’à la nausée de  commémorations (les tranchées de Verdun, la momie de Bowie qui revient pour remixer ou faire carrément réenregistrer ses albums les plus mauvais...), plus d’un an après la disparition de ce  monument du rock'n'roll que fut Tom Petty,  aucune rétrospective, aucune couverture, pas une ligne de blog ne lui a été consacrée (ou si peu) que ce soit sur le vieux continent ou sur l’ile maudite sécessionniste qui vénère maintenant l’Americana,  la musique qu’il a lui-même inventée ! J’avais lâché l’affaire Petty au début des années  80  après ses trois premiers albums (trop) impeccables. Un Moon Martin de plus me disais-je à tort. Bien que j’adorasse le binocleux,  je ne le voyais pas non plus  faire une carrière à la Randy Newman. Il faut dire aussi que je n’avais pas beaucoup  le goût pour ces nouveaux adorateurs  de Bob Dylan et surtout celui du New Jersey en grosses bottes de chantier et  bandana  braillant son amour de l’Amérique des blue collars pour finir par michetonner sur Broadway à huit cents dollars le ticket ! Mes préférés resteront à jamais Mott the Hoople  et leur "Dylan Glam", car, au moins, ils n’avaient pas l’outrecuidance de laisser entendre dans la presse qu’ils allaient succéder au "Zim",  il ne manquerait plus que ça pour des anglais ! Donc, au mitan des eighties, j’avais mis dans un sac poubelle tous ces rejetons de MTV,  de Dire Straits à Nirvana  en passant par  les Guns, bien serré la ficelle et balancé le tout dans le container à ordures avant de sombrer dans une amnésie salutaire qui durera plus de quinze années. Ouh, ouh,  je me réveille ! J’ai raté quelque chose ? Ben oui, j’avais raté Tom Petty And The Heartbreakers ! Les Heartbreakers (les vrais) sont un putain de groupe à l’américaine (à ne pas confondre avec la clique d’imposteurs manchots de Johnny  le poudreux qui auront percé, il est vrai, plus d’oreilles que de cœurs). Si on veut chercher une comparaison britannique ce serait The Rumour pour Graham Parker. Mike Campbell, leur artilleur en chef est un guitariste hors pair qui ne fait pas dans l’esbroufe et les "zigouigouis" dans le bas du manche. Plutôt un admirateur du jeu en arpège de Chet Atkins qui s’est mis à collectionner les guitares tel un peintre ferait de ses gouaches pour colorer les morceaux en tonalité de Gretsh hollow body ou de Rickenbacker 12 cordes à la Jim Mc Guinn… Le truc auquel n’aurait jamais pensé Johnny Ramone qui n’utilisait qu’une seule couleur pour barbouiller ses comics. Le patron ne crache pas non plus sur la belle camelote comme l’indispensable Télécaster laquée blanche ou cette Gibson flying V qui lui va si bien qu’elle ressemble à la flèche qu’il darde dans nos cœurs. Benmont Tench aux claviers et l’ex  Stooges (sic !), multi-instrumentiste,  Scott Thurston (depuis 1991) complètent  la colonne vertébrale de ce  groupe extraordinaire qui supporte Petty depuis ses débuts avec Mudcrutch. Si j’ai un conseil à donner à tous les groupes amateurs, essayez de reprendre  un morceau en apparence  simple du style de Refugee et vous allez tout de suite être fixés sur votre capacité à jouer en place. Donc pour me faire pardonner ces errements coupables, je me suis fendu d’un billet pour acheter la version Deluxe (bof)  4CD (sièges en cuir et enceintes Blue tooth) de la compilation posthume : An American Treasure consacrée au grand homme, et je viens ici chez Jimmy en faire profiter le vil peuple ! Je ne vais pas vous faire la description par le menu des soixante-trois titres qui composent ce coffret mais simplement vous dire qu’il retrace les quatre décennies de carrière de Tom Petty : 70’s, 80’s, 90’s, 00’s par le biais d’un assemblage chronologique amoureux de versions live, alternates et inédits des  morceaux  plus intimes de l’immense répertoire de Tom. L’ordonnancement astucieux des morceaux permet d’esquiver le coté fastidieux ou remplissage de l’exercice et laisse observer dans sa chronologie  la maturation intelligente du songwriting de Tom Petty. (Arrête  ces conneries, Duke, tu te prends pour Ungemuth ou quoi !) Ce coffret  conviendra tant aux fans les plus extrêmes qu’aux néophytes émerveillés dont je fais partie. Il a été supervisé par la femme et la fille ainée de Tom Petty sous la baguette des curateurs artistiques que sont les fidèles frères d’armes Mike Campbell, Benmont Tench et Ryan Ulyate qui enregistra et coproduit Petty sur la fin de sa carrière. Une véritable affaire de  famille et de sentiments en hommage à l’un des musiciens les plus cool et talentueux de sa génération. Si vous prêtez une oreille attentive vous pourrez entendre riffer Chuck Berry, carilloner les Byrds, ou les harmonies vocales des Everly Brothers, poindre des soli de guitare inspirés du fantôme de Mick Taylor et de James Burton ou le lyrisme d’un Neil Young. Vous entendrez le "King", Dylan et Brian Wilson, toutes les influences qui ont forgé intimement l’âme de Tom Petty pour en faire un trésor de la musique américaine. Tel  un  Buddy Holly  moderne sorti miraculeusement indemne de son crash. Warren Zanes (Del fuegos), le biographe autorisé de Tom Petty, aura retenu de ses entretiens avec Tom à Malibu que celui-ci lui servait toujours un excellent café. Lorsqu’il le lui fit remarquer, Tom fut vraiment touché et lui révéla que son secret de fabrication provenait de la machine professionnelle Bunn qu’il utilisait couplée  au meilleurs  crus de chez Maxwell (ce n’est pas la peine d’en rajouter).  Un peu comme la musique qu’il façonnait amoureusement. Au pays de la lavasse et des Starbucks, n’est-ce pas là un gage de classe indéniable pour ce sudiste élégant, hélas tant prophète en son pays qu’il demeure mésestimé en Europe.
THE DUKE [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



CD1 :
01 - Surrender [Outtake, 1976]
02 - Listen To Her Heart [Live At The Record Plant, Sausalito, CA, 4.23.77]
03 - Anything That's Rock'n'roll [Live At Capitol Studios, Hollywood, CA, 11.11.77]
04 - When The Time Comes [2018 Remaster]
05 - You're Gonna Get It [Alternate Version, 1978]
06 - Radio Promotion Spot [1977]
07 - Rockin' Around (With You) [2018 Remaster]
08 - Fooled Again (I Don't Like It) [Alternate Version, 1976]
09 - Breakdown [Live At Capitol Studios, Hollywood, CA, 11.11.77]
10 - The Wild One, Forever [2018 Remaster]
11 - No Second Thoughts [2018 Remaster]
12 - Here Comes My Girl [Alternate Version, 1979]
13 - What Are You Doing In My Life [Alternate Version, 1979]
14 - Louisiana Rain [Alternate Version, 1979]
15 - Lost In Your Eyes [Outtake, 1974]
CD2 :
01 - Keep A Little Soul [Outtake, 1982]
02 - Even The Losers [Live At Rochester Community War Memorial, Rochester, NY, 9.9.89]
03 - Keeping Me Alive [Outtake, 1982]
04 - Don't Treat Me Like A Stranger [2018 Remaster]
05 - The Apartment Song [Demo, 1984]
06 - Concert Intro [Live At The Forum, Inglewood, CA, 6.28.81]
07 - Kings Road [Live At The Forum, Inglewood, CA, 6.28.81]
08 - Clear the Aisles [Live At The Forum, Inglewood, CA, 6.28.81]
09 - A Woman In Love (It's Not Me) [Live At The Forum, Inglewood, CA, 6.28.81]
10 - Straight Into Darkness [Alternate Version, 1982]
11 - You Can Still Change Your Mind [2018 Remaster]
12 - Rebels [Alternate Version, 1985]
13 - Deliver Me [Alternate Version, 1982]
14 - Alright For Now [2018 Remaster]
15 - The Damage You've Done [Alternate Version, 1987]
16 - The Best Of Everything [Alternate Version, 1985]
17 - Walkin' From The Fire [Outtake, 1984]
18 - King Of The Hill [Early Take, 1987]
CD3 : 
01 - I Won't Back Down [Live At The Fillmore, San Francisco, CA, 2.4.87]
02 - Gainesville [Outtake, 1998]
03 - You And I Will Meet Again [2018 Remaster]
04 - Into The Great Wide Open [Live At Oakland-Alameda County Coliseum, Oakland, CA, 11.24.91]
05 - Two Gunslingers [Live At The Beacon Theatre, New York, NY, 5.25.13]
06 - Lonesome Dave [Outtake, 1993]
07 - To Find A Friend [2018 Remaster]
08 - Crawling Back To You [2018 Remaster]
09 - Wake Up Time [Alternate Take, 1992]
10 - Grew Up Fast [2018 Remaster]
11 - I Don't Belong [Outtake, 1998]
12 - Accused Of Love [2018 Remaster]
13 - Lonesome Sundown [2018 Remaster]
14 - Don't Fade On Me [Alternate Take, 1994]
15 - You And Me [Clubhouse Version, 2007]
16 - Have Love Will Travel [2018 Remaster]
17 - Money Becomes King [2018 Remaster]
18 - Bus To Tampa Bay [Outtake, 2011]
19 - Saving Grace [Live At Malibu Performing Arts Center, Malibu, CA, 7.26.06]
20 - Down South [2018 Remaster]
CD4 :
01 - Southern Accents [Live At Stephen C. O'Connell Center, Gainesville, FL, 9.21.06]
02 - Insider [Live At Stephen C. O'Connell Center, Gainesville, FL, 9.21.06]
03 - Two Men Talking [Outtake, 2012]
04 - Fault Lines [2018 Remaster]
05 - Sins Of My Youth [Early Take, 2012]
06 - Good Enough [Alternate Version, 2012]
07 - Something Good Coming [2018 Remaster]
08 - Save Your Water [2018 Remaster]
09 - Like A Diamond [Alternate Version, 2002]
10 - Hungry No More (Live At House Of Blues, Boston, MA, 6.15.16]
MP3 (320 kbps) + artwork


 


 

vendredi 18 janvier 2019

KOFFI ROGER N'GUESSAN, ELANNI & DJAÏ ~ Légère Amertume (Une Histoire Du Thé) [2019]



Comme Jimmy me donne son accord pour parler d’autre chose que de musique (oui, je sais, c’est honteux), j’m’en vais vous causer quelques lignes de Bande Dessinée et, pour une fois, je vais tenter d’être clair et de ne pas digresser.
Enfin, quand je dis que ça ne va pas parler musique, il faut tout de même savoir que l’autre scénariste et moi, nous nous sommes rencontrés sur fond de Manset et que j’écris tout le temps en musique. De fait, il y a bien une bande originale à cet album, mais il me serait bien impossible de vous en faire ne serait-ce qu’une compilation tellement tout s’est enchainé.
A l’origine, nous avons eu une idée scénariste que nous trouvons originale, cette idée s’est baladée de contexte en contexte jusqu’à tomber en Afrique. Ce projet est devenu La Case Blanche, une histoire hard-boiled post première guerre mondiale avec des personnages franchement patibulaires et racistes. Nous avons eu la chance (après plus de dix ans d’écriture et de recherche, le temps de perdre des cheveux mais pas l’espoir en somme) d’être accepté par un éditeur et de trouver un dessinateur africain (je le précise, parce que finalement quand vous vous lancez sur la piste de propos racistes et qu’un artistique africain vous dit : « c’est génial », vous vous dîtes que vous avez visé juste – ou pas loin). Seulement voilà, le dessinateur doit honorer différents contrats. De là, nous voilà participants aux « Contes de Morne Plage », un projet qui nous permet de faire la connaissance de Koffi Roger N’Guessan, un dessinateur au style vif qui enchaine les projets. Il nous demande si on a quelques chose sous le coude et… nous en avons des tas (d’ailleurs, si vous êtes dessinatrice ou dessinateur, n’hésitez pas à faire coucou). Sauf, sauf qu’aucun ne correspond vraiment au style de Koffi. Comme nous sommes deux amateurs de thé, nous voilà lancés dans un scénario autour du thé.
Cette histoire fut vite pensée, vite construite, vite écrite et la mise en case fut également assez rapide (je dirais six mois d’écriture intense et un peu moins d’un an de relecture, réécriture et ajustement au fil des dessins de Koffi). Enfin, tout a coulé de source (c’est mieux de l’eau de source pour le thé de qualité) pour cette histoire. Nous nous sommes basés sur l’une des innombrables versions de l’adage « sucré comme l’amour, amer comme… » pour diviser l’histoire en trois parties, nous avons relié chacune de ces parties à un âge de la vie de notre héroïne, nous avons imaginé un événement formateur ou dramatique en lien avec le thé pour chacune de ces parties pour ensuite venir greffer à tout ça des « histoires dans l’histoire ». Un procédé d’enchâssement, de récits gigognes que l’on apprécie particulièrement et qui nous permettait ici de donner des informations sur la culture du thé ou sur son importance dans l’Histoire sans tomber dans l’essai pontifiant. Pour ne rien vous cacher le plus difficile fut de parvenir à créer des éléments dramatiques courts en très peu de pages et si nous nous sommes séparés le travail pour varier les tonalités des récits, nous nous sommes concentrés sur les transitions entre les récits (ça revient à choisir l’ordre des morceaux sur un album, si vous avez peaufiner deux belles rythmiques, deux ambiances mais que vous les faites s’enchainer trop brutalement ou trop doucement vous n’arriverez pas à la synergie nécessaire… s’pas facile).


Finalement, ça parle d’une petite fille qui reçoit une théière des mains de sa mère (et l’histoire/légende qui accompagne l’objet) au milieu du siècle dernier en Afrique du nord, d’une jeune femme engagée comme reporter de guerre qui apprend dans la douleur que tous les conflits se ressemblent quand il s’agit de faire du profit et d’une femme âgée (pleine de ressources) qui s’échappe d’une visite guidée pour découvrir les secrets du thé chinois. Enfin, vous l’aurez compris ça parle surtout de transmission.
Voilà, la B.D. (comme le secteur littéraire) souffre d’un trop plein de sorties et qu’en prime nous n’avons pas énormément de com’ ou de marketing, on se doute qu’on ne va pas finir millionnaires sur ce coup (d’ailleurs pour celles et ceux qui se poseraient la question, nous avons un pourcentage sur les ventes, pourcentage que nous avons décidé de laisser presque intégralement au dessinateur. Et globalement vivre de la B.D. de nos jours n’est pas chose évidente) mais on se dit que l’album pourrait trouver son public.
YGGDRALIVRE [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



 

jeudi 17 janvier 2019

CHUCK PROPHET ~ Live At Winnipeg Folk Festival [2011]


"What kind of name is Prophet ? I said I don’t even know what kind of name it is !"
Les fêtes, ouais… plus ça va plus ça me gonfle. A part les boîtes de chocolat tout me rend grognon en cette période. En plus cette année je sors juste de l’hosto, rien de bien grave, juste une sorte d’arrêt au stand mais croyez-moi l’hosto c’est pas fait pour vous, surtout si vous êtes comme moi. En tout cas c’est pas fait pour moi. Dans certaines circonstances, parce que je sais très bien que je me les rappellerai très précisément plus tard, je fais gaffe à la musique que j’écoute. Je veux dire encore plus gaffe que d’habitude, l’enjeu est d’importance. Et les premiers morceaux que je me suis glissé entre les oreilles au réveil (très relatif…) de cette putain d’anesthésie ben je me suis pas posé trop de questions, je les connaissais à l’avance. En tout cas je connaissais leurs auteurs. Bien sûr Uncle Ray ou Westerberg auraient fait la maille, les Dolls et leur Pills aussi mais non là pas d’hésitation possible, Damien et Chuck ce seraient, Damien et Chuck ce furent, alternativement et en boucle. Les Replacements ce fut pour à peine plus tard, faut pas non plus déconner quand même. Mais ce que je vous propose aujourd’hui je ne l’avais pas en magasin à ce moment-là, non c’est juste que pendant un moment je me suis acharné à ne rien faire, ce dont je suis très fier (je n’avais pas trop le choix en fait), et que j’en ai profité pour m’aventurer au-delà des territoires jusqu’ici connus de notre blogosphère musicale. Je suis tombé sur un loustic dont les goûts musicaux font se télescoper, au hasard, Kinks, Lemonheads, Big Star, un Groupe Inconnu de Minneapolis, Juliana Hatfield (Ooo-Wee ! Rock’n’ roll Nurse…) et j’en passe dont, au hasard aussi, les Faces. Et là je me dis… euh je sais plus ce que je me suis dit. Ah oui, je me suis dit "tiens, et si je fouillais un peu ?"  Ce brave homme nous propose une liste impressionnante d’enregistrements live et autres démos dont en général je ne suis pas forcément fan. Sauf que… sauf que les choix proposés sont d’une rareté mais surtout d’un bon goût et d’une écoutabilité (ouais c’est nouveau) incroyables. J’en veux pour preuve le dernier show des Replacements, Chicago le 4 juillet 1991, date parfaitement choisie pour l’Enterrement de Première Classe de ce Groupe Ultime qui poussa ladite Classe jusqu’à filer ses instruments et laisser jouer son dernier morceau à ses roadies ! Ce truc est parmi ce que les ‘Mats ont enregistré de meilleur, mais je m’égare. Parce qu’aujourd’hui il est question de Chuck Prophet et que les concerts de Chuck sont immanquablement pourvoyeurs de bonheur pur, autant pour l’auditoire que pour le groupe. C’est simple, quand on voit le plaisir qu’ils prennent sur scène, Chuck et le Mission Express donnent juste envie d’être à leur place. J’ai rarement ressenti ça et j’ai pu le vérifier par deux fois. Je n’ai par contre jamais eu la chance de voir Chuckie en solo, une vieille Martin rafistolée en bandoulière et ses deux inévitables micros, l’un normal l’autre vintage, vous reconnaîtrez facilement, tel qu’il s’est pointé à Winnipeg en 2011. "Let me introduce the band" qu’il leur balance, si ça donne pas le ton… Winnipeg c’est le bled de notre ami de Teenage Dog In Trouble, c’est nom de son blog, et si j’ai bien compris les Folk Festivals de Winnipeg il les manque rarement. Et là, qu’est ce que vous voulez que je vous dise… ben ferme-là si t’as rien à dire … hem. Bon, c’est Noël, certes ça me fait un peu plus chier chaque année mais comme je vous aime bien je vous invite à partager une boîte de chocolats. Vous pouvez piocher au hasard vous ne vous empoisonnerez pas. Si vous tenez vraiment à choisir je vous suggère ce Sister lost soul originellement écrit pour son vieux pote Escovedo. Mais ce que je vous conseille surtout c’est d’avaler la boîte en entier, d’un trait.
Everett W. GILLES [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]
P.S. : dans le texte, il est question de Noël, mais comme je m'étais absenté, votre cadeau arrive avec un léger retard, désolé.
Jimmy JIMI
 
 
01 - Let Freedom Ring
02 - Little Girl, Little Boy
03 - Would You Love Me?
04 - Museum Of Broken Hearts
05 - The Summertime Thing
06 - Sister Lost Soul
07 - Hot Talk
08 - You Did (Bomp Shooby Dooby Bomp)  
MP3 [256 kbps] sorry, pas de cover !
 
 
 

mercredi 16 janvier 2019

TOWNES VAN ZANDT ~ For The Sake Of The Song [1968]


Je vous présente mes meilleurs vœux pour la nouvelle année en même temps que mes sincères excuses pour ma longue absence. En fait, je supporte difficilement la période de Noël, laquelle me renvoie à de funestes souvenirs. Je pensais m'accorder une pause d'une dizaine de jours et je me suis finalement laissé absorber par une déprimette. Bon, assez bavassé, montez le son, la musique reprend ses droits.

1968 : déjà, ça sent la fin des flamboyantes sixties ; en tous cas, l'or de l'âge commence à fondre considérablement. Peu à peu, la splendide nervosité du maximum rhythm'n'blues est remplacée par la lourdeur du hard, l'élégance de la pop baroque par la prétentieuse exubérance du prog, les slim fits par les pattes d'eph et les mini jupes par des ramasses poussière. Bref, c'est la déliquescence ! Heureusement, on peut toujours compter sur la grâce des troubadours. Et, justement, en cette même année, l'un des plus merveilleux d'entre eux va nous offrir ses premières ballades en forme de crève-cœur. Ce n'est pas son meilleur album (d'ailleurs, il réenregistrera la plupart des titres dans des versions plus "brut de décoffrage"), on le sent encore tout timide, mais c'est déjà suffisamment bouleversant pour traumatiser tous ceux qui s'intéressent à cette vieille chose qu'on appelle une chanson. Ici, la passion et le talent remplacent haut la main à gratter tous les fantasmes électriques. Cet homme était trop génial (et peut-être un peu trop torturé) pour que le gros public s'en aperçoive. Sa vie ressemble aux plus beaux des romans tristes, mais sa voix, ses textes (même s'ils sont peu joyeux) et sa guitare sont des caresses à emporter au-delà de l'éternité.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]  

   
01 - For The Sake Of The Song
02 - Tecumseh Valley
03 - Many A Fine Lady
04 - Quicksilver Daydreams Of Maria
05 - Waitin' Around To Die
06 - I'll Be Here In The Morning
07 - Sad Cinderella
08 - The Velvet Voices
09 - All Your Young Servants
10 - Talkin' Karate Blues
11 - Sixteen Summers, Fifteen Falls
MP3 (256 kbps) + artwork