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mardi 12 février 2019

MERCURY REV ~ Bobbie Gentry's The Delta Sweete Revisited [2019]


Oh, le beau concept que voilà ! Souvent, les plus belles idées semblent tellement évidentes qu'on se demande comment personne n'y avait songé avant. Or donc, après le sublime coffret paru en fin d'année dernière, la fête continue chez Son Altesse Bobbie Gentry. Mercury Rev, accompagné d'un aréopage de chouettes chanteuses, a décidé de nous offrir sa version du chef-d’œuvre de 1968 : The Delta sweete. Avec respect et délicatesse (mais sans donner dans la génuflexion), tout ce joli monde s’accapare joyeusement ces chansons totalement bouleversantes. Si rien, ici, n'atteint les sommets grandioses de la version originale (à l'impossible, nul n'est tenu), le résultat est suffisamment émouvant (mince, entendre Sa Majesté Hope Sandoval chanter Big boss man, je n'osais en rêver même dans mes songes les plus humides !) pour que je vous conseille de vous y précipiter tout affaire cessante. Pour faire bonne mesure, l'indépassable Ode to Billie Joe a été ajouté en guise de cerise sur le proverbial gâteau.  
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]   



01 - Okolona River Bottom Band [Feat. Norah Jones]
02 - Big Boss Man [Feat. Hope Sandoval]
03 - Reunion [Feat. Rachel Goswell]
04 - Parchman Farm [Feat. Carice Van Houten]
05 - Mornin' Glory [Feat. Lætitia Sadier]
06 - Sermon [Feat. Margo Price]
07 - Tobacco Road [Feat. Suzanne Sundför]
08 - Penduli Pendulum [Feat. Vashti Bunyan, Kaela Sinclair]
09 - Jesseye' Lisabeth [Feat. Phoebe Bridgers]
10 - Refractions [Feat. Marissa Nadler]
11 - Courtyard [Feat. Beth Orton]
12 - Ode To Billie Joe [Feat. Lucinda Williams]
MP3 (320 kbps) + front cover 

 

vendredi 8 février 2019

THE LEMONHEADS ~ Varshons II [2019]


"What I was before, where I was last night…"
Faut rester sur ses gardes. Et agir vite, très vite. Y a tout un tas de fauves qui veillent, suivez mon regard, prêts à dégainer. Les mecs c’est des rapides. Jimmy m’a déjà soufflé la primauté de vous parler du Disque de l’Année car oui on est déjà en février et chacun sait que les Disques de l’Année sortent tôt. Les Meilleurs Disques de l’Année s’entend. Là je me propose de vous parler du Disque Le Plus Dispensable de l’Année, avec cet intitulé j’ai de la marge mais vaut mieux assurer. Il vient de sortir, on est en février, je vous l’ai dit tout va très vite faut être prêt. Il y a dix ans tout juste, autant dire une éternité, sortait un des disques que j’ai le plus écoutés cette année-là (2009, vous suivez ?), il s’appelait Varshons, c’était un disque des Lemonheads, il était constitué de reprises plus ou moins obscures mais toujours bien trouvées, c’est simple j’aurais pas mieux choisi mais la question ne s’est jamais posée en ces termes on est d’accord. L’une des particularités de ce truc c’est qu’il me faisait chantonner régulièrement, sous la douche ou ailleurs, un morceau de GG Allin. Et ça, vous en conviendrez, faut le faire. Mais les Lemonheads, ou plutôt Evan Dando, certes le nom des Lemonheads lui appartient mais là y a plus guère que lui du line-up original (s’il y en a un qui puisse prétendre à ce titre…) mais là il était vraiment seul et donc qu’est-ce que je voulais dire, attendez, je me relis… ah oui c’est ça : l’appropriation, tout morceau chanté par Dando devient un morceau de Dando, GG Allin, Gram Parsons, Lucinda Williams même combat. Même les guitares tordues et les chœurs féminins c’est du Dando. Et moi Dando c’est sûrement ma tête à claques préférée de l’histoire. Parce qu’il se pose un peu là en terme de tête à claques. Quant à l’auto-sabordage n’en parlons pas. Tiens pour un peu il me ferait penser à… OK OK je zappe, je sais ça vous fatigue. Varshons II donc, dix ans plus tard, rien entre les deux, ça s’appelle toujours Lemonheads, c’est toujours Dando et sa voix incroyable, cette voix qui soit m’incite à l’accompagner soit me tire des larmes de bonheur (j’ai le droit, Jimmy n’a pas déposé de copyright, j’ai vérifié) ou de mélancolie. La mélancolie c’est que je me reprends de plein fouet ces deux perles inégalées de toutes les 90’s que furent It’s a shame about Ray et Come on feel The Lemonheads, indétrônables disques de chevet chez moi. Alors certes j’ai de grands chevets (bah oui, pas vous ?) mais quand même, de toute la décennie seul untel ou untel aura fait mieux et encore je pense pas. Ah si y a peut-être ce truc dont j’ai promis à Jimmy de faire la chronique un jour mais match nul, y a match nul. Non, je vous dirai pas qui c’est mais il sort encore des disques lui, pas comme cette feignasse de Dando, un tous les dix ans et encore, que des reprises dont personne, je dis bien personne, n’a rien à branler, merde Evan tu peux pas te remettre au (vrai !) boulot, c’est trop te demander c’est ça ? Le bonheur (retour sur les larmes, je sais que vous avez l’habitude mais je préfère préciser) ben ça s’explique pas, faut écouter, ce que très certainement vous ne ferez pas puisqu’il s’agit du Disque le Plus Dispensable de l’année et c’est un connaisseur en la matière qui vous le dit. Evidemment j’ai complètement craqué et failli tomber en larmes de bonheur et mélancolie mélangés à la quatrième chanson, mais les précédentes avaient commencé le boulot. Je me suis retenu pour ne pas avoir à répondre à d’éventuelles questions embarrassantes de provenance domestique. Au fait je vous l’ai pas encore dit mais c’est pas des conneries j’écris ces lignes lors de ma première écoute du truc, faut faire vite combien de fois vous l’ai-je répété, tiens là c’est la dernière chanson, et à propos de dernière c’est quand la dernière fois que les Eagles vous ont fait dresser les poils du dos de la main, hein, c’est quand ? Moi c’est maintenant. Voilà, le disque est fini, je vous laisse, je tenais à vous faire partager ma première écoute. Pour les 250 qui vont suivre je serai seul mais je m’en fous, je sais que fin 2019 Varshons II aura résonné chez moi autant que Varshons fin 2009 mais putain Evan quand c’est que t’y retournes pour de bon ? Info de dernière minute : il est prévu une série limitée en vinyle jaune et la pochette si tu la grattes ça sent la banane. De ça aussi vous pourrez faire ce que vous voulez.
Everett W.GILLES [Vous prendrez bien le temps d’un petit commentaire !]
NDLR et du Bureau des Vérifications des Conneries que l’Autre Naze ne Manque Jamais d’Écrire : nous sommes jeudi 7 février, il est 13h25 et c’est la fin de cette pitoyable chronique d’un disque sorti chez -biiip- vers 12h15. [Avec le décalage horaire, ça donne vendredi 8 à 13h11 (note de Jimmy).]
01 - Can't Forget
02 - Settled Down Like Rain
03 - Old Man Blank
04 - Things
05 - Speed Of The Sound Of Loneliness
06 - Abandoned
07 - Now And Then
08 - Magnet
09 - Round Here
10 - TAQN
11 - Unfamiliar
12 - Straight To You
13 - Take It Easy
MP3 (320 kbps) + front cover

jeudi 7 février 2019

PEARLS BEFORE SWINE ~ Balaklava [50th Anniversary Restoration] [1968]


Le groupe n'ayant jamais fait parti des "gros vendeurs", cette réédition du cinquantenaire ne propose ni live, ni demos, ni inédits, ni rien d'autre que son originale magnificence dans sa robe dessinée par Breughel - et cela suffit amplement à notre bonheur. Initialement paru chez ESP (cultissime label spécialisé dans le free jazz et le rock particulièrement décalé), Pearls Before Swine (équivalent de notre "confiture pour les cochons" (fallait oser !)) offrait un deuxième chef-d’œuvre d'acid folk (on a également parlé de folk médiéval et gothique) après le superbe One nation underground sorti un an plus tôt. Aussi touchantes que franchement brindezingues, ces chansons méritent toute votre attention !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]   

  
01 - Trumpeter Landfrey
02 - Translucent Carriages
03 - Images Of April
04 - There Was A Man
05 - I Saw The World
06 - Guardian Angels
07 - Suzanne
08 - Lepers And Roses
09 - Florence Nightingale
10 - Ring Thing
11 - Rewind
MP3 (320 kbps) + front cover 

lundi 4 février 2019

KAS PRODUCT ~ Try Out [1982]


Le projet semblait pour le moins osé (dans tous les sens du terme) : reprendre le flambeau incandescent des mains des géniaux suicidaires Alan et Martin, mais en remplaçant la voix du "King" (version destroy) par un organe hyper sensuel. Finalement, le projet dépassa les plus folles espérances. Vingt ans plus tard (c'est à peu près le délai nécessaire pour qu'un public non avisé commence à s'extraire du sommeil), The Kills allait faire florès en empruntant la même formule magique... Spatsz a quitté son corps (pour citer les mots de Mona), vendredi... Et je fixe mon écran depuis un gros quart d'heure sans trouver la force d'ajouter quoi que ce soit...
Jimmy JIMI [Vous trouverez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - One Of The Kind
02 - Man Of Time 
03 - No Shame
04 - Countdown
05 - Never Come Back
06 - Underground Movie
07 - So Young But So Cold
08 - Digging In A Hole
09 - Sober
10 - Breakloose
11 - Pussy X
12 - Mind [Bonus Track]
13 - Seven [Bonus Track]
14 - In Need [Bonus Track]
15 - Malena [Bonus Track]
16 - Doctor Insane [Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + artwork

 

  

mardi 29 janvier 2019

BOB MOULD ~ Sunshine Rock [2019]


Sunshine rock ? Qu'est-ce donc que ce titre, l'ami Bob aurait-il redécouvert les lumineuses splendeurs des premiers Beach Boys ou des Mamas And Papas ? Parce que, personnellement, le Mould, je me le suis toujours imaginé en conducteur de train fonçant dans la nuit et sous la pluie sans trop se soucier de marquer des arrêts à chaque gare rencontrée. Dans les milieux autorisés, on murmure que l'homme se serait astreint à une cure de soleil après la disparition de Grant Hart (batteur de Hüsker Dü (pour les cancres qui auraient du mal à suivre)), histoire de sécher quelques plaies encore sanguinolentes. L'homme a fui l'Amérique de son vilain président pour gagner Berlin (bien connue pour ses rivages ensoleillés !) et nous propose donc ce nouveau chapitre qui interroge. Soyons franc, à l'exception de la chanson d'ouverture qui laisse filtrer quelques magnifiques rayons, le final qui lui rend la pareille et un titre superbement épuré au milieu du parcours, vous pouvez vous y risquer sans crème à bronzer avec filtre anti-UV ! Parce que, pour le reste, on retrouve notre conducteur de train fonçant dans la nuit et sous la pluie sans trop se soucier de marquer des arrêts à chaque gare rencontrée. Et c'est très bien ainsi. De toute votre vie, vous n'avez entendu un type mettant autant de cœur à s'égosiller comme un sourd. Le gars est finaud : il offre le disque de l'année dès janvier, ainsi les dresseurs de liste auront le temps de l'oublier d'ici Noël prochain. Car, oui, même si ça devient lassant de le répéter, Bob Mould vient encore d'ajouter un chef-d’œuvre à son impeccable discographie. En ce qui me concerne, j'éprouve toujours quelque difficulté avec les types qui ne peuvent pas s'empêcher de jouer très vite et très fort ; Bob et ses potes (la section rythmique est à se damner !) jouent encore plus vite et plus fort que ça, mais ils ne donnent jamais l'impression de vouloir se jeter bêtement dans le premier fossé venu. Je sais que c'est peine perdue, mais tous les metalleux et tous les hardcoreux seraient bien avisés d'écouter ce disque au petit-déjeuner. Même si les gamins du monde entier s'en battent l’œil et les oreilles, on ne pourra toujours pas prétendre que le rock est définitivement mort tant qu'un Bob Mould inventera de nouveaux accords toujours plus déraisonnables. Sunshine rock ? Le soleil se trouve dans le palpitant et les tripes de ce grand homme et il va vous inonder de bonheur. 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]    

     
01 - Sunshine Rock
02 - What Do You Want Me To Do
03 - Sunny Love Song
04 - Thirty Dozen Roses
05 - The Final Years
06 - Irrational Poison
07 - I Fought
08 - Sin King
09 - Lost Faith
10 - Camp Sunshine
11 - Send Me A Postcard
12 - Western Sunset
MP3 (320 kbps) + front cover 

 
 

lundi 28 janvier 2019

Le Disque D'Une Vie...


Que se passe-t-il quand les yeux ne voient plus, que le cœur ne souffre plus et que les mots se taisent ? On avance dans le noir en silence et on se cogne la tête un peu partout. Il y a des jours où j’aimerais me cogner ainsi la tête, parce que, quoi qu’il arrive, la douleur prouverait qu'on est en vie. Je vous avoue que j’ignore pourquoi je vous dis ça, ni où cela va me mener. L’idée est là, avancer sur une corde au milieu du vide, juste pour le frisson de pouvoir tomber et, si jamais j’arrivais de l’autre côté, trouver le disque que je poserai alors sur ma platine. Or, à cet instant, pour être honnête, j’ignore encore quelle serait la pochette que je choisirai. Et c’est le but, et ce serait aussi le vôtre que de le trouver avant que ce billet ne se termine. J’écris cette chronique avec vous, sur le fil du rasoir. Sans tricher. Quel disque me sortirait de tout ça ? De cette envie de crier. Ou qui m’inspirait pour me battre encore pour quelque chose qui en vaudrait la peine. Je n’ose me dire que je suis certainement à mi-parcours. Pour tout vous dire, j’ignore encore si j’y arriverai, même que c’est un peu bête d’avoir peur pour ça. Depuis quelques pas déjà, la corde semble se détendre sous mon poids. Je tangue davantage, ça bouge, mes jambes tremblent. Mes bras s’élèvent de part et d’autre pour lutter contre la précarité de mon équilibre. Chaque pas que je fais devient plus hésitant parce que je suis soudain infiniment vulnérable. J’aimerais me dire que tout ça est ridicule, sauf que je ne peux plus reculer, car cela ne servirait à rien maintenant. Je suis allée trop loin. D’ailleurs, vous pouvez sans doute vous retourner vous aussi, et apercevoir, tout comme moi, que partout autour de nous, il n’y a que le vide. Un vide effrayant parce qu’il est aussi en chacun de nous. Mais, quelque part, un truc bizarre est en train de se passer, des images, des sons, de sensations enfouies et oubliées de l’adolescence commencent à émerger. Tout ça bizarrement intact. Des envies de se dire qu’on est différent des autres, qu’un jour il y a eu une musique en nous qui nous a défini à jamais. Et c’est bon signe : mon cœur bat plus fort. Et puis, l’autre versant s’approche. Rester calme. Ne pas accélérer. Et surtout ne pas tomber maintenant, ce serait trop bête. A nouveau, j’ai envie d’écouter de la musique. Vous savez, de celle qui compte. Du style : « Croix de bois, crois de fer, j’irai en enfer ». Une musique forte. Trépidante et poignante. Je suis en vie, et je n’ai plus envie de me cogner la tête, juste de poser mon pied sur la terre ferme. Déjà ma main meure de parcourir le carton glacée et d’extraire de la fente étroite la fragile et précieuse galette noire. Et vous aussi avez sans doute la sensation entre vos doigts de cette pochette, peu importe ce qu’elle est, et peu importe surtout le goût des autres, car ce qu’elle contient vous a un jour façonné. C’est pour nous un refuge éternel qui se refuse de sombrer et tout ça compte à cet instant plus que tout. Et comme moi, j’espère que votre pied s’est à présent posé sur le sol et que, déjà, vous parviens à l’oreille les premiers grésillements que produit alors la pointe du diamant. Et, pour tout vous dire, moi, j’ai même triché : j’ai directement commencé par la face b…. Juste pour le plaisir qu’en moi la musique résonne plus fort. Alors voilà, aujourd’hui, ce disque pour moi, ça a été celui-là. Et pour vous ?
Audrey SONGEVAL [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]

jeudi 24 janvier 2019

BUZZCOCKS ~ Singles Going Steady [C. 1979 (2001 Remastered)]


La belle et innocente jeunesse ne s'économise pas. Après un premier e.p. orgasmique [facile !] et une dizaine de concerts seulement, Howard Devoto quitte le groupe pour aller former Magazine. Que foutre ! Steve Diggle passe de la quatre à la six cordes et les Buzzcocks enregistrent rien de moins que deux albums extraordinaires et une poignée de singles fabuleux en moins d'un an. Ce n'est pas de leur faute, les chefs-d’œuvre leur pissent du nez ! Les Buzzcocks sont les punks des punks, ils pervertissent le mouvement en instillant une magnifique dose de pop brindezingue dans leurs hymnes furibards et s'autorisent même quelques chansons d'amour ! Sur certains titres, on dirait des Beatles qui auraient trop écouter Can ! C'est tellement bon, riche et excitant, que je suis parvenu à m'enfiler toutes ses splendeurs un mois à peine après la disparition du génial Pete Shelley (ça, c'est du pseudo chic !) sans trop chialer dans ma bière. Le grand homme m'a toujours fait penser à un autre de mes héros : Steve Marriott. Evidemment, Pete ne possédait pas les mêmes qualités vocales, mais il y avait chez lui cet identique mélange de rage et de tendresse qui bouleverse tant. Absolument délicieux lors de sa parution en 1979, ce florilège généreusement enrichi en 2001 est devenu indispensable.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]     


01 - Orgasm Addict
02 - What Do I Get
03 - I Don't Mind
04 - Love You More
05 - Ever Fallen In Love
06 - Promises
07 - Everybody's Happy Nowadays
08 - Harmony In My Head
09 - You Say You Don't Love Me [Bonus Track]
10 - Are Everything [Bonus Track]
11 - Strange Thing [Bonus Track]
12 - Running Free [Bonus Track]
13 - What Ever Happened To
14 - Oh Shit!
15 - Autonomy
16 - Noise Annoys
17 - Just Lust
18 - Lipstick
19 - Why Can't I Touch It
20 - Something's Gone Wrong Again
21 - Raison D'Etre [Bonus Track]
22 - Why She's The Girl From The Chainstore [Bonus Track]
23 - Airwaves Dream [Bonus Track]
24 - What Do You Know [Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + artwork