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lundi 27 mars 2017

VARIOUS ARTISTS ~ Going Home [HMC. 2017]


Pour un saltimbanque, comme le chante Dominique Laboubée : "Home is where I want to be". Il n'empêche, nous venons tous de quelque part et, parfois, l'appel du foyer se fait ressentir. Le sujet n'a pas manqué d'inspirer nos amis chanteurs. Rien que dans le domaine du blues, il y aurait de quoi remplir un plantureux coffret. Ici, j'ai essayé de varier les plaisirs pour multiplier le votre. Certains titres pourraient faire saigner vos petits cœurs sensibles, alors que d'autres sont nettement plus légers, comme celui de Leonard Cohen (ici accompagné par Bob Dylan et Allen Ginbsberg (voilà ce qui peut arriver quand on réuni trois poètes dans une même pièce !)) qui conseille de ne pas rentrer à la maison avec la trique !    
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]
Un beau merci à Echiré pour la photographie.  


01 - SAM COOKE - Bring It On Home To Me
02 - MINK DEVILLE - Just To Walk This Little Girl Home
03 - MADELEINE PEYROUX - Leaving Home Again
04 - PATSY CLINE - Bill Bailey Won't You Please Come Home
05 - JACK PALANCE - Green, Green Grass Of Home
06 - THE GUN CLUB - Carry Home
07 - BIG MAYBELLE SMITH - Everybody's Got A Home But Me
08 - ROBERT JOHNSON - Sweet Home Chicago
09 - BOB DYLAN - I Was Young When I Left Home
10 - CALYPSO ROSE - Far From Home
11 - THE BEATLES - She's Leaving Home
12 - THE ROLLING STONES - Going Home
13 - DOGS - Home Is Where I Want To Be
14 - LEONARD COHEN - Don't Go Home With You Hard-On
15 - THE SHANGRI-LAS - I Can Never Go Home Anymore
16 - ED ASKEW - Baby Come Home
17 - SOKO - No More Home, No More Love
18 - TOM WAITS - Long Way Home
MP3 (320 kbps) + artwork





dimanche 26 mars 2017

COOL VIDS : Janne Hea ~ Wishing Well [2014]


Janne ou l'état de grâce...
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


samedi 25 mars 2017

DON'T BOGART ME...


Faites tourner !
Vous avez compris le principe : ici, on découpe ses belles galettes pour les partager avec les copains !
Jimmy JIMI


vendredi 24 mars 2017

THE JESUS AND MARY CHAIN ~ Damage And Joy [2017]


Ah, les sagouins ! Ils ont profité que le contrat n'en faisait pas état pour bâcler la pochette (mais le titre sauve la farce) ! Sinon, toutes les clauses sont respectées. On ne leur demandait pas un nouveau chef-d'oeuvre, juste un album qui ne fasse pas honte à leur magnifique discographie - parce que les reformations qui font pitié, on a déjà passablement donné. Après vingt ans de bouderies et d'atermoiements, les frangins Reid sont de retour, en belle forme, et ça fait un plaisir dingue ! Ils appliquent à merveille leur recette dite du bonbon au poivre : la main gauche qui caresse et, aussitôt après, la droite qui t'expédie une taloche genre Mohammed Ali après une bonne nuit de sommeil ! La voix, toujours un peu détachée et incroyablement cool, n'a pas souffert des outrages du temps (elle est soutenue, ici et là, par un joli contingent de chouettes copines (mais pas Sa Majesté Hope Sandoval avec qui ce salopard de William eut jadis une aventure - désolé, ça m'a échappé !)). La guitare sado masochiste construit et déconstruit des murs de sons avec la grâce imposée. La boîte à rythme a reçu un lot de piles neuves. Si, après trois écoutes, je n'ai repéré aucun titre qui puisse réellement concurrencer leurs plus grands hymnes, l'ensemble est suffisamment excitant pour donner envie de lever son chapeau avant de partir zigzaguer dans les reflets du crépuscule! 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]        


01 - Amputation
02 - War On Peace
03 - All Things Pass
04 - Always Sad
05 - Song For A Secret
06 - The Two Of Us
07 - Los Feliz (Blues And Greens)
08 - Mood Rider
09 - Presidici (Et Chapaquiditch)
10 - Get On Home
11 - Facing Up To The Facts
12 - Simian Split
13 - Black And Blues
14 - Can't Stop The Rock
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 14




jeudi 23 mars 2017

VARIOUS ARTISTS ~ Rock And Roll Music ! - The Songs Of Chuck Berry [C. 2017]


Notre ami Jeepeedee est vindicatif : "Ce coup-ci, le rock (et le roll) est vraiment mort"... Comme si la disparition de l'immense Chuck changeait quoique ce soit à la donne. Comme si tout n'était pas écrit depuis lurette. A soixante ans bien tassés (ce qui est déjà miraculeux pour un machin que beaucoup envisageaient comme un phénomène éphémère, ce qui est extraordinaire pour un bidule tenant sur trois faméliques accords), le rock (et c'est un doux euphémisme) connait quelques difficultés à se réinventer une énième fois (même si une poignée de jeunots tentent encore de faire tenir le truc debout). Il suffit d'ouvrir un magazine spécialisé (qu'il soit américain, anglais ou français) pour s'apercevoir que le passé est souvent mieux représenté que le présent. Il suffit, surtout, de jeter un œil sur ce que contient le téléphone de nos enfants : du rap (de plus en plus tourné vers la variétoche), du faux r&b, de l'électro... J'ai bien peur que le nom de Chuck Berry ne leur dise pas davantage que celui de Charlie Parker ou de... Jean Sablon ! Bien sûr, il y a des exceptions (vous connaissez le copain d'un voisin qui a un cousin qui a formé un groupe...), mais je crains que ça ne suffise pas et que le rock ne disparaisse définitivement avec notre génération... Cette nouvelle et délicieuse compilation a paru il y a un mois jour pour jour. Il y en aura d'autres, du héro comme des multitudes qu'il a influencées. J'espère qu'elles me feront mentir et que des milliers de gosses reprendront encore longtemps ce lot impressionnant de chefs-d'oeuvre. Merci pour tout, Chuck.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !] 

            
01 - The Beach Boys - Rock And Roll Music
02 - The Swinging Blue Jeans - Around & Around
03 - Ken Colyer's Skiffle Group - Down Bound Train
04 - Marty Robbins - Maybellene
05 - Ian Gomm - Come On
06 - Don Covay - Memphis
07 - The Pretty Things - Oh Baby Doll
08 - The Bunch - Nadine
09 - Jerry Lee Lewis - Little Queenie
10 - The Remains - I'm Talking About You
11 - Buddy Holly - Brown-Eyed Handsome Man
12 - Jay And The Americans - Johnny B Goode
13 - Helene Dixon - Roll Over Beethoven
14 - The Hollies - Sweet Little Sixteen
15 - Elvis Presley - Too Much Monkey Business
16 - Syndicate Of Sound - Almost Grown
17 - John Hammond - No Money Down
18 - The Count Bishops - Beautiful Delilah
19 - Carlos Santana - Havana Moon
20 - MC5 - Back In The USA
21 - Sleepy LaBeef - You Can't Catch Me
22 - John Prine - You Never Can Tell
23 - Dwight Yoakam - Run Rudolph Run
24 - Dave Edmunds - The Promised Land
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 13


mercredi 22 mars 2017

MEMORABILIA : La Naissance de la minijupe


Quelle époque ! Pendant que les cheveux des garçons s'allongeaient, les jupes des filles raccourcissaient - et tout ce charivari sous un déluge incessant de chansons extraordinaires. En 1962, Mary Quant, une jeune styliste autodidacte, proposera son premier modèle de minijupe (ainsi nommée en référence à sa voiture préférée) chez Bazaar, une boutique située sur King's road, dans le quartier londonien de Chelsea (à quelques pas, donc, ou Vivienne Westwood et Malcom McLaren ouvriraient leur échoppe quelques quinze ans plus tard). Elle racontera que la toute première jupe rase-pets fut confectionnée pour son usage personnel avant qu'elle ne la reproduise pour une poignée d'amies qui trouvaient amusant et provocant de dévoiler leurs jambes. L'idée lui serait venue après avoir découvert les courtes robes de plages à Saint-Tropez. Mary Quant intégrera la minijupe à sa collection en 1965. Le succès sera immédiat auprès de la jeunesse du Swinging London, puis dans tout le monde occidental grâce, en partie, à une photo, jugée scandaleuse, de la sublime Jean Shrimpton à la Melbourne Cup en Australie. 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]











mardi 21 mars 2017

TAMARA LUKASHEVA ~ Patchwork Of Time [2016]


Mon envie de jouer les entremetteurs entre ma russophilie et ma jazzophilie a déjà provoqué quelques très belles découvertes, comme ces émouvants enregistrements resurgis du fond des âges, premier volume, déniché dans un aéroport moscovite, d’une anthologie du jazz soviétique semble t-il jamais poursuivie par la mythique firme Melodiya. Ou encore la stupéfiante anthologie Golden years of Soviet New Jazz publiée par Leo Records, ample comme le lit et puissante comme le flot de la Volga, révélation d’une créativité bouillonnante contenue dans une semi-clandestinité, au tournant des années 80, dans une U.R.S.S. qui n’avait plus qu’une décennie à vivre et ne le savait pas. Et tout récemment la jeune et très prometteuse saxophoniste Victoria Mozalevskaya. J’ai pu aussi croiser, lors de mes pérégrinations mélomaniaques, des dames s’exerçant à l’art subtil du jazz vocal (et donc fortement désirables) sur les bords de la Neva ou ceux de la Moskova. Autant d’aventures sans lendemain, faute selon mon goût d’une personnalité assez marquante (je ne citerai point de nom, pour ne pas fâcher). Jusqu’à ce qu’apparaisse Tamara Lukasheva. Elle est Ukrainienne certes, pas Russe. Mais beaucoup là-bas vous diront que l’Ukraine et la Russie c’est la même chose, ou presque. Au point de ne pas même se sentir obligés de s’excuser d’essuyer leurs bottes (et leurs mains) sales sur le Donbass et la Crimée. Reconnaissons leur une indéniable proximité politique et culturelle (le premier état russe n’a t-il pas été fondé à Kiev ?) et parlons un peu de jazz… Tamara Lukasheva donc, qui vient de quelque part, de l’Est, et donne à l’entendre. Elle chante en anglais (avec, parfois, une délicieuse pointe d’accent slave), en allemand (sa langue d’adoption, car la vie d’une chanteuse de jazz en Ukraine ne doit pas être si facile), mais aussi dans sa langue natale. Un seul standard, placé en ouverture, pour solder peut-être la question de l’héritage et annoncer la couleur, ou plutôt hisser les couleurs d’un jazz qu’elle et ses musiciens façonnent en un patchwork temporel, puisque la musique est aussi la mise en couleur du temps. Un jazz qui se souvient de ses origines, ignore la nostalgie et ne vit que de sa permanente réinvention. Le jazz, en somme. Je ne sais et ne veut pas vous en dire plus. Aux curieux, j’ai envie de réserver la fraîcheur d’une très belle surprise…
AREWENOTMEN? [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



01 - Alone Together
02 - Rada
03 - Berdovichko [Feat. Shannon Barnett]
04 - Ich Weiss Nicht
05 - Nicht Film Musik [Feat. Liora Rips]
06 - Gockl Am Hof [Feat. Liora Rips]
07 - Integration
08 - A Patchwork Of Time
09 - Sirii Gusi
10 - Dark Waters
11 - Song For Mama And Papa [Feat. Shannon Barnett]
12 - Sag Deiner Sonne
MP3 (320 kbps) + front cover