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lundi 5 mars 2018

JOAN BAEZ ~ Whistle Down The Wind [2018]


Oui, Joan Baez. On a beaucoup moqué la dame, mais pour des raisons qui ne me paraissent pas toujours très glorieuses. Personnellement, j'éprouve toujours une sincère affection envers ces idéalistes qui sont persuadés qu'une guitare peut tuer les fascistes. Pour autant, je n'attendais pas grand chose d'un nouvel album. En vérité, je ne l'attendais même pas du tout, jusqu'à ce qu'un ami me l'envoie, accompagné de ces quelques mots : "Je viens de faire le test, ce disque tient parfaitement l'écoute après le Wrecking ball d'Emmylou Harris, que tu aimes tant." Comment résister à pareil argument ? L'âge a dû me rendre moins sensible : j'ai attendu la moitié du deuxième titre avant de m'évanouir ! Et puisqu'il est question d'âge, le temps a accompli son sale boulot : désormais, Joan Baez ne peut plus jouer les sirènes en multipliant les acrobaties au milieu des notes les plus hautes (ce qui agaçait fortement ses vils détracteurs), mais quand un mot se fêle en pleine monté, c'est beau et émouvant à en pleurer. Concernant le répertoire, Joan a opté pour quelques valeurs sûres, comme Tom Waits, Mary Chapin Carpenter ou Antony & The Johnsons, mais elle a également misé sur des jeunots à peine connus des spécialistes : Zoe Mulford, Eliza Gilkyson ou Tim Eriksen. Elle s’approprie tous ces merveilleux bijoux avec une grâce infinie. Pour faire bonne mesure, le groupe qui l'accompagne donne dans la boucherie sentimentale ! Ces gars sont si doués qu'ils nous feraient croire que la perfection se laisse draguer par le premier venu. La ruse était délicate : sur la pochette, le sourire de Joan ne nous offre aucun indice sur les profondeurs émotionnelles visitées par ce disque. Seuls ceux qui sont allergiques à la Beauté essayeront d'échapper à cet album fabuleux.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]      


  
01 - Whistle Down The Wind
02 - Be Of Good Heart
03 - Another World
04 - Civil War
05 - The Things That We Are Made Of
06 - The President Sang Amazing Grace
07 - Last Leaf
08 - Silver Blade
09 - The Great Correction
10 - I Wish The Wars Were All Over
MP3 (320 kbps) + front cover


mercredi 28 février 2018

HELENE GRIMAUD & SOL GABETTA ~ Duo [2012]


Je ne connais guère plus sexy qu'une jeune fille traînant, un peu péniblement, sa "grosse dame" à travers le dédale des couloirs du métro... Malgré son encombrant instrument, c'est toujours elle qui se déplace car sa copine ne peut bouger son "gros meuble" sans une armée de déménageurs. Elle porte queue de cheval, petites lunettes rondes et col Claudine, soit le parfait déguisement de la jeune personne à qui ont donnerait le bon Dieu sans confession - et pourtant... Elle sort un paquet de partitions de son sac à dos et se met à chanter pour elle-même. La scène pourrait amuser un fan des Cramps, lequel, trop souvent, ignore les folies que peut dissimuler une sonate de Debussy ou de Shostakovich. En fait, toute cette histoire de musique dite "classique" est extrêmement vicieuse, et c'est ça qui est tellement bon ! Certains n'y glisseraient une oreille pour rien au monde - pourtant, je reste persuadé que lorsqu'on est réellement passionné par un genre musical, on peut succomber à tous. Dans une sonate de Brahms, réécoutée ce matin, j'ai entendu un merveilleux petit passage qui serait du meilleur effet glissé au milieu d'une chanson de Can (et je suis certain que Jaki Liebezeit aurait adoré jouer derrière ces charmantes demoiselles) ! Voilà, c'était l'angle d'attaque du jour, quoi qu'il vaille... 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]          


01 - Schumann Fantasiestücke, Op.73-1. Zart Und Mit Ausdruck
02 - Schumann Fantasiestücke, Op.73-2. Lebhaft, Leicht
03 - Schumann Fantasiestücke, Op.73-3. Rasch Und Mit Feuer
04 - Brahms Sonata For Cello And Piano No.1 In E Minor, Op.38-1. Allegro Non Troppo
05 - Brahms Sonata For Cello And Piano No.1 In E Minor, Op.38-2. Allegretto Quasi Minuetto
06 - Brahms Sonata For Cello And Piano No.1 In E Minor, Op.38-3. Allegro-Più Presto
07 - Debussy Sonata In D Minor for Cello & Piano, L.135-1. Prologue (Lent)
08 - Debussy Sonata In D Minor for Cello & Piano, L.135-2. Sérénade (Modérément Animé)
09 - Debussy Sonata In D Minor for Cello & Piano, L.135-3. Finale (Animé)
10 - Shostakovich Sonata For Cello And Piano, Op.40-1. Allegro Non Troppo
11 - Shostakovich Sonata For Cello And Piano, Op.40-2. Allegro
12 - Shostakovich Sonata For Cello And Piano, Op.40-3. Largo
13 - Shostakovich Sonata For Cello And Piano, Op.40-4. Allegro


vendredi 23 février 2018

LINTON KWESI JOHNSON ~ Tings An' Times [1991]


Je sais comment cela risque de se passer. D'un côté, il va y avoir ceux qui pensent ne rien aimer du reggae et, de l'autre, ceux qui sont persuadés d'être déjà suffisamment équipés parce qu'il possèdent Forces of victory et Making History. Avec les premiers, ça risque de ne pas être simple même en leur rappelant combien la musique, la voix et les textes (pour les courageux qui prendraient le temps d'essayer de décrypter le savoureux créole jamaïcain) du gars "Kwesi" sont uniques en leur genre. Avec les seconds, mes chances de réussite seront peut-être légèrement augmentées. Voici mes arguments : Tings an' times est l'un des chefs-d'oeuvre de Johnson où la richesse instrumentale est la plus merveilleuse et il contient un titre : Story (qui arrive en première ou en deuxième position, selon les éditions) que tout passionné de musique (quelle quel soit) se doit absolument de posséder dans sa collection. Linton y pose son magnifique flow sur une rythmique répétitive totalement obsédante, mais l'essentiel est ailleurs : pendant cinq minutes (bien trop courtes) et dix-neuf secondes, un violoniste fou multiplie les numéros de haute voltige pour vous convaincre dans le suivre jusqu'au sommet du nirvana !... "Wance upon a time / Jus like inna nursery rime / Before piggy tun swine / Mi did wear / Mi fear / Pan mi face / Like a shiel / Like a mawsk / An evrybody tink mi cool an deadly." Si ce n'est pas du Lautréamont ou du Robert Johnson, ça décoiffe quand même ! A mon humble avis, on ne possède jamais suffisamment de disques de cet homme si élégant (dans tous les sens du terme).
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]      
  

  
01 - Sense Outa Nansense
02 - Story
03 - Tings An' Times
04 - Mi Revalueshanary Fren
05 - Di Good Life
06 - Di Anfinish Revalueshan
07 - Dubbin Fi Life
MP3 (320 kbps) + front cover


mardi 20 février 2018

RICHARD HELL & THE VOIDOIDS ~ Blank Generation [40th Anniversary Deluxe Edition] [2CD] [1977]


C'était de la musique à vivre qui avait influence sur tout... Aujourd'hui, cela refait surface, impeccablement emballé, sous étiquette : "Deluxe" ! Après le passage des punks et de leurs petits frères, il y aurait encore des disques, mais plus de mouvements... Nous avons eu cette chance : connaître la dernière Grosse Affaire de la Grande Histoire... Désormais, le monde n'est quasiment plus qu'un immense terrain ouvert à la seule nostalgie... Richard Hell (pour Une Saison en enfer) inventa la coupe de douilles hérissées, l'épingle à nourrisse pour T-shirt déchiré et le chant en forme de glaviot d'amour ! Vous parlez de souvenirs à raconter aux enfants !  Il avait, aussi, une étrange spécialité : celle de se barrer de son groupe (Television, Heartbreakers) juste avant qu'il ne touche les étoiles. Tout ceci aurait pu finir dans le caniveau de l'Histoire, sauf qu'il nous offrit un coup de génie : recruter un presque vioque, quasi chauve, en fait un maître guitariste, en la personne de Robert Quine. Sur ce chef-d'oeuvre, on entend quasiment que lui - et ce n'est rien d'écrire qu'il multiplie les miracles. A lui seul, le titre Blank generation en raconte davantage que bien des albums complets. Cet album ne signa l'arrêt de mort d'aucune bande de progueux ou de hardrockeux (qui continuèrent longtemps après que les Voidoids eurent tiré leur révérence), mais, chez les fans, les plus malins surent tirer les leçons qui s'imposaient...
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]  


CD1 :
01 - Love Comes In Spurts
02 - Liars Beware
03 - New Pleasure
04 - Betrayal Takes Two
05 - Down At The Rock And Roll Club
06 - Who Says
07 - Blank Generation
08 - Walking On The Water
09 - The Plan
10 - Another World
CD2 :
01 - Love Comes In Spurts [Electric Lady Studios Alternate Version]
02 - Blank Generation [Electric Lady Studios Alternate Version]
03 - You Gotta Lose [Electric Lady Studios Outtake Version]
04 - Who Says [Plaza Sound Studios Alternate Version]
05 - Love Comes In Spurts [Live At CBGB November 19, 1976]
06 - Blank Generation [Live At CBGB November 19, 1976]
07 - Liars Beware [Live At CBGB April 14th, 1977]
08 - New Pleasure [Live At CBGB April 14th, 1977]
09 - Walking On The Water [Live At CBGB April 14th, 1977]
10 - Another World [Ork Records Version, 1976]
11 - Oh [Original 2000 Release]
12 - 1977 Sire Records Radio Ad
MP3 (320 kbps) + front cover



jeudi 15 février 2018

BRIGID MAE POWER ~ The Two Worlds [2018]


Quel bazar ! Au moment où j'écris ces lignes, une telle tempête ravage mon pauvre crâne que je me demande comment je vais pouvoir m'en sortir avec ce billet. J'ai très envie d'écrire : "J'adore cet album, il est génial, précipitez vous" avant de m'enfuir en courant, mais je crains que ça ne vous suffise pas (ô lecteurs de peu de foi !)... Avec le titre d'ouverture, on pourrait se croire en présence d'une énième jeune chanteuse de folk à très jolie voix, mais l'affaire va rapidement se compliquer dans des proportions peu communes. Voilà enfin un disque dont les propositions ne ressemblent pas à un million de chansons déjà entendues. Certes, la base repose sur un univers folk qui n'est pas sans rappeler d'émouvantes sirènes comme Linda Perhacs ou Judie Sill, mais il y a ce batteur qui ne peut s'empêcher d'être magnifiquement exubérant, mais il y a ce piano jazz qui fout la zizanie, mais il y a cet harmonium brindezingue, mais je ne sais même plus comment je m'appelle ! Et le plus beau reste à venir : pendant que la voix nous ensorcelle avec ses comptines dérangées juste comme il faut, les musiciens (dont Brigid, multi-instrumentistes) réussissent l'exploit de mêler le plus léger avec le plus profond, sans jamais en rajouter dans le bizarre qui fait si chouette. Cette nuit, je me suis relevé pour l'écouter encore une fois, tant son écho ne cessait de me bouleverser même au milieu du sommeil. En espérant que ce superbe petit chef-d'oeuvre échappé de nulle part (la demoiselle propose ses enregistrements sur Bandcamp) vous procure une émotion égale à la mienne (vous allez tous en être dingue !), je vous salue chaleureusement.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]           


01 - I'm Grateful
02 - Don't Shut Me Up (Politely)
03 - So You've Seen My Limit
04 - On My Own With You
05 - Is My Presence In The Room Enough For You
06 - Down On The Ground
07 - Peace Backing Us Up
08 - How's Your New Home
09 - The Two Worlds
10 - Let Me Go Now
MP3 (320 kbps) + front cover


mercredi 14 février 2018

MELODY GARDOT ~ Live In Europe [2018]


Au début, j'ai cru qu'il s'agissait d'un fake ! J'avoue que je comprends difficilement cette pochette (osée dans tous les sens du terme). Je suppose qu'après son terrible accident, la rééducation en fauteuil, puis avec canne, et les concerts où elle se cachait en fond de scène sous des chapeaux et des lunettes noires, Melody Gardot a voulu s'offrir dans le plus simple appareil... A l'intérieur, aussi, elle dévoile toute son intimité. Tout de suite, les indépassables vers de L'Invitation aux voyages de Baudelaire viennent à l'esprit : "Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté." Mais la perfection ne tourne jamais à la démonstration et ne saurait éteindre une seule seconde le swing débordant de grâce. Selon la formule consacrée, ce premier live officiel (enregistré entre 2012 et 2016 sur le vieux continent) est beau à pleurer, mais il est également beau à rire (il suffit d'écouter son superbe fou rire sur la seconde version de Baby I'm a fool). Vous pouvez laisser tourner en boucle jusqu'à atteindre lentement les rives du coma extatique !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]  


01 - Our Love Is Easy
02 - Baby I'm A Fool
03 - The Rain
04 - Deep Within The Corners Of My Mind
05 - So Long
06 - My One And Only Thrill
07 - Lisboa
08 - Over The Rainbow
09 - (Monologue) Special Spot
10 - Baby I'm A Fool
11 - Les Etoiles
12 - Goodbye
13 - (Monologue) Tchao Baby
14 - March For Mingus
15 - Bad News
16 - Who Will Comfort Me
17 - Morning Sun
MP3 (320 kbps) + artwork
COOL 97A


lundi 12 février 2018

VARIOUS ARTISTS ~ Acid Nightmares [C. 2017]


Le 24 août 1967, Charles "Chocolate George" Hendricks, un membre reconnu du Hell’s Angels Chapter de San Francisco déboule à pleine vitesse  sur  Haight street, quartier Hippie de Haight Ashbury. Chargé au speed, il finira par s’encastrer dans l’arrière d’une Chevrolet modèle 55. Il décédera peu de temps après son transport à l’hôpital selon la formule consacrée. Très apprécié par la communauté  du Haight Ashbury, les funérailles de "Chocolate George" (qui tenait son surnom du fait qu’il était friand de lait chocolaté et de LSD) donneront lieu à un défilé de plus de deux cents Hell’s Angels dans les rues de San Francisco (à la Johnny H. mais en plus méchant). Ses frères du bitume seront ensuite rejoints par trois cents hippies pour une fête en l’honneur du biker au Golden Gate Park ou se produiront les deux groupes fétiches de "Chocolate George" : Grateful Dead  et Big Brother and the Holding Co.



Les obsèques de "Chocolate George", dont les cendres seront dispersées dans les Twin Peaks, signeront dans un dernier élan de fraternité la fin du Summer of love de 1967. Dès lors, les  bad vibes commencent à se propager pour culminer au festival de Altamont ou les Hell’s Angels défoncés terrorisent le public et poignardent un jeune noir, Meredith Hunter, pendant que les Stones jouent Under my thumbLes sixties sont définitivement enterrées lors de cette funeste soirée du 6 décembre 1969.  Au 369 Haight street, un musicien de San Francisco nommé Dickie Peterson assiste au crash de "Chocolate George" et suffoque sous les mauvaises vibrations de cette fin d’été californien. 



Avec son groupe : Blue Cheer, un power trio ainsi nommé en référence à une variété de LSD mise au point par l’ingénieur et chimiste du Grateful Dead, Augustus Owsley, il grave dans la cire encore fumante du décès de "Chocolate George" un  brûlot de heavy rock psychédélique. Le disque qui comprend une reprise saturée de guitare fuzz du Summertime blues de Eddy Cochran est un manifeste de hard  sauvage gonflé à l’acide qui fera date dans les annales du rock. Vincebus eruptum de Blue Cheer est enregistré en janvier 1968.  L’année suivante chez mémé Albion, une bande de prolos issus de Birmingham, amateurs de films d’épouvantes et lassés de mouliner un blues rock prévisible, teste sur le public un morceau lourd et inquiétant qu’ils ont intitulé : Black sabbath. C’est la panique générale dans les travées et nos fils de métallos retiennent la formule de cet alliage nouveau qu’ils vont forger avec persévérance. C’est la naissance du heavy métal ! Cette parenthèse historique est largement inspirée par les notes du livret figurant dans le coffret Wayfaring srangers - acid and nightmares que Papa Noël m’a fait livrer en chopper. Le bel objet est édité par le label Numéro Group à qui l’on doit le magnifique coffret Ork Records sur la genèse du punk Nouillorquais, des compilations pointues de soul music et récemment un florilège d’inédits de Husker dü première période que l’on annonce excellente  (je vous dis ça, je ne vous ai rien dit…) Donc, je vous décris le bibelot : sur la pochette gatefold en carton épais, une illustration fluorescente avec incrustation de feutrine noire représente "Chocolate George" en pleine action dans un décor death /dope apocalyptique du meilleur gout ; un livret de douze pages couleurs avec  trombines des Killers et petit topo sur leurs activités sataniques complète le coffret. Enfin les deux rondelles vinyles de 180 grammes où sont gravées les 18 titres de proto métal de la compilation. Bon sang ! Je descends le truc direct à la crypte et je boucle la future relique à double tour. Et le contenu me direz-vous ? C’est une boucherie de basse lourde, de pédales fuzz, de cris sataniques vantant les délices maléfiques de psychotropes et pilules en tout genre. Je dois le confesser, ces graisseux ne font pas dans la dentelle… Il n’y a qu’à lire le titre des morceaux : Acid nightmare, Hypodermic needle, Speed freak, Doomsday, Evaporated brain, Pink pills… pour imaginer comment les parents ont dû flipper quand ils ont surpris leur gosse défoncé à l’herbe en train d’écouter cette merde dans la chambre. La CIA qui avait lancé l’expérimentation du LSD à des fins militaires sur ces jeunes cobayes venait de se prendre le boomerang en pleine gueule. Les protagonistes responsables de ces opérations de lobotomie juvénile viennent majoritairement des USA, on note aussi la présence de gangs anglais (1) Allemands (2), Autrichien (1) et même Portugais dans cette internationale de subversion psychotique (il manquerait juste un japonais genre Speed glue and shinki à mon goût). Mais ne vous y trompez pas ! Il s’agit là de véritables bandes de punks à douilles longues, moustaches et pattes d’éléphant (rien à voir avec les guignols cocaïnés en pantalon de cuir noir moule bite qui vont leur succéder). Après un succès d’estime qui ne dépassera pas les limites de leur quartier, ces pionniers du rock lourd disparaîtront à jamais dans les limbes de leurs effluves lysergiques. Mais trêve de bavardages pompeux ! Verrouillez bien les issues de secours, bouclez vos ceintures, ouvrez bien vos oreilles chastes et envoyez la sauce au volume maximal car je vous préviens… cette compilation est au hard psychédélique du début des 70’s  ce que le Nuggets de Lenny Kaye est au garage punk des 60’s ! Alors on dit merci qui maintenant ? 
LE DUKE [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



01 - Xaranga - Acid Nightmare
02 - Novak’s Kapelle - Hypodermic Needle 
03 - Whistlers Mother - Dark Dawn 
04 - Brass Alley - Pink Pills 
05 - Gift - Drugs 
06 - Supa Chief - Red Brained Woman 
07 - TNS - Times Up 
08 - Acid - Acid 
09 - Sardonicus - Evaporated Brain 
10 - Mass Temper - Grave Digger 
11 - Goliath - Dead Drunk Screaming 
12 - Bulbous Creation - Hooked 
13 - The Ritual - Speed Freak 
14 - Gollum - Prayer Of Despair 
15 - The Crossblood Experiment - Orange Sunshine 
16 - Purple Sun -  Dooms Day 
17 - The Shy Guys - Black Lightning Light 
18 - Sunn cycle - Acid Raga
MP3 (320 kbps) + front cover