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mercredi 8 novembre 2017

ARTISTES DIVERSES ~ Elles Chantent Barbara [HMC. 2017]


Les hommages à Barbara se multiplient et le film de Mathieu Amalric n'y est certainement pas étranger. Ceci m'a permis d'accélérer un projet que je voyais pourtant mal parti : vous proposer un florilège de reprises des chansons de la Grande Dame. En plusieurs mois, je n'avais collecté que quatre ou cinq interprétations intéressantes. On appréciera tout particulièrement l'hommage rendu par des chanteuses pour qui Barbara ne faisait pas partie du paysage musical d'origine : Angélique Kidjo, Melody Gardot, Helen Merrill, Hindi Zahra, Luz Casal, Rokia Traoré et l'allemande Christine Maringer-Tries, plus connue comme la voix féminine du duo Balance. Quant à certaines francophones, elles gagnent à s'aventurer dans ce répertoire plus valorisant que les niaiseries qu'on leur connaît habituellement.
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Marie-Paule Belle - L'Aigle Noir
02 - Lara Fabian - Göttingen
03 - Camélia Jordana - Septembre
04 - Angelique Kidjo - Le Soleil Noir
05 - Virginie Ledoyen - Cet Enfant-Là
06 - Hindi Zahra - Say, When Will You Return
07 - Juliette - Mes Hommes
08 - Daphné - Petite Cantate
09 - Helen Merrill - Pierre
10 - Christine Maringer-Tries - Göttingen (avec Louis Capart)
11 - Rokia Traoré - Au Bois De Saint-Amand
12 - Nolwenn Leroy - Dis, Quand Reviendras-Tu
13 - Melody Gardot - C’Est Trop Tard
14 - Luz Casal - Attendez Que Ma Joie Revienne
15 - Cecile McLorin Salvant - Le Mal De Vivre
16 - Jeanne Cherhal - Nantes
17 - Louane - Mon Enfance
18 - Elodie Frégé - Parce Que Je T’Aime
19 - Olivia Ruiz - Gueule De Nuit
20 - Zazie - La Solitude
MP3 (320 kbps) + front cover


lundi 6 novembre 2017

IAN DURY ~ New Boots And Panties !! [40th Anniversary Edition] [4CD] [1977]


Quand j'étais gamin, j'adorais miser mon petit flouze sur de la marchandise de contrebande (souvent à la limite de l'écoutable)... Aujourd'hui, il ne se passe guère de semaines sans qu'on nous propose du live et de la demo en veux-tu (ou pas), en voilà ! La raison voudrait que j'ignore tous ces machins qui ont tendance à diluer l'oeuvre, mais, dans ma tête, un gosse hurle : "entasse, ça pourra toujours servir !" La version Deluxe de New boots and panties !! n'a guère plus d'un an et on voudrait déjà nous refourguer celle-ci. A l'album joliment remasterisé et aux demos ont été ajoutés un lot de choses plus ou moins rares et un concert millésimée (il ne manque que Ian chantonnant sous la douche et Ian sifflotant en faisant popo !). S'agissant d'un des disques les plus cool de tous les temps, j'ai écouté le morveux, et j'ai entassé. Je suppose qu'on ne se refait pas. Cela me donne l'occasion de vous en parler une nouvelle fois et je ne suis pas certain que ce soit du luxe. Cet album est un sommet de coolitude absolue. Pour beaucoup, c'est du charabia de vendeur de bagnoles d'occasion. Or, pas du tout ! Cela signifie que vous pouvez l'écouter à n'importe quelle heure, quelque soit la saison ou votre état d'esprit et qu'il vous fera toujours le même bien fou. Il s'agit d'un immense disque de rockandpopandsoulandfunkandskaandandsoon administré avec l'air de ne pas y toucher par une bande de gars touchant méchamment leur bille mais bien décidés à ne pas fanfaronner plus que nécessaire. En une poignée de secondes, ce chef-d'oeuvre que tous les punks écoutaient pour s'extraire de la furia ambiante peut vous transformer en petit frère de Jimmy Dean relevant le col de son blouson cramoisi avant de s'en aller affronter l'existence... Miracle de la ratatouille fusionnelle, si les influences musicales sont essentiellement ricaines, Ian et ses sorciers sont parvenus à lui donner un savoureux goût de pluie et d'arrière salle de pub typiquement British. Rigoureusement Indispensable.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]             


CD1 :
01 - Wake Up & Make Love With Me
02 - Sweet Gene Vincent
03 - I'm Partial To Your Abracadabra
04 - My Old Man
05 - Billericay Dickie
06 - Clevor Trever
07 - If I Was With A Woman
08 - Blockheads
09 - Plaistow Patricia
10 - Blackmail Man
CD2 :
01 - Sex & Drugs & Rock & Roll
02 - Razzle In My Pocket
03 - You're More Than Fair
04 - England's Glory [Live]
05 - Close To Home
06 - Two Steep Hills
07 - Sex & Drugs & Rock & Roll [BBC John Peel Sessions, 12-12-1977]
08 - Clevor Trever [BBC John Peel Sessions, 12-12-1977]
09 - Sweet Gene Vincent [BBC John Peel Sessions, 12-12-1977]
10 - Blockheads [BBC John Peel Sessions, 12-12-1977]
CD3 :
01 - Wake Up & Make Love With Me [Demo]
02 - Sink My Boats [Demo]
03 - Apples [Demo]
04 - England's Glory [Demo]
05 - Tell The Children [Demo]
06 - I Made Mary Cry [Demo]
07 - Sweet Gene Vincent [Backing Track] [Demo]
08 - Blackmail Man [Demo]
09 - My Old Man [Demo]
10 - Something's Going To Happen In The Winter [Demo]
11 - Wifey [Demo]
12 - Sink My Boats [Alternate Version] [Demo]
13 - I'm Partial To Your Abracadabra [Demo]
14 - If I Was With A Woman [Demo]
15 - Sex & Drugs & Rock & Roll [Demo]
16 - Clevor Trever [Demo]
17 - Blockheads [Demo]
CD4 :
01 - Sex & Drugs & Rock & Roll [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
02 - Wake Up & Make Love With Me [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
03 - Clevor Trever [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
04 - Plaistow Patricia [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
05 - I Made Mary Cry [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
06 - What A Waste [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
07 - Blockheads [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
08 - If I Was With A Woman [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
09 - Upminster Kid [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
10 - Sweet Gene Vincent [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
11 - Sex & Drugs & Rock & Roll (Reprise) [Live At The Paris Theatre, London, 01-07-1978]
MP3 (320 kbps) + front cover


jeudi 2 novembre 2017

Zen Arcade again...


Au final, combien existe-t-il de double albums qui comptent vraiment ? Parce qu'il faut tout de même posséder une haute estime de soi pour nous balancer une telle somme d'un coup - ou alors avoir le cœur plein de trop d'amour et de trop de colère... Sur Zen arcade, chaque chanson compte, et chaque chanson ressemble à la proverbiale goutte d'eau qui fait déborder le vase. Dans le rock comme ailleurs, on peut tricher : à coups de producteurs, d'effets de manches, d'invités, d'outrances dépassant la caricature... Ici, d'aucuns vous diront qu'on tient le vrai truc, que même si le groupe l'avait décidé, ces chansons-là ne se seraient pas laissées maquiller...  One, two, three et pan dans la trogne : c'est à prendre ou à prendre ! Ce qui n'empêche pas les subtilités, loin s'en faut. A la réécoute, j'ai songé à ce passage mythique dans le Voyage au bout de la nuit, quand le narrateur nous décrit les cadavres de chevaux et le crâne du colonel qui glougloute... Avec Zen arcade, c'est surtout le cerveau de l'auditeur qui fait des bulles. Certains n'hésiteront pas à s'enfermer dans l'une d'elle pour s'expédier voguer ailleurs. Zen arcade est un disque traumatisant qui soigne des autres traumatismes, c'est le disque qu'on pose sur la platine quand tant d' autres ont échoué...
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


lundi 30 octobre 2017

HÜSKER DÜ ~ Zen Arcade [1984]


"I Was Standing By The Sea."
Où il sera question de double-albums. Mais pas que. De Bob Mould aussi il sera question, je vous ai déjà emmerdé avec Bob Mould, les plus anciens d’entre vous s’en souviendront. Double nickels on the dime, en voilà un fameux de double-album. Écrit en tout petit au dos de sa jaquette : "Take That, Hüskers !" Ce n’était là qu’un message hautement révérencieux des Minutemen à leurs collègues de label qui venaient de les mettre sur le cul avec ce Zen arcade de feu et les auront incités à sortir eux-même ce double-album de, euh… feu (là je parle de Double nickels, vous suivez ?) Tiens, à-propos de révérence on peut pas dire que ce soit le le fort de Paulo et ses Mats et pourtant, ce putain de morceau sur leur premier album: Something to Dü, vous faut un dessin ? Le voilà le dessin : les Replacements ne seraient pas devenus le plus Grand Groupe du Monde (de 1987) s’ils n’avaient pas longtemps ferraillé avec le Plus Grand Groupe du Monde (de 1984). Les murs du First Avenue et son annexe 7th Street Entry en tremblent encore 40 ans plus tard, sacré vivier que cette Minneapolis Area dans les 80’s. C’est pas le fantôme de Roger Nelson qui dira le contraire. Greg Norton lui (c’est le troisième larron) nous expliquera tout ça en renvoyant l’ascenseur dans ce fameux Color me obsessed dont je vous ai tant perlé mais que vous avez pourtant oublié. Un putain de bassiste ce Norton ! Mais revenons donc à Zen arcade. Où il ne sera par contre pas question de producteur  ni de production. Je sais que beaucoup d’entre vous êtes attachés aux plus brillants spécimens de la profession, moi aussi mais c’est juste pour ramener ma science, en fait bien-produit mal-produit je m’en carre tant qu’on a l’émotion (et des trucs à raconter …) Donc là pas d’inquiétude, faut dire que le budget du truc s’est élevé à 3200$ TTC. Même en 83 c’est un peu comme au tribunal, quand t’as pas un rond tu prends l’avocat commis d’office, là c’est le producteur-maison de chez SST. J’ai bien lu son nom mais je lai oublié et je suis sûr que vous ne me le réclamerez pas. Je dis 83 parce que c’est l’année de son enregistrement, il est bien sorti en 84. Enfin, l’année… le mois plutôt, octobre. Enfin le mois… 40 heures pour l’enregistrer (tout en une seule prise à 2-3 morceaux près), 40 autres pour le mixer et c’est parti. Où l’on découvre qu’il n’est pas besoin de Producteur pour construire un Mur du Son. Et l’anéantir dans la foulée, comme un barrage qui explose et déverse son maelström, sauf qu’ici il est incandescent. Laissez-vous emporter de bout en bout, c’est impératif, pour comprendre comment les Hüskers ont pu en arriver là. Vous entendrez les heures passées à improviser/répéter dans cette église devenue squat à Saint-Paul la jumelle. Vous suivrez l’itinéraire de cet ado qui cherche à s’extirper d’un quotidien glauque, désespéré et violent pour une vie meilleure… mais je n’irai pas plus loin. S’il vous en prend l’envie vous trouverez ailleurs tous les détails de cette histoire. Car non cet album n’est pas que double, c’est aussi un concept. Un Quadrophenia thrash, oui avec deux h, ai-je lu quelque part … Mais ce seront là des Who dépenaillés, affamés et débarrassés de tout superflu tel que Roger Daltrey. Aaahhhh je vous entend déjà gueuler là mais j’m’en fous j’en démordrai pas. On garde Entwistle bien sûr, voir plus haut. Quant à Moon je vous laisse poursuivre.Où non, l’analogie n’est pas stupide entre ces double-albums, mais jamais je ne citerai  Tommy. Comme il se doit dans ces cas-là (le concept) et ne m’en voulez pas si j'insiste, il est impératif de s’immerger totalement et d’enchaîner les morceaux de bout en bout, interludes acoustiques où à cordes y compris. La récompense c’est que si vous tenez jusque-là le dernier vous laissera sonnés, hagards, perdus, c’est une promesse. Où donc il ne sera pas question d’isoler telle ou telle chanson. A moins que… à moins que je ne vous parle de ce truc que je me passe en boucle depuis des semaines et croyez-moi j’exagère pas : en boucle. Bah ouais moi j’le connais le concept je m’autorise des écarts. Enfin, je m’autorise rien, je suis juste envoûté par Pink turns to blue, ses lyrics terrifiants, son imparable refrain et ce court solo à ranger dans ce que Bob Mould cet étonnant ferrailleur hardcore a produit de meilleur, sans esbroufe aucune, pas le genre de la maison, hey, quand il faut le sortir en concert à 200 à l’heure il… sort. C’est pourtant son alter-ego (et batteur extraordinaire, et futur ennemi mortel…) qui a composé et illumine de son aura ce diamant radio-actif et désespéré. Grant Hart est un génie que j’ai honte d’avoir longtemps négligé, aveuglé que j’étais par Mould et son parcours/discours implacable/impeccable. Il m’a véritablement conquis, le mot est faible, en 2013 à la sortie de The Argument cet immense double-concept-album (bingo !) basé sur une nouvelle de John Milton et un inédit de William Burroughs. Ce disque j’ai longtemps voulu vous en parler mais je ne savais pas comment l’aborder. Son côté cérébral peut-être, ce qui est loin d’être une insulte je m’empresse de le préciser, je ne me sentais juste pas à la hauteur. Mais voilà, aujourd’hui j’avais besoin de me livrer un peu et je n’ai rien trouvé de plus adapté que Zen arcade et son déluge de coups et blessures électriques. Et cérébraux, oui, cérébraux aussi. Grant Hart et moi sommes nés la même année (et un 18, chiffre-clé pour moi) mais depuis le 13 septembre dernier il n’aura plus jamais le même âge que moi. Où même sous un déluge certains coups font plus mal que d’autres.
Everett W. GILLES [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]



01 - Something I Learned Today
02 - Broken Home, Broken Heart
03 - Never Talking To You Again
04 - Chartered Trips
05 - Dreams Reoccurring
06 - Indecision Time
07 - Hare Krsna
08 - Beyond The Threshold
09 - Pride
10 - I'll Never Forget You
11 - The Biggest Lie
12 - What's Going On
13 - Masochism World
14 - Standing By The Sea
15 - Somewhere
16 - One Step At A Time
17 - Pink Turns To Blue
18 - Newest Industry
19 - Monday Will Never Be The Same
20 - Whatever
21 - The Tooth Fairy And The Princess
22 - Turn On The News
23 - Turn On The News
24 - Reoccurring Dreams
MP3 (128 kbps) (par respect pour ce son brûlant qui ne tolérera rien d’autre) + front cover



jeudi 26 octobre 2017

THE PALE FOUNTAINS ~ Pacific Street [1984]


Dans un coin de Liverpool, Michael Head tient toujours debout et continue encore d’écrire des chansons. De vraies chansons. Vous savez, de celles que lui seul peut écrire et chanter, malgré les blessures, les dépressions, l’alcool ou l’héroïne… Bien sûr, il peut toujours tomber, se faire mal, mais le talent est là, unique, splendide, fragile, et tout ça tient à un fil. Michael Head tient toujours debout et continue d’écrire des chansons et cela tient du miracle, surtout quand d’autres que lui continuent sans talents ou se taisent parce qu’ils s'est échappé depuis fort longtemps (ou feraient mieux de s’abstenir). Je ne vous propose pas son dernier album qui vient de sortir, car vous ferez certainement une bonne action en l'achetant, mais le premier disque de son premier groupe, les Pale Fountains. Certes, le son pourra vous paraître ingrat, mais quiconque possède une oreille aguerrie saura y trouver d’impérissables trésors. A l’époque, ce disque était une totale anomalie, influence de bossa nova, de Burt Bacarach ou de Love, et des envies folles de prendre le large. Et, bien sûr, il y a cette voix, généreuse, qui vole et décolle et qui nous emporte. Aujourd’hui, elle n’a plus ce rayonnant éclat, mais le poids d’une vie sans doute gâchée et tiraillée par de vilains démons, avec ce voile que seules possèdent les âmes blessées et cabossées par la vie. Quelque chose également de déchirant à ne vouloir sombrer. Ou, pire, se résigner. Mais on s’en fout, même tout cabossé, Michael Head tient toujours debout et continue encore d’écrire des chansons. De vraies chansons avec ses doigts inspirés par des muses prodigieuses et sa voix d’or restée pourtant lumineuse dans les ténèbres. Des chansons qui, elles seules, ont sans doute eu ce curieux pouvoir de le faire encore tenir debout. Michael Head tient toujours debout parmi nous et continue toujours d’écrire de vraies et immenses chansons. Et c’est tout simplement beau car rien n’est définitivement et infiniment plus humain que ce cœur qui se bat et se débat avec si peu, au lieu de battre encore et encore comme le font si naturellement ceux des autres.
Audrey SONGEVAL [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Reach
02 - Something On My Mind
03 - Unless
04 - Southbound Excursion
05 - Natural
06 - Faithful Pillow (Pt. 1)
07 - You'll Start A War
08 - Beyond Fridays Field
09 - Abergele Next Time
10 - Crazier
11 - Faithful Pillow (Pt. 2)
12 - Palm Of My Hand
13 - Love's A Beautiful Place
14 - Meadow Of Love
15 - Thank You
MP3 (320 kbps) + front cover


mardi 24 octobre 2017

LEE HAZLEWOOD - ANN-MARGRET ~ The Cowboy And The Lady [1969]


Ce disque nous invite à un improbable rodéo au milieu des étoiles ! Le moustachu est l'un des grands sorciers de l'Histoire, rien ne lui est interdit, pas même de se lancer dans un western lysergique en la délicieuse compagnie d'Ann-Margret, une bonne copine d'Elvis. A chaque instant, on s'attend à voir débarquer une armée de martiens chevauchant des licornes métalliques !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]  


01 - Am I That Easy To Forget
02 - Only Mama That'll Walk The Line
03 - Greyhound Bus Depot
04 - Walk On Out Of My Mind
05 - Hangin' On
06 - Victims Of The Night
07 - Break My Mind
08 - You Can't Imagine
09 - Sweet Thing
10 - No Regrets
11 - Dark End Of The Street
12 - You Turned My Head Around
13 - It's A Nice World To Visit (But Not To Live In)
14 - Sleep In The Grass
15 - Chico
16 - Sam
17 - He Rode Away [Backing Track]
MP3 (320 kbps) + front cover



jeudi 19 octobre 2017

P.P. ARNOLD ~ The Turning Tide [2017]


Grosse affaire, très grosse affaire... Maintenant que tout (ou presque) a été réédité sous les formes les plus diverses et variées, des labels plus finauds que la moyenne n'hésitent plus à descendre dans la Grande Crypte Secrète des Trésors Oubliés. Quelques semaines après le chef-d'oeuvre inédit de Dion, on nous propose carrément un album de Patricia Ann Cole, déesse mieux connue sous le nom de P.P. Arnold... Je suis resté évanoui quelques heures rien qu'en voyant la pochette ! Patricia fut élevée à la meilleure (quoique difficile) école, celle des Ikettes du couple Turner. En tournée anglaise avec le duo sulfureux, elle décida de demeurer à Londres dans l'espoir de se lancer en solo. Aussitôt, Mick Jagger la pris sous son aile et la présenta à Andrew Long Oldham, manager des Stones et grand manitou du label Immediate qui signa la belle... immédiatement ! Elle devint copine avec les Small Faces et Chris Farlowe (ce qui démontre son absolu bon goût !) et éclaboussa l'univers avec deux albums d'une classe folle. Las, le monde est cruel, les hommes sont sourds et Immediate connaissait des problèmes financiers... Bientôt, on ne retrouvera son nom qu'écrit en tout petit sur les pochettes des autres (Humble Pie, Nick Drake, Dr. John...). Ce Turning tide échappé du néant m'a expédié dans des sphères émotionnelles rares. Patricia ne tombe jamais dans le "trop" : jamais trop chatte, jamais trop tigresse, jamais trop soyeuse, jamais tout ce que vous voudrez ! Elle est la grande voix soul hyper sexy, naturelle et innocente qui vous pressure le cœur même quand vous n'en pouvez plus ! You can't always get what you want de qui vous savez arrive à son terme, je crois que je ne vais pas pouvoir m'empêcher d'appuyer sur la touche repeat. Je vous souhaite bien du plaisir !
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]     


01 - Medicated Goo
02 - Born
03 - If This Were My World
04 - High And Windy Mountain
05 - Spinning Wheel
06 - Bury Me Down By The River
07 - Children Of The Last War
08 - Brand New Day
09 - The Turning Tide
10 - You've Made Me So Very Happy
11 - Give A Hand Take A Hand
12 - Happiness
13 - You Can't Always Get What You Want
MP3 (320 kbps) + front cover
COOL 68