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mardi 15 mai 2018

P. PAUL FENECH ~ The F-Files [2018]


"Raging thunder in my heart, lightning flashing in my brain."
Les Clapham South Escalators ont sorti un seul et unique E.P. que j’adorais autant que le nom qu’ils s’étaient choisi. La pochette aussi était magnifique. L’année qui suivit sa sortie, tenez-vous bien, on m’envoie en stage à Londres où je loge face à la station de Clapham… North. Non mais tu vas pas me dire, c’est le diable qui me faisait payer mes conneries à venir (jusque-là j’étais resté bien sage), trop fort ce satané Satan. Parce qu’un truc comme ça, quand on est du genre à s’attacher à des détails (essayez un peu de me faire croire que c’est pas votre cas), ça te rend dingue ! Ces Clapham South Escalators c’était en fait un groupe éphémère derrière lequel s’étaient réfugiés les M3T3ORS, ouais ça s’écrivait toujours en capitales avec les E à l’envers mais j’ai pas trouvé mieux que le 3 pour donner le change, désolé. De toute façon ça ne marcherait qu’avec une police tordue genre SF-Gore telle qu’on ne risquait pas d’en trouver à l’époque sur nos claviers d’ordi vu que des ordis on n’en voyait qu’aux infos ou dans les films de, comment déjà, S.F., c’est ça. En attendant, l’escalator ou les escaliers que je montais et descendais plusieurs fois par jour ben c’était ceux de Clapham North, jamais je m’en suis remis. Mais revenons à nos Meteors (ouais, ça va un moment…), cette comète sur laquelle on se jeta tous avec gourmandise pour passer rapidement à autre chose, à moins d’être fan au-delà de l’entendement et des limites humaines du terme. Mais des fans comme ça ça existe, exemple qui n’a (presque) rien à voir, j’en connais qui juste pour avoir accès gratuit à vie à leurs concerts (c’était la récompense promise) se sont faits tatouer la fusée-symbole de RFTC. A mon avis les ultra-fans des Meteors auront pu faire pire. En ce qui me concerne les loustics je les ai définitivement oubliés en 1983, juste après Wreckin’ crew. Ils ne m’ont jamais manqué et je n’ai jamais depuis attendu quoi que ce soit de leur part, ni reformation ni disque miraculeux exhumé, Smile ou The Great lost album on a déjà donné, merci. Sauf que je découvre à l’instant (hier soir en fait) que non, pas du tout, ils n’ont jamais cessé d’exister ni arrêté de tourner ni d’enregistrer. Ah ben ça alors … Donc je vous explique pour hier soir. Je tombe sur un truc, par hasard parce que ouais, ils sont où les potes quand t’as besoin d’eux hein ? Hein ? Par hasard donc et tout seul je trébuche littéralement sur l’équivalent d’une lampe d’Aladin à-moitié enterrée, je l’époussette, j’ouvre le couvercle et je disparais pendant 47 minutes… c’est quoi ce bordel ? Très peu de souvenirs, faut que je recommence (ouais, je suis un peu con) : 47 minutes de plus, ou de moins, ça dépend du point de vue. Les images qui m’en restent sont floues, certaines me sont familières et j’ai même eu l’impression fugace d’entr’apercevoir la Lumière. Aurais-je enfin, après toutes ces années d’incrédulité sur le concept même, déchiré le continuum spatio-temporel ? Non, faut pas déconner, les choses sont plus simples : P. Paul Fenech, pourquoi ce P avant le Paul, j’en sais rien, vient de sortir un disque solo qui n’a d’autre but que d’extirper l’humanité des ténèbres dans lesquelles elle s’enfonce irrémédiablement. Il est tout aussi plausible qu’il soit là pour enfoncer l’humanité dans les ténèbres qu’elle essaie d’éviter, faites votre choix, j’ai fait le mien. Quoi qu’il en soit, enthousiasmante ou terrorrifiante (comme disait un pote à moi adepte malgré lui de néologismes involontaires, le pléonasme c’est cadeau, ça me fait plaisir) ne vous inquiétez pas, l’expérience ne dure que 47 minutes à l’issue desquelles vous pourrez reprendre une vie normale, si c’est vraiment ce que vous souhaitez.
Everett W. GILLES [Vous prendrez bien le temps d’un petit commentaire !]


01 - Bad Universe
02 - Let's Burn 'Em Down
03 - Love Charms
04 - Off The Chain
05 - Raging Thunder
06 - Ravenous (Family Death House)
07 - Satan Is Her Name
08 - The Multiple Deaths Of Pichina
09 - The Return To Guts Crossing
10 - Tricky
11 - Voodoo Man
12 - What's In The Basket
13 - Who's Laughing Now
MP3 (320 kbps) + front cover  


lundi 30 avril 2018

SONIDO GALLO NEGRO ~ Cumbia Cósmico [HMC 2018]



Sonido Gallo Negro est un orchestre de neuf musiciens de la ville de Mexico spécialisé dans la cumbia. Je déjà évoqué ce style musical très populaire dans toute l'Amérique latine. Concernant Sonido Gallo Negro, on parle volontiers de cumbia progressive, psychédélique, voire d'electro-cumbia, ce qui est très exagéré, l'electro-cumbia étant beaucoup plus proche du reggaeton que de la musique que nous allons découvrir ici. La légende de Sonido Gallo Negro s'est construite sur l'ambiance très particulière de ses concerts (certains ont pu parler "d'expérience mystique"). Une étrange atmosphère basée sur une semi-pénombre, une mise en scène et un son très spécial dû à une instrumentation atypique : une guitare surf, une basse, une guitare rythmique, de trois à cinq percussionnistes, pas de batteur, deux claviers dont un Farfisa, un vibraphone, un flûtiste et un thérémine. Si d'ordinaire, le rythme de la cumbia est déjà assez obsédant, avec Sonido Gallo Negro, il devient carrément hypnotique. Pendant tout le concert, le graphiste argentin Dr Alderete dessine sur une tablette graphique et projette ses créations animées sur un écran géant. Au fil des années, Sonido Gallo Negro s'est constitué un public fidèle qui va bien au-delà des frontières de l'Amérique latine. Outre les pays hispanophones, Sonido Gallo Negro a tourné en Italie, en Serbie (à l'invitation d'Emir Kusturica) et en France à l'occasion du festival Jazz Sous Les Pommiers en Normandie. Je suis le premier surpris de constater que ce groupe à vocation plutôt underground rencontre, à l'occasion de la sortie de leur troisième album studio, un écho mondial. Dans cet opus, Sonido Gallo Negro fait quelques infidélités à la cumbia colombienne de ses débuts pour aller explorer le mambo de Pérez Prado, le porro de Lucho Bermúdez (une magnifique reprise de Tolú) et même un chachacha. Ce florilège vous présente une sélection de morceaux piochés dans leurs trois albums officiels, mais aussi dans un rare live enregistré au Foro Alicia, un lieu d'expression artistique alternatif du quartier Cuauhtémoc de la ville de Mexico. Je pourrais facilement passer une année entière de posts à vous présenter quelques-uns des musiciens qui ont joué dans ce lieu mythique qui a accueilli, paraît-il, plus de 28000 orchestres.
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]   


01 - Cumbia de Sanación
02 - Santa Barbara
03 - Tolú
04 - Cumbia Amansa Guapas
05 - La Focá (Cha Cha Chá)
06 - Serenata Güajira
07 - Chamula
08 - La Patrona
09 - Cumbia Fuzztone
10 - Bocanegra
11 - Mambo Egipcio
12 - Danza del Mar
13 - La Pollera Amarilla
14 - Vírgenes Del Sol
15 - Leticia
16 - Cumbia Ishtar
17 - Valicha
18 - Mambo Cósmico
19 - Coup De Poudre
20 - Lamento del Cullachaqui
21 - La Danza De Los Jibaros
MP3 (320 kbps) + front cover


lundi 16 avril 2018

JOSH T. PEARSON ~ The Straight Hits! [2018]


On a failli attendre. Après The Texas-Jerusalem crossroads (avec Lift To Experience, 2001), puis Last of the country gentlemen (2011), le grand Josh est enfin de retour. Le gars a rasé sa barbe de prédicateur fou et s'est acheté de jolies petites fringues toutes neuves, mais - gare ! - à l'intérieur, ça continu de secouer un tantinet ! J'ai un ami qui l'appelle le "Jeffrey Lee Texan" et je trouve que c'est à peine exagéré, c'est vous dire l'ampleur du phénomène ! Les artistes, par essence, sont des êtres à part; certains pleurent du manque de succès, alors que d'autres prennent peur à cause du même. Pearson, comme indiqué plus haut, à mis dix ans avant d'offrir la suite de Texas-Jerusalem crossroads, fuyant à travers le désert avant de rejoindre Berlin, puis Paris et de dégainer un disque aux longues suites acoustiques pas vraiment radiomicales. En comparaison, The Straight hits! pourrait s'apparenter au fameux album de la maturité (le moment où l'on est censé assumer ses talents comme ses doutes (voire ses névroses)). Le titre d'ouverture (quasi punk) va vous coller au plafond dès l'intro pour une chasse à l'araignée géante. L'orgue très Pharaohs (nous sommes au Texas) de la chanson suivante vous invitera à la danse. La suite ressemble à un étrange scenic railway, avec de mystérieux moments d'accalmie, comme des prises d'élan répétées avant que la machine ne s'emballe de nouveau et grimpe vers des étoiles inédites. Le tout luttera sans trop de difficultés pour le titre d'album de l'année... 
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]            



01 - Straight To The Top!
02 - Straight At Me
03 - Give It To Me Straight
04 - Straight Laced Come Undone
05 - Damn Straight
06 - Loved Straight To Hell
07 - The Dire Straits Of Love
08 - Whiskey Straight Love
09 - A Love Song (Set Me Straight)
10 - Straight Down Again¡
MP3 (320 kbps) + artwork


jeudi 12 avril 2018

MOONRAISERS ~ Focus On Moonraisers [HMC. 2018]



Le public du Case à Chocs de Neuchâtel a assisté vendredi 6 avril à la renaissance d'un groupe. C'était le vernissage du nouveau disque de Moonraisers, un orchestre disparu depuis 2011. Moonraisers a été dans les années 2000 un véritable phénomène en Suisse romande. Bien qu'ancré dans la tradition du reggae, Moonraisers s'est permis quelque audaces qui ont participé à son succès. La présence d'un didgeridoo, instrument traditionnel des aborigènes australiens, n'est pas la moindre de ces audaces. On l'entend dans Lion gate et  Full moon. Sur scène, un morceau (Train of Baghdad) lui était entièrement consacré. Autre audace, la reprise de Hotel California des Eagles a été un succès sans précédent dans la Confédération pour un groupe de reggae. Ce titre tournait en boucle sur toutes les radios. A cette époque, je ne comptais plus les fois où j'ai entendu : "Moi, je n'aime pas le reggae, mais Moonraisers, j'aime bien". Né en 1992, Moonraisers a tourné sans discontinuer pendant 20 ans avant que Jaba, son chanteur et leader, ferme boutique, dégoûté par la politique culturelle suisse qui ne finance que la musique classique et ignore totalement les musiques rock et urbaines. Pour autant, Jaba se garde bien d'annoncer la reformation du groupe, ni sa renaissance. Selon "White Spliff", le surnom que lui ont donné les musiciens jamaïcains, c'était un concert, rien d'autre, juste pour saluer la sortie d'un album. Fidèle à mes habitudes, je ne vous présente pas la totalité du disque dont il est question, mais un florilège de titre piochés dans toute l'histoire du groupe.
ZOCALO [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]


01 - Back On Track
02 - Puppet Master
03 - One God
04 - Hotel California
05 - Full Moon
06 - Rise Up
07 - 8 Giants
08 - Rain A Fall
09 - Slave Station
10 - White Spliff
11 - Lion Gate
12 - Solidarity
13 - Letting Go
14 - Segregation
15 - Time Run
16 - Hope And Surprise
17 - Congo Square
18 - Why take It
19 - Funky Reggae Party
MP3 (320 kbps) + front cover



vendredi 6 avril 2018

Je suis mort qui dit mieux (Jacques Higelin)


J'suis mort qui, qui dit mieux
Ben mon pauv'vieux, voilà aut'chose
J'suis mort qui, qui dit mieux
Mort le venin, coupée la rose
J'ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r'trouve s'la mette aux choses
J'ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r'trouve la jette aux chiens

J'm'avais collé avec une fumelle
Ben alors ça c'est la plus belle
J'm'avais collé avec une fumelle
L'jour où j'ai brûlé mes sabots
J'lui avais flanqué un marmot
Maint'nant qu'son père est plus d'ce monde
L'a poussé ce p'tit crève la faim
Faut qu'ma veuve lui cherche un parrain

Elle lui en avait d'jà trouvé un
Eh j'ai pas les yeux dans ma poche
Elle lui en avait d'jà trouvé un
Dame faut prévoir, en cas d'besoin
C'est lui qui flanquera des taloches
A mon p'tiot pour qu'il s'tienne bien droit
C'est du joli, moi j'trouve ça moche
De cogner sur un plus p'tit qu'soi


Cela dit dans c'putain d'cimetière
J'ai perdu mon humeur morose
Jamais plus personne ne vient
M'emmerder quand je me repose
A faire l'amour avec la terre
J'ai enfanté des p'tits vers blancs
Qui me nettoient, qui me digèrent
Qui font leur nid au creux d'mes dents

Arrétez-moi si je déconne
Arrétez-moi ou passez m'voir
Sans violettes, sans pleurs ni couronnes
Venez perdre un moment d'cafard
J'vous f'rais visiter des cousins
Morts à la guerre ou morts de rien
Esprit qui vous cligne de l'oeil
Les bras tendus hors du cercueil

Aujourd'hui je vous sens bien lasse
Ne soyez plus intimidée
A mes côtés reste une place
Ne tient qu'à vous de l'occuper
Qu'est c'que tu as ? oui, le temps passe
Et le p'tit va rentrer de l'école
Dis lui q'son père a pas eu d'bol
'L a raté l'train, c'était l'dernier


Attend un peu, ma femme, ma mie
Y'a un message pour le garçon
J'ai plus ma tête, voilà qu'j'oublie
Où j'ai niché l'accordéon
P't'être à la cave, p't'être au grenier
Je n'aurais repos pour qu'il apprenne
Mais il est tard, sauve toi je t'aime
Riez pas du pauv'macchabé

Ceux qui ont jamais croqué d'la veuve
Les bordés d'nouilles, les tir à blanc
Qu'ont pas gagné une mort toute neuve
A la tombola des mutants
Peuvent pas savoir ce qui gigote
Dans les trous du défunt cerveau
Quand sa moitié dépose une botte de rose
Sur l'chardon du terreau
Quand sa moitié dépose une botte de rose
Sur l'chardon du terreau



jeudi 5 avril 2018

TOM WAITS ~ Under The Covers [The Songs He Didn't Write] [2017]


Si vous croyez que c'est facile de bloguer avec ce printemps qui pleure et cette grève qui pompe mon énergie, déjà bien entamée par ce printemps qui pleure... Bon, comme vous le savez, dans l'existence, il n'y a pas que les chefs-d'oeuvre qui comptent. Certes, non : il y a également tous ces "petits disques" (pas toujours officiels) qui font du bien par où ça passe, même si on ne se sent pas forcément obligé de les écouter tous les jours. Ici, une joyeuse bande de drilles a décidé de nous offrir une vingtaine de reprises jouées en concert par le gars Tom sur quatre décennies. Il y a là à boire et à manger (mais surtout à boire), cela va du blues un peu pointu jusqu'aux Doors en passant par James Brown ou Kurt Weill... C'est évidemment ultra cool et totalement "décontracté du gland" : un pure délice !  
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]    


01 - Standing On The Corner
02 - Friday's Blues
03 - Since I Fell For You
04 - Big Joe And Phantom 309
05 - Spanish Is The Loving Tongue
06 - The Goodnight-Loving Trail
07 - Gee Baby Ain't I Good To You
08 - I Got You (I Feel Good)
09 - I Forgot More Than You'll Ever Know [with Elvis Costello and Lou Reed]
10 - I Like To Sleep Late In The Morning
11 - Saturday Night Fish Fry
12 - It Ain't Gonna Rain No Mo'
13 - Take It As It Comes
14 - I Left My Heart In San Francisco
15 - Fever
16 - Papa's Got A Brand New Bag
17 - Dirty Old Town
18 - Heigh Ho
19 - Pennies From Heaven
20 - Hound Dog
21 - What Keeps Mankind Alive
22 - Auld Lang Syne
23 - Ramblin' Man
24 - When The Saints Go Marching In
MP3 (320 kbps) + artwork



vendredi 30 mars 2018

BLONDIE ~ Parallel Lines [Expanded Edition] [1978]


Où comment une petite serveuse de bar (le Max's Kansas City, tout de même), après deux essais peu convaincants au sein de Wind In The Willows puis des Stilletos, parvint définitivement à voler le cœur des adolescents du monde entier... Sur n'importe quelle autre chanteuse, le blond platine, les robes moulantes sans soutien-gorge et les mules à talons hauts auraient fait vulgaires, mais pas sur Debbie - parce que, comme dans la chanson, elle était touchée par la grâce. Deborah Harry : on dirait un nom d'héroïne de polar, le genre à écluser bière sur bière sans jamais se rendre "au petit coin" (les initiés comprendront). En fait, elle naît Angela Tremble (pas mal non plus) avant d'être adoptée à l'âge de trois mois... Ce qui frappa l'auditeur dès le premier single (X-Offender, 1976), c'est cette voix "de sucre d'orge", cet organe de Marilyn new wave, mais la gamine savait également se montrer mordante, quand le besoin s'en faisait sentir. Debbie ne se contentait pas d'un joli petit timbre sexy, c'était et c'est encore une vraie grande chanteuse, capable d'assurer dans tous les registres - et les garçons (ils sont tellement bons qu'ils parviendraient presque à se faire oublier) ne reculaient devant rien : ni le rock cinglant (reprise du Hanging on the telephone des Nerves, conseillé par le président de leur fan club (un certain Jeffrey Lee Pierce)), ni la pop néo sixties (le délectable Sunday girl), ni la "zarbi touch" (Fade away and radiate avec Robert Fripp en invité surprise), ni même une tentative disco (Heart of glass, l'un des rares à se laisser écouter sans envie de régurgitation), sans oublier le bonbon bonus (reprise de T.Rex)... Ce disque ne vieillira jamais.
Jimmy JIMI [Vous prendrez bien le temps d'un petit commentaire !]

         

01 - Hanging On The Telephone
02 - One Way Or Another
03 - Picture This
04 - Fade Away And Radiate
05 - Pretty Baby
06 - I Know But I Don't Know
07 - 11.59
08 - Will Anything Happen
09 - Sunday Girl
10 - Heart Of Glass
11 - I'm Gonna Love You Too
12 - Just Go Away
13 - Once I Had A Love [aka 'The Disco Song'] [1978 Version]
14 - Bang A Gong (Get It On) [Live]
15 - I Know But I Don't Know [Live]
16 - Hanging On The Telephone [Live]
MP3 (320 kbps) + artwork